Le football: un jeu avant d’être un sport!

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Ce mercredi 28 novembre, le Canton et la Ville de Genève organisent conjointement des états généraux de la violence dans le football. Cette manifestation, qui rassemblera clubs, communes et arbitres, a pour ambition de trouver des solutions concrètes aux incidents qui ont récemment ébranlé les amateurs de ballon rond dans notre canton. Pas de longs discours, pas d’effets de manches, pas de simples déclarations d’intention. L’objectif est d’aller à l’essentiel, à savoir trouver des moyens efficaces pour donner un carton rouge à la violence. Et donc l’expulser définitivement du terrain.

Dans le football – comme ailleurs – la violence est inacceptable. Elle ne peut ni être passée sous silence, ni excusée, ni tolérée. Mais, si les sanctions à l’égard des fauteurs de troubles se doivent d’être exemplaires, il convient surtout de veiller à ce que le monde du football genevois retrouve la sérénité. Car, à chaque récidive, les passions s’exacerbent et l’ambiance s’alourdit. On en oublierait presque que, chaque week-end, ce sont des centaines de matches qui se déroulent dans la plus parfaite convivialité. Quel gâchis!

Car le football est le plus populaire de tous les sports. Il se doit donc d’être aussi le plus irréprochable. Gardons à l’esprit que les milliers d’enfants genevois qui courent après le ballon aujourd’hui seront les adultes de demain. Quelles leçons retiendront-ils de leur passage dans les stades? Qu’on peut frapper autre chose qu’un ballon? Que la bagarre, l’insulte ou l’invective font aussi partie du jeu?

Parce qu’il est le plus pratiqué, le plus regardé, parce qu’il sert bien souvent de modèle et d’aiguillon pour notre jeunesse, le football a un rôle de cohésion sociale indispensable à jouer dans la société. Qu’on le veuille ou non, il participe à notre histoire et à notre identité. Malgré nous, malgré tout, le football est partout. Amateur, passionné ou indifférent, nous devons faire avec. Et surtout lui reconnaître ce rôle fédérateur qu’il joue dans la magie du vivre-ensemble. Les compétitions ne doivent pas être des affrontements, les adversaires ne doivent pas être des ennemis et les rivalités ne doivent pas devenir des combats.

Car avant d’être un sport, le football est un jeu. Un jeu collectif qui n’est possible que parce qu’il y a un autre qui en partage les règles et qui accepte de le jouer avec nous, c’est la magie de tous les sports d’équipe.

C’est cette magie-là que je veux retrouver. Avec celles et ceux qui font vivre le sport, nous sifflerons la fin du match de la violence. Dans le football – comme ailleurs – la violence est inacceptable (TDG)

Créé: 26.11.2018, 21h15


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