Floran, le militant anti sandwich

JeunevoisFloran a créé une application pour gagner du temps pendant vos lunchs. Grâce à lui, les fines gueules pourront sans tarder savourer entre collègues les spécialités des tables genevoises.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Il arrive sur sa moto, une supercross KTM de 700 litres. Floran Baillif est motard comme son père. Pour lui, à chaque génération son modèle de moto. La BMW Trail de son père, c'est «une moto de papa», pour reprendre ses propres termes. Floran Baillif, 25 ans, est grand, brun avec un piercing bleu flashy à l’hélix et affiche un sourire qui trahit son tempérament jovial. Je le rencontre au café, car il vient de déménager avec sa copine et son chat près du Rondeau de Carouge. Encore étudiant en HEC (Hautes études commerciales) à Lausanne, il n’a pas de bureau. Alors il avance sur son projet chez lui, durant son temps libre. Son idée, il l'a développée en collaboration avec d’autres étudiants de l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne). Ensemble, ils ont créé une application, baptisée Apety, permettant de précommander et payer ses plats au restaurant. L’objectif est de faire gagner du temps aux personnes pressées afin qu’elles puissent se faire plaisir à midi en ayant juste à mettre les pieds sous la table.

Faire gagner du temps

Apety est donc destinée aux gourmands frustrés par leur maigre et courte pause de midi. Mais comme il est étudiant, je me demande pourquoi il a développé une telle application, alors qu’il n’est pas encore confronté à ce problème. Il m’explique que l’idée est venue au fils de son parrain, Aurélien. Il lui a fait part de ce projet entre la bûche et les cadeaux en 2011. «Écoute, j’ai un super projet, mais on a besoin d’autres compétences pour gérer l’aspect marketing.» Rapidement, il se laisse convaincre, et se lance sans hésiter. À l’époque, il était en Bachelor en HEC, à Genève cette fois. Il termine son Master à Lausanne en management tout en étant assistant d’un professeur de marketing. Et explique son projet en parlant optimisation, statistiques, offre et demande… Un vrai cours d’économie! Au début, il souhaitait devenir gestionnaire de fortune suite à un stage dans une banque qu’il a adoré. Mais c’est l’ampleur qu’a pris le projet d’application lancée en septembre 2017 et leur récent rachat par Smood, une autre start-up, qui le fait bifurquer. Un succès couronné par de nombreux prix comme celui du «Jeune Entrepreneur» en 2017 ou une distinction par Microsoft. Des récompenses qui finissent pas rassurer ses parents, d’abord sceptiques face à son investissement dans ce projet.

«Pas de limite»

Ses perspectives d’avenir et sa vision de l’entreprise changent. Il ne souhaite plus intégrer une des Big Four (PWC, Deloitte, EY et KPMG). L’idée de se retrouver dans un bureau à exécuter des ordres ne le tente guère. Il préfère la liberté de l’esprit start-up. «Ce qui me motive, c’est qu'il n'y a pas de limite.» Ce qu’il apprécie aujourd’hui, c’est développer une idée qui améliore la vie de tous les jours des employés. Réaliste, il sait qu’il prend des risques, mais il aime essayer. «On est jeune, on n’a rien à perdre et on a pas besoin d’un énorme salaire pour le moment, donc faut tester.» Loin de s’arrêter à Apety, il m’avoue qu’il a plein d’autres projets en tête. Il rit sans les dévoiler. Je n’en saurai pas plus.

Pour lui, il y a un temps pour tout: «Travailler à 100% sur le projet ce n’est pas la solution. Je pense qu'il y a un équilibre à trouver. Il faut aller voir ses amis, sortir, se faire plaisir en mangeant bien.» Ainsi, il aime l’ambiance des festivals de musique, surtout électro, aller à la pêche et faire des road trip à moto évidemment. Actuellement, il en a deux à son actif, un en Corse et l’autre au Maroc, toujours accompagnés de son père. Mais le voyage qui l’a le plus marqué est son séjour de six mois en Australie pour ses 19 ans. Enthousiaste, il a renouvelé l’expérience lors d’un Erasmus à la fin de son Bachelor. Et bien sûr, il adore les bons repas au restaurant et ne se plaint pas quand il doit tester les partenaires d’Apety .

Créé: 19.12.2018, 14h28

Où le rencontrer

Le Café du Lys, un bar à la REM: https://www.cafedulys.ch
Le Semplice, un restaurant: « C’est des produits italiens incroyables » ; « C’est vraiment de la cuisine recherchée »: semplicegusto.com
Le PAV, un bar restaurant: « Il est fait tout en bois avec des cagettes. Il est en extérieur...open air en fait. L’été c’est incroyable parce que tu as des palmiers, tu as de la musique un peu lounge, tu as du sable, tu as des chaises longues. » pav.bar
Le Qu’importe, un bar: « Tu as le canapé avec une cheminée, c’est une ambiance très chaleureuse. » quimporte.ch

Sur internet


https://www.apety.ch
https://www.facebook.com/enjoyapety

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Hong Kong: un pays, deux systèmes
Plus...