Passer au contenu principal

Le fitness, c’est comme le dentiste, on doit y aller…

Devant la porte de la salle de force, il y a toujours une hésitation. Puis quand on ressort, on est content!

(image d'illustration)
(image d'illustration)
Vanessa Cardoso

A chaque fois, c’est pareil. Dès le réveil, «la» question se pose. «J’y vais ou pas?» S’ensuit alors une longue scène de méninges jusqu’au café. Et comme téléguidé par mon ange gardien, je prépare mon sac et je fonce. Direction Signy, juste au-dessus de Nyon, dans le Grand Genève. Arrive l’instant crucial, devant cette satanée porte où j’ai toujours les sourcils en point d’interrogation. «J’entre ou pas?» Il est 8 h 30. La salle se trouve tout en haut du centre commercial. C’est le moment où une voix intérieure me donne du courage.

Mais pourquoi faudrait-il payer en plein été pour transpirer à grosses gouttes dans une salle de torture? Il paraît qu’il faut se faire mal pour se faire du bien, que le corps se trouve vite en manque d’endorphine, qu’après vous ne pouvez plus vous en passer. Vraiment?

Derrière la porte, on entend des cris, des gens qui souffrent le martyre. Je savais que j’allais en baver, mais je me suis souvenu des paroles de mon médecin, l’ami Jean Walther, lors de ma dernière visite à son cabinet: «T’as ressorti ton vélo?» C’est sa manière de ne pas froisser son patient, de lui demander s’il a pris du poids. Qu’il serait temps, à mon âge, de refaire du sport…

«Bon entraînement!» qu’elle a dit à la réception, où tout le monde est en harmonie. La fille a lâché cette phrase avec un large sourire, sachant bien que j’allais vivre un calvaire. J’ai été le premier à lui donner ma carte de membre, chic j’aurai le choix des armes…

Ce sera un home-trainer qui répond au doux nom de Matrix. Trente minutes d’effort, top chrono. Un casque sur les oreilles avec Deep Purple pour rythmer la cadence et c’est parti. Il paraît que la musique adoucit aussi. Speed King, ça motive. L’ordinateur affiche 80 watts, bien loin des 414 de moyenne de Chris Froome dans une montée du Tour. Peut-être que j’aurais dû acheter des produits énergétiques à la réception. J’appuie tout de même un peu plus fort sur les pédales, je monte le niveau à 12, mes jambes sont carbonisées. Plus tard, j’irai lever de la fonte, brûler des graisses et faire fondre mes abdos. On ne m’arrête plus!

Sur l’écran de mon engin, je suis aux Champs-Elysées, c’est beau le virtuel. J’accélère, comme dans un sprint. Attention à la fréquence cardiaque, qui indique déjà 140. Il est temps de ralentir. Après une demi-heure, le compteur affiche 12,9 km et 200 calories. Peux faire (nettement) mieux. Va falloir revenir demain. En fait, le fitness (ou le sport), c’est comme le dentiste, vous devez y aller, sachant que vous passerez un sale moment. Mais après la douche, vous ressortez content!

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.