Une fin d’hiver particulièrement froide

MétéoLes températures de février et de mars sont plus basses que la moyenne. La saison a connu seize jours de neige. Deux fois plus qu’en général.

Sur le bitume genevois, il ne faisait hier qu’entre 0 et 2 degrés. La neige printanière n’a pas tenu sur les routes du canton.

Sur le bitume genevois, il ne faisait hier qu’entre 0 et 2 degrés. La neige printanière n’a pas tenu sur les routes du canton. Image: C. PINAUD

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Cet hiver avait commencé par se montrer clément. Un mois de novembre plus doux que la normale de presque deux degrés, un peu moins pour celui de décembre. Mais dès janvier, le baromètre n’a pas tardé à chuter. Et depuis, les températures sont bien plus glaciales qu’en règle générale. En témoigne encore la neige printanière tombée dans la nuit de dimanche à lundi.

Les jours de février se sont révélés particulièrement polaires. «La moyenne des températures journalière est de 2,5° C, et là nous n’avons pas dépassé les 0,4° C», précise André-Charles Letestu, de MétéoSuisse. Un froid plus mordant que d’habitude a également envahi les rues genevoises en ce début de mois de mars. Pour l’instant, la moyenne du baromètre n’a pas dépassé les 3,6° C, contre 6,2° C habituellement.

Comment explique-t-on ces températures peu chaleureuses? «Les heures d’ensoleillement ont été moins nombreuses cet hiver», relève André-Charles Letestu. On n’en compte pas plus de 49 en décembre, 59 en janvier et 68 en février. Les jours de neige ont également été bien plus nombreux qu’en règle générale. MétéoSuisse relève un total de seize jours où Genève a été recouverte d’un manteau blanc, contre huit en moyenne. «Cette année est un peu comparable à 2011, poursuit le spécialiste. Il est tombé quelque 73 centimètres de neige au total.» Et notre interlocuteur de relever que depuis 1980, seules deux années ont connu des précipitations de cette ampleur.

Les flocons de lundi matin – qui n’ont pas résisté longtemps sur les routes à moins de 800 mètres d’altitude – étaient-ils exceptionnels? Pas du tout, répond-on du côté de MétéoSuisse. «Les chutes au mois de mars et d’avril sont courantes.» Les cristaux les plus tardifs de ces dernières décennies sont tombés le 23 avril 1986. Cette année-là, deux centimètres de neige avaient recouvert les routes du canton.

Les conditions météo d’hier matin n’étaient en revanche pas encore dues aux giboulées. «Celles-ci interviennent lorsque le sol est chauffé par le soleil, ce qui provoque une instabilité dans l’air, poursuit André-Charles Letestu. Les cumulus ou les cumulonimbus que cela engendre créent alors des averses, de neige ou de pluie.»

L’épisode neigeux d’hier, dû à la dépression qui a touché le nord de la France la semaine passée, n’a pas duré. Après un redoux hier après-midi, le soleil devrait refaire surface jeudi et vendredi, avant de disparaître à nouveau durant le week-end et laisser place à nouveau à des précipitations. (TDG)

Créé: 19.03.2013, 07h29

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