Le musicien de jazz Roby Seidel n’est plus

Carnet noirLe compositeur, arrangeur et polyinstrumentiste genevois, figure charismatique des big bands romands, est décédé le 3 janvier. Il avait 71 ans.

Roby Seidel en 1993 avec l’Orchestre de chambre de Lausanne.

Roby Seidel en 1993 avec l’Orchestre de chambre de Lausanne. Image: Gérald Bosshard

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Un multi-instrumentiste, arrangeur, compositeur, capable d’écrire aussi bien pour la musique légère que le rock, la samba ou le jazz, pour une fanfare amateur ou un orchestre à cordes… Décédé le 3 janvier à l’âge de 71 ans, le musicien genevois Roby Seidel était de cette trempe-là. Une pointure extra-large, généreuse mais exigeante, un musicien «féroce» diront encore de lui les nombreux jazzmen qu’il a formés, et dont le talent multiforme a marqué près d’un demi-siècle de musique. Que ce soit pour les spectacles de Marie-Thérèse Porchet ou La Revue du Casino Théâtre, dont il a longtemps assuré la partition avec son complice Tony D’Adario, disparu en 2013. Ou pour les big bands de jazz, son domaine de prédilection.

Né le 16 août 1942 dans une famille de musiciens, Roby Seidel a débuté au violon, puis au cornet à piston avant d’aborder le saxophone au Conservatoire de Genève. S’il intègre à 18 ans déjà le grand orchestre de jazz de Paul Thommen, ensemble dont il reprendra la direction, il travaille d’abord comme instituteur. Avant d’intégrer en 1975 le Groupe instrumental romand, le GIR, formation créée dans les années 1960 par la Radio romande à une époque où l’institution produisait elle-même la musique qu’elle diffusait. A la suite de Luc Hoffmann et Stuff Combe, Roby Seidel arrange des airs à succès. Et compose. Depuis, Roby Seidel avait poursuivi sa carrière également dans l’enseignement de la musique, en Suisse romande mais aussi à Berne, Zurich comme à l’étranger. Pour des musiciens amateurs comme pour les big bands professionnels. En 2013 encore, Roby Seidel dirigeait Le Big Band de Suisse romande dans l’interprétation de ses propres œuvres. Toujours très demandé, il préparait de nombreux projets pour l’année 2014.

Directeur charismatique, arrangeur capable de s’adapter à tous les styles et tous les musiciens, Roby Seidel travaillait surtout sur commande: «On lui demandait quelque chose; il livrait toujours bien mieux», souligne Pierre Naftule, ancien directeur de la Revue et créateur du personnage de Porchet. Son sens de l’humour, également, a marqué les esprits. Pour Yves Massy, tromboniste genevois et collaborateur de longue date, Roby Seidel était «une personnalité du jazz romand connue et respectée de tous au-delà des styles ou des écoles. Ses arrangements étaient parfaits. Il était capable de faire sonner aussi bien un orchestre d’écoliers qu’un ensemble pro.» (TDG)

Créé: 07.01.2014, 17h32

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