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Les feux passent au vert pour la route des Nations

Les recourants et les autorités passent un accord qui doit permettre le lancement du chantier.

Tous les recours qui bloquaient le projet de la route des Nations sont levés ou en passe de l’être. Un accord avec les autorités cantonales et communales a été annoncé mercredi par l’Association transports et environnement (ATE), qui, avec d’autres entités, avait contesté l’autorisation de construire en septembre.

Au préalable, un autre accord a permis à un riverain de retirer son propre recours. Ces oppositions étaient dépourvues d’effet suspensif. Elles n’empêchaient donc théoriquement pas l’Etat de lancer les travaux. Mais une telle mesure aurait été des plus inconfortables, en l’attente du verdict final.

Un trafic de transit à réduire

La route des Nations, que l’Etat veut mettre en service en 2021, doit relier l’autoroute de contournement au quartier des organisations internationales par un tracé en grande partie souterrain, sous le village du Grand-Saconnex. L’ATE continue de la désapprouver. «Nous trouvons toujours ce projet anachronique, cher et contraire aux objectifs de développement durable, commente Lisa Mazzone, présidente de l’ATE. Faute d’avoir pu nous y opposer par la voie du référendum, nous avons au moins obtenu, au moyen d’une démarche judiciaire, des garanties contraignantes sur des mesures d’accompagnement qui visent à réduire le trafic de transit dans le secteur.»

L’accord entre recourants et autorités aborde plusieurs points. Il prévoit de déclasser du réseau primaire au réseau secondaire la route de Ferney, qui doit à terme accueillir une extension du tram 15. Il s’agit, selon Lisa Mazzone, d’éviter que deux axes parallèles dans le même secteur ne servent d’artères pénétrantes en direction du centre-ville. Les recourants ont aussi obtenu d’être consultés lors des requalifications découlant de ce dernier chantier qui, selon la loi, ne pourra être mis en marche qu’une fois la route des Nations achevée.

D’autres garanties portent sur des mesures à prendre pour empêcher le transit au moins sur l’Ancienne-Route ou la route de Colovrex, voire les deux axes, ceux-ci traversant tous deux le village du Grand-Saconnex. Cela passerait par un réaménagement des sens uniques, voire une fermeture partielle du second axe, lequel se convertirait en une simple desserte de quartier.

«La fin d'une très longue histoire»

«Pour la commune, c’est la fin d’une très longue histoire qui remonte aux années 80, témoigne Jean-Marc Comte, conseiller administratif. Après de nombreux projets et des ratés, la route des Nations constitue un pas très important pour se débarrasser d’un trafic de transit dont les Saconnésiens ont beaucoup souffert.» L’élu PDC rappelle notamment la création de la route du Bois-Brûlé, qui aurait dû délester le village en dirigeant vers la route de Ferney la circulation provenant de Collex, mais la manœuvre a échoué.

La satisfaction est aussi de mise au Département cantonal des transports. «Mon département est en phase avec les demandes de la Commune et il a œuvré à donner des garanties à ces associations qui ont finalement fait preuve d’ouverture, ce dont je me félicite, réagit le conseiller d’Etat Luc Barthassat. Cela montre que l’on peut faire avancer des dossiers avec des discussions transparentes. C’est un projet important pour les organisations internationales, pour la pacification des quartiers du Grand-Saconnex, pour nos entreprises, qui y trouveront du travail, et enfin pour nos relations avec l’Office fédéral des routes, avec lequel nous nous coordonnons.»

Un puzzle imbriqué

Décidé par le Conseil d’Etat en 2005 déjà, financé par les députés à hauteur de 171 millions de francs en 2011, le projet de la route des Nations est lié à d’autres chantiers. Selon la loi, sa mise en service doit précéder la prolongation du tram 15 sur la route de Ferney. En outre, il implique de refaire la jonction autoroutière du Grand-Saconnex, où viendra s’accrocher le nouvel axe. Ce labeur dépend de la Confédération, avec un appui financier cantonal. Il doit démarrer un an après le chantier de la route. La réfection de l’échangeur doit aussi se coordonner avec l’élargissement du tronçon autoroutier entre l’aéroport et le Vengeron, première étape du désengorgement du contournement de Genève.

Comme si cela ne suffisait pas, on prévoit des synergies, avec la réutilisation de remblais, entre la creuse de la route des Nations et le chantier du centre de formation voué au football au Pré-du-Stand, au nord du nouvel axe. Ces terrains d’entraînement permettront de libérer la parcelle que le Servette FC occupe actuellement à Balexert. C’est là que doit être rebâti, pour 2023, le Cycle d’orientation du Renard.

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