Feu vert pour le Pavillon de la danse

CultureLe Conseil municipal de la Ville de Genève a voté mercredi le crédit de 11 millions pour cet équipement provisoire.

L’édifice est conçu comme une structure légère et démontable, qui restera à la place Sturm durant sept ans.

L’édifice est conçu comme une structure légère et démontable, qui restera à la place Sturm durant sept ans. Image: ON Architecture

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Vingt ans plus tard, c’est sous les applaudissements de l’Alternative, du PDC, du MCG et des trois magistrats présents (Sami Kanaan, Rémy Pagani et Sandrine Salerno) que le Pavillon de la danse a décroché le saint Graal. Le crédit de construction de 11 millions a été accepté par 52 oui contre 21 non et une abstention mercredi soir lors de la plénière du Conseil municipal de la Ville de Genève. De quoi donner le sourire aux dirigeants de l’Association pour la danse contemporaine (ADC), présents dans le public. «Enfin», s’exclame la conseillère municipale verte Marie-Pierre Theubet, rappelant que «la danse contemporaine attend ce moment depuis vingt ans».

Pour rappel, ce projet remonte à 1998. Il s’agit alors de créer une Maison de la danse à Lancy. Une idée rejetée par les citoyens de cette commune par référendum en 2006. D’où le projet d’un pavillon provisoire installé sur la place Sturm. Pour répondre aux inquiétudes des riverains, une convention a été signée stipulant sur l’infrastructure (de 51 mètres de long par 19 mètres de large) restera sur place durant sept ans.

«Vingt-cinq ans pour aboutir à du provisoire! Cela ne vaut rien», s’insurge le conseiller municipal indépendant Pascal Spuhler. Il n’est pas le seul à s’émouvoir de cet aspect. C’est aussi le principal reproche formulé par le PLR. Tandis que l’UDC, par la voix de son chef de groupe, Pierre Scherb, estime que la danse contemporaine est «élitiste et éloignée des préoccupations de la population». Une «vision poussiéreuse», lâche le magistrat chargé de la Culture, Sami Kanaan. Ce dernier rappelle que «cela fait plusieurs années que Genève cartonne dans le domaine de la danse contemporaine», multipliant les prix. Et de rendre hommage à la ténacité de l’ADC.

Autre avantage selon les défenseurs du pavillon: sa création libérera la maison de quartier des Eaux-Vives. Enfin, le chef de groupe PDC, Alain de Kalbermatten, répond à la principale critique en assurant que «l’ADC sera capable de convaincre le voisinage pour pouvoir rester» au-delà des sept ans. (TDG)

Créé: 07.02.2018, 22h16

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