«Les Fêtes de Genève sentent la naphtaline»

InterviewLe conseiller administratif Guillaume Barazzone réclame une mise à jour du concept des Fêtes de Genève. Il déplore le nombre croissant de stands et les prix trop élevés pour les familles.

Guillaume Barazzone, conseiller administratif de Genève.

Guillaume Barazzone, conseiller administratif de Genève. Image: Laurent Guiraud

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les 67e Fêtes de Genève sont terminées. Un succès? C’est l’avis des organisateurs. Mais pour un des partenaires clés de la manifestation, la Ville de Genève, l’heure est au changement. Interview de Guillaume Barazzone, en charge de l’Environnement urbain et de la sécurité.

Guillaume Barazzone, quel regard jetez-vous sur l’édition 2013 des Fêtes des Genève?

Un regard plutôt mitigé. Commençons par les points positifs: les Fêtes et les Pré-Fêtes donnent aux Genevois l’occasion de vivre un moment festif dans un cadre unique. Par ailleurs, tout le monde peut profiter gratuitement de feux d’artifice exceptionnels. Mais certains éléments sont problématiques, en particulier et même si on change d’hôte d’honneur chaque année, on n’a pas l’impression que les Fêtes se renouvellent beaucoup d’une année à l’autre. En bref, elles sentent la naphtaline…

Avez-vous une explication?

Je pense qu’il y a un problème de concept. Ces dernières années, les Fêtes ont privilégié la quantité. Chaque année, il y a plus de stands, plus de nourriture, plus de manèges. C’est la kermesse géante.

Mais pour pouvoir vivre, les Fêtes doivent gagner de l’argent…

Je ne sous-estime pas la pression économique qui pèse sur Genève Tourisme. En fait, tout conduit à cette situation que l’on voit. Prenez le financement des Fêtes: son budget est d’environ 4 millions et rien que les feux coûtent 700 000 francs; pour s’en sortir, l’organisateur n’a pas vraiment le choix, il loue l’espace public que nous lui laissons gratuitement à disposition; du coup, il multiplie les stands, car plus il y en a, plus il gagne. Résultat, on voit de tout: des tatoueurs, des entreprises de téléphonie, des vendeurs de bijoux, des stands de nourriture, etc. Je ne pense pas que cela tienne la route très longtemps.

Lisez l'intégralité de cette interview dans nos éditions payantes de lundi. (TDG)

Créé: 12.08.2013, 07h31

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Conférence sur le climat de Katowice
Plus...