Femmes tabassées à Genève: un quatrième suspect arrêté

InterpellationComme les trois autres détenus, il est prévenu de tentative de meurtre. Tous seront expertisés.

Le lieu du drame survenu le 8 août dernier.

Le lieu du drame survenu le 8 août dernier. Image: Steeve Iuncker-Gomez / Archives

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Le dossier sur les cinq femmes tabassées en août à Genève avance au pas de charge en France voisine. La «Tribune de Genève» a appris qu’un quatrième suspect, âgé de 23 ans, a été arrêté à la fin du mois dernier. Mis en examen notamment pour tentative de meurtre, comme les trois autres prévenus, N. se retrouve désormais en détention provisoire dans une prison de l’Ain. L’information nous est confirmée aujourd’hui par Me Robert Assaël, avocat de quatre plaignantes.

Les détenus sont suspectés d’avoir agressé les victimes à la sortie du Petit Palace à Genève le 8 août. L’une d’entre elles était restée quelque temps dans le coma. Quant aux agresseurs, ils avaient pris la fuite. Grâce aux investigations de la police judiciaire genevoise en collaboration avec la police de Haute-Savoie, trois suspects français ont pu être interpellés en septembre. Ils sont depuis lors derrière les barreaux à Chambéry, Aiton et Bonneville.

Qui est le quatrième homme sous les verrous à Bourg-en-Bresse? Un jeune Français sans travail, né à Évian et vivant à Thonon. En fuite durant près de trois mois, il s’était rendu à Genève au volant d’une Polo blanche le soir du drame: «Il a donné un coup de pied à une victime», relève un des prévenus interrogé cet automne.

Des experts viennent d’être nommés par la justice afin de dresser le portrait, psychologique et psychiatrique, du quatuor. Il s’agit de préciser si les suspects ont présenté ou présentent toujours des troubles (…) et déterminer leur niveau d’intelligence. Leur histoire personnelle et familiale doit permettre d’en savoir plus sur leur personnalité. Autre mission requise par la juge: «Dans l’hypothèse d’une déclaration de culpabilité, dire quels sont les éléments factuels et biographiques qui ont mené au passage à l’acte.» Enfin, les experts sont priés d’analyser les dires des prévenus «sur leur relation avec la ou les victimes».

Pour Me Assaël, la question centrale des expertises «réside dans la détermination de la dangerosité et du risque de récidive des inculpés. Au regard de la violence gratuite, extrême et sauvage dont ils ont fait preuve, la conclusion ne fait guère de doute! Mes clientes saluent le travail de la police et la détermination de la juge d’instruction qui permettront, j’en suis sûr, d’arrêter les agresseurs encore fuite.» (TDG)

Créé: 03.12.2018, 14h40

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