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Une femme arrêtée après avoir tenté de vendre des voix

Les faits ont été dénoncés aux autorités par son parti, Genève en Marche. Des photos et SMS explicites sont en mains des enquêteurs.

Photo d'illustration
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Une femme a été arrêtée lundi soir par la Brigade de répression du banditisme. Elle est soupçonnée d’avoir voulu vendre des voix à au moins un candidat au Grand Conseil. Une histoire surprenante.

L’affaire démarre dans la nuit de dimanche à lundi. Cette militante de Genève en Marche, également candidate au Grand Conseil, contacte par WhatsApp un de ses colistiers. Elle lui propose de mettre son nom sur des bulletins de vote vierges, mais signés par leur propriétaire, qu’elle a obtenus auprès de personnes issues de la communauté balkanique. Son tarif? Cinquante francs par voix achetée. Le candidat démarché en fait part le lendemain à son président de parti, Éric Stauffer, qui dénonce les faits auprès de la cheffe de la police, Monica Bonfanti.

Les enquêteurs demandent alors au candidat sollicité de fixer un rendez-vous à sa camarade de parti pour la confondre. La rencontre a lieu dans un établissement public sous surveillance policière. Face à son colistier, elle réitère sa proposition, tout en affirmant que d’autres partis sont preneurs. Elle se vante d’avoir par le passé favorisé certaines votations et élections. Elle déclare enfin disposer de deux sacs Migros d’enveloppes de vote non utilisées. Fanfaronnade? À l’issue du tête-à-tête, chacun rentre chez soi.

La militante est interpellée le soir même et son domicile perquisitionné. À notre connaissance, aucun sac rempli de bulletins de vote n’a été retrouvé, mais des photos montrant ce matériel ont été découvertes sur son téléphone portable. Des SMS explicites sont également en mains des enquêteurs.

Me Marc Bonnant a été mandaté par Genève en Marche pour la défense de ses intérêts. «Bien qu’il s’agisse d’une militante du parti, ses dirigeants ont immédiatement alerté la cheffe de la police et le procureur général pour dénoncer les faits, une saine réaction, déclare Me Bonnant. Cette femme serait, selon ses propres dires, coutumière de la pratique avec d’autres partis gouvernementaux. Nous pouvons désormais souhaiter que le procureur général mène l’enquête avec célérité, car les élections ont lieu dans 5 jours. Il serait regrettable que l’électorat se déplace en se disant qu’il participe à un scrutin qui serait pour partie truqué.» Une affaire qui interpelle à bien des égards. Sans avocat à notre connaissance, la militante n’a pas pu être jointe hier soir. Contacté, le Ministère public n’a pas souhaité s’exprimer.

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