Passer au contenu principal

«Il faut reclarifier le cadre de la laïcité à l’école»

D’abord censuré, l’opéra «L’Arche de Noé» sera finalement joué par des élèves. Anne Emery-Torracinta, cheffe du DIP, revient sur la place à donner au fait religieux dans l’enseignement.

Anne Emery-Torracinta: «Si on interdit l’opéra de Benjamin Britten, alors on peut interdire le «Cantique suisse» et le «Cé qu’è lainô», qui sont au programme du primaire.»
Anne Emery-Torracinta: «Si on interdit l’opéra de Benjamin Britten, alors on peut interdire le «Cantique suisse» et le «Cé qu’è lainô», qui sont au programme du primaire.»
Olivier Vogelsang

Le Département de l’instruction publique (DIP) a récemment renoncé à faire jouer un opéra du compositeur anglais Benjamin Britten, L’Arche de Noé, par des élèves du primaire à cause de sa connotation religieuse. Et même s’il annonce aujourd’hui que l’opéra sera finalement programmé pour l’an prochain, l’affaire Britten a relancé le débat sur la laïcité à l’école. Au point que la cheffe du DIP, Anne Emery-Torracinta, s’est fendue d’un courrier à ses collaborateurs pour clarifier la manière dont la laïcité doit s’inscrire dans le cadre scolaire. Interview.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.