Face à Uber et Taxiphone, la concurrence a explosé

Transport individuelPas moins de 23 diffuseurs de courses se sont annoncés auprès de l’État, contre 11 en janvier. Les conditions de travail sont difficiles.

Les nouvelles applications de taxis ou de véhicules de transport avec chauffeurs pullulent dans le canton.

Les nouvelles applications de taxis ou de véhicules de transport avec chauffeurs pullulent dans le canton. Image: Georges Cabrera

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De nombreux automobilistes ont trouvé ces deux dernières semaines un papillon sur le pare-brise de leur voiture. Une publicité de Take1, une application de taxis à Genève. Les deux associés de la société derrière ce nouveau service, Take1 app Sàrl, ont sillonné la ville, de Champel à Onex en passant par le Petit-Lancy et la Jonction, pour les distribuer. Près de 10 000 exemplaires ont été imprimés.

Miroslav Antich et Steve Tojal Santos, deux chauffeurs de taxi, ont conscience d’arriver dans un marché saturé, mais ils tentent leur chance. Il faut bien réagir: selon Miroslav Antich, le temps d’attente entre deux courses s’est considérablement rallongé depuis l’arrivée d’Uber et de ses concurrents. Les transports publics auraient aussi développé leur offre, estime-t-il.

Pas moins de 23 sociétés se sont annoncées auprès de l’État (la nouvelle loi cantonale sur les taxis et les VTC parle de «diffuseurs de courses» et leur demande de se signaler auprès de l’autorité compétente). Une explosion d’autant plus spectaculaire qu’au début de l’année, il y en avait une dizaine et on trouvait déjà que c’était beaucoup.

Elles seraient toutes en activité, selon Raoul Schrumpf, directeur du Service de police du commerce et de lutte contre le travail au noir (PCTN). L’application Take1 est détentrice d’une autorisation de diffuseur de courses, confirme-t-il. «Si une entreprise souhaite arrêter son activité, elle doit l’annoncer à notre service et nous transmettre le Registre du commerce avec radiation, afin que son annonce d’activité soit annulée», indique le haut fonctionnaire.

Plusieurs diffuseurs de courses, comme Igo ou Bolt, encore en activité en début d’année, ont pourtant cessé leurs activités, selon nos informations. Certains semblent mort-nés, d’autres encore, comme FredCab, peinent à se faire connaître.

D’aucuns se développent. Le genevois Driven, (un nom qui s’écrit avec la virgule) collabore avec 320 chauffeurs à travers l’arc lémanique, contre une septantaine, dans le canton uniquement, l’hiver dernier. La société multiplie les partenariats, que ce soit avec un horloger dans le cadre du SIHH, une agence de voyages ou avec le salon ArtGenève.

Taxiphone, la centrale traditionnelle, propose, depuis le début du mois, du Wi-Fi dans une bonne partie des taxis qui lui sont affiliés, et des écrans mis à disposition des passagers leur donnent depuis peu accès à des bons plans dans le canton. Chacun tente de se démarquer à sa manière. Miroslav Antich et Steve Tojal Santos entendent travailler avec des taxis, et non des véhicules de transport avec chauffeur (les fameux VTC avec lesquels collabore Uber), et sélectionner les plus respectueux d’entre eux.

La commission qu’ils prennent par course serait aussi inférieure à celle de la concurrence. Ils ont racheté la société Take1 app Sàrl à la fin de l’été. Ses fondateurs, des chauffeurs de taxi d’origine portugaise, avaient monté la jeune pousse en 2017 avant de la laisser tomber en début d’année.

Créé: 19.11.2018, 17h49

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