Une exposition pour sensibiliser au gaspillage alimentaire

GENEVE A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, une exposition itinérante a fait escale mercredi au centre-ville.

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«Jeter des aliments, c’est idiot»: une évidence? Peut-être, mais les chiffres sont là: chaque année en Suisse, ce sont 94 kg de nourriture par habitant qui passent à la poubelle. Soit un peu plus de 2000 fr. pour un ménage de quatre personnes. L’exposition itinérante de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), de passage ce mercredi à Genève à l’occasion de la 41e Journée mondiale de l’environnement, n’a donc pas choisi son titre par hasard.

Sur la place du Rhône, un espace de rencontre structuré par deux conteneurs métalliques blancs abritant les grands panneaux colorés de l’exposition. Peu de monde: quelques badauds dans la bise fraîche, trois touristes asiatiques qui dégustent les muffins au chocolat et «bananes trop mûres» offerts aux visiteurs. Cuisiner les restes, voilà justement un des conseils de cette exposition qui se veut pratique et non théorique, qui vise à suggérer quelques «actions simples» et non à culpabiliser, selon Anne Rizzoli, responsable de la communication à l’OFAG.

Tour d’horizon des comportements que le consommateur peut adopter pour réduire son gaspillage alimentaire. Cuisiner les restes, on l’a dit, en transformant par exemple son pain rassis en pain perdu. Cuisiner pour éviter de jeter, cela passe aussi par un décryptage des étiquettes collées sur les aliments: si ceux portant la mention «à consommer jusqu’au» doivent être jetés après l’échéance de la date, ceux qui sont «à consommer de préférence avant fin» peuvent être conservés bien au-delà de la date mentionnée. Pour Isabelle Majois, présidente de la section genevoise de la Fédération romande des consommateurs (FRC), il faut avant tout «faire confiance à ses sens» et garder à l’esprit que si l’on risque bien une intoxication alimentaire à consommer de la viande ou du poisson avariés, un yaourt un peu aigre «ne nous rendra jamais malade»; de même pour les produits secs, qui «n’ont pas de date limite».

Mais nous pouvons agir bien plus en amont pour réduire la quantité d’aliments jetés. Par exemple en faisant une liste de façon à ne pas acheter plus qu’il ne sera effectivement consommé. Ce qui évite aussi d’errer entre les rayons et de succomber aux offres promotionnelles «qui n’en sont plus lorsque l’on finit par jeter la marchandise que l’on n’aura pas réussi à manger à temps», fait remarquer Anne Rizzoli.

Et au restaurant? Ne jetez pas la pierre au cuistot, qui fait généralement ses achats de façon à minimiser les déchets, mais bien plutôt au client, qui a tendance à avoir les yeux plus gros que le ventre. «Les plats de petite taille ne sont pas réservés aux enfants!» précise Anne Rizzoli. Ou alors, optez pour le «doggy bag», une pratique répandue outre-Atlantique et qui commence à entrer dans les mœurs en Europe.

(TDG)

Créé: 05.06.2013, 18h07

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