Excédé par la «mesquinerie» du canton, Vernier payera le bus pour la piscine

ConflitLe canton refuse catégoriquement d'assumer les frais de déplacement des élèves de l'école de Châtelaine pour les cours de natation. En cause, quelques mètres de trop.

Le conseiller administratif en charge des écoles à Vernier, Yvan Rochat.

Le conseiller administratif en charge des écoles à Vernier, Yvan Rochat. Image: Steeve Iuncker-Gomez/Tribune de Genève

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Vernier payera le transport en bus des élèves de l'école de Châtelaine pour leur cours de natation, annonce ce jeudi l'Exécutif verniolan. Le Département de l'instruction publique refuse définitivement de prendre en charge les 6500 francs de coût annuel. Pour l'Etat, les élèves peuvent marcher. Trop long, estime le Conseil administratif, les trajets à pied entraîneraient la perte de 72 heures d'enseignement par année.

L'affaire débute au printemps. La Direction générale de l'enseignement obligatoire (DGEO) fixe un principe, valable dans tout le canton: les déplacements n'excédant par 1,5 kilomètre peuvent être faits à pied par les écoliers et leurs enseignants. Les frais de transports de l'école de Châtelaine ne seront plus pris en charge à la rentrée. Remonté, le conseiller administratif Yvan Rochat a effectué le parcours fin août, podomètre à la main. Verdict: 2 kilomètres. «Malgré plusieurs échanges», le Département se montre inflexible. Un refus définitif tombe ce lundi. «Le signal adressé est déplorable, tonne Yvan Rochat, le magistrat verniolan en charge des écoles. Nous ne pouvons tolérer la perte de 72 heures de cours que le DIP veut infliger aux élèves.»

Cette décision remet en question le principe même du Réseau d'enseignement prioritaire (REP) estime Vernier. «Les écoliers des quartiers populaires doivent pouvoir bénéficier des mêmes chances pour assurer leur réussite scolaire et cela quel que soit leur milieu socio-économique.» Le magistrat Yvan Rochat rappelle «les fonds conséquents investis» par la commune pour améliorer les infrastructures et l'accueil. «On fait le boulot et le canton refuse de payer ces 6500 francs par an? Quelle mesquinerie.»

Contacté fin août, le DIP assurait à la Tribune de Genève n'avoir pas les moyens de payer ce transport en bus et ne dérogerait pas au principe de la limite de 1,5 kilomètre, par crainte d'un précédent. Le Département de la magistrate Anne Emery-Torracinta considère que, puisqu'il revient aux communes de fournir les infrastructures de l'école primaire, y compris les bassins de natation, c'est à elles de payer le transport quand ces équipements manquent à proximité.

Créé: 02.10.2014, 12h31

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