Des étudiants lancent une expérience dans l’espace

SciencesUn programme de l’agence spatiale suédoise met une fusée à disposition des universitaires pour réaliser des projets en apesanteur.

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Dans un an, ils seront assis dans une salle de lancement en Suède. Devant leurs yeux, des écrans; dehors, une fusée prête à décoller. Ces étudiants en génie mécanique de la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (Hepia) assisteront à la mise à feu et croiseront les doigts pour que leur expérience scientifique fonctionne correctement…

Le projet expérimental REXUS/BEXUS, réalisé dans le cadre d’un accord entre le Centre aérospatial allemand et le Comité national suédois de l’espace, le tout coordonné par l’agence spatiale Européenne, est destiné aux étudiants de l’Université et des Hautes écoles. L’agence spatiale suédoise met à disposition une fusée pour permettre aux étudiants de mener des expériences en apesanteur. Chaque année, une poignée de projets sont sélectionnés pour être envoyés dans l’espace. Dix élèves de l’Hepia et de la Haute école d’ingénierie et d’architecture de Fribourg ont été sélectionnés. Leur expérience: «Etudier le comportement du liquide en apesanteur, comprendre et mesurer comment il se déplace», explique Roberto Putzu, professeur à Hepia et référent genevois de l’équipe. Quel est l’intérêt d’une telle étude? «Par exemple, lorsqu’un satellite doit changer de trajectoire, on active ses moteurs et donc on injecte du carburant. Pour l’acheminer, il faut des techniques précises, il en existe déjà. Mais pour les tester et les optimiser, les essais sur Terre coûtent extrêmement chers. Notre expérience permettra de récolter des données expérimentales sur les mouvements des liquides et de produire des publications scientifiques.»

En marge de l’intérêt scientifique, ce projet est avant tout une belle occasion pour les étudiants, continue le professeur. «Cela leur permet de travailler sur du concret et du long terme. Et REXUS/BEXUS leur offre une occasion unique d’entrer en contact avec des acteurs du monde entier, de se créer un réseau et de découvrir le monde spatial, où il est très difficile d’entrer.»

D’ici à la fin de l’été, les étudiants auront terminé les plans pour que la construction puisse démarrer, avant que ne débute la phase des tests. En marge de l’aspect technique, ils doivent se charger de réunir des fonds pour financer l’achat du matériel. «L’agence spatiale met à disposition la fusée. L’Hepia participe aussi, notamment pour l’usinage des pièces. Les coûts inhérents au projet sont à la charge des étudiants, notamment les composants électroniques, pour un montant qui avoisine 30 000 fr. Ils sont en train de solliciter la Haute École spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) ainsi que des privés.»

En mars 2018, les étudiants se rendront en Suède pour assister au lancement de la fusée. Et ils ne manqueront pas de profiter de chaque instant car la durée de vol est plus que réduite… trois petites minutes dont une seule en apesanteur! (TDG)

Créé: 05.03.2017, 18h26

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