L’État veut booster sa production d’électricité

GenèveD’ici à 2020, le Canton va presque tripler le nombre d’installations solaires sur les toits de ses bâtiments.

René Duvillard, directeur général de l'Office des bâtiments (OBA), Serge Dal Busco, conseiller d'Etat et Vladan Schroeter, directeur de l'énergie à l'OBA.

René Duvillard, directeur général de l'Office des bâtiments (OBA), Serge Dal Busco, conseiller d'Etat et Vladan Schroeter, directeur de l'énergie à l'OBA. Image: Lucien Fortunati

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L’État a décidé de passer la vitesse supérieure dans sa production d’électricité d’origine renouvelable. D’ici à 2020, dix-neuf nouvelles installations solaires vont être réalisées sur les toits d’écoles, d’une prison et de bâtiments administratifs. Avec les onze centrales photovoltaïques existantes dans le parc immobilier de l’État, cela portera leur nombre à trente en tout, pour une surface nette totale de 30 000 m2 de panneaux. Soit 4,2 fois la surface de jeu du Stade de Genève.

«Nous privilégions les panneaux photovoltaïques plutôt que les panneaux thermiques, explique Vladan Schroeter, responsable de l’énergie à l’Office des bâtiments (OBA) de l’État. Les écoles et bâtiments administratifs, qui représentent l’essentiel de notre parc immobilier, ont besoin de peu d’eau chaude. Le rendement est donc plus intéressant avec du photovoltaïque.» Certaines de ces installations produisent même davantage de courant que n’en consomment les bâtiments sur lesquels elles se trouvent.

Les onze centrales actuelles produisent près de 2 gigawattheures (GWh) par an d’électricité. Mais il reste un énorme potentiel encore inexploité. D’après le cadastre solaire, qui évalue la capacité de production de chaque toiture sur le territoire genevois, les quelques 1700 bâtiments appartenant au Canton offrent à l’heure actuelle une surface totale potentiellement exploitable de 50 000 m2, qui pourrait fournir plus de 9 GWh d’électricité par an. Soit l’équivalent des besoins de 2300 ménages.

«Nous allons exploiter ce potentiel au maximum», assure le conseiller d’État Serge Dal Busco, chargé du Département des finances, qui chapeaute l’Office des bâtiments. «L’État doit montrer l’exemple pour atteindre les objectifs de sa politique énergétique, qui vise à multiplier par trois la part des énergies renouvelables dans l’approvisionnement du canton. D’ailleurs, cela a un effet bénéfique pour nos finances.»

En effet, l’État achète ce courant photovoltaïque moins cher que celui qui est distribué sur le réseau, grâce au partenariat mis en place il y a un an avec les Services industriels de Genève (SIG): ces derniers financent la construction des centrales solaires et assurent leur exploitation. L’État s’engage pour sa part à consommer la totalité de leur production durant 25 ans, à un tarif fixe. C’est sur la base de ce partenariat qu’ont été réalisées les trois dernières centrales photovoltaïques de l’État, mises en service entre avril 2017 et février 2018 sur les toits de l’École de commerce Raymond-Uldry, à Chêne-Bougeries, et des cycles d’orientation des Grandes-Communes, à Lancy, et de Sécheron.

Entre son autoproduction et son contrat d’approvisionnement avec les SIG, qui comprendra 5% de courant solaire depuis cette année, l’État couvre déjà 6,6% de ses besoins avec de l’électricité d’origine photovoltaïque, et il vise les 10% d’ici à 2020. Mais il fait aussi des efforts sur la consommation électrique de son parc immobilier, qui a été réduite de 12,4% depuis 2005, à périmètre égal, c’est-à-dire sans tenir compte des nouveaux bâtiments acquis ou construits depuis lors. (TDG)

Créé: 13.03.2018, 20h15

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