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Quand l’État se traîne lui-même au tribunal

Porté notamment par le Canton, le projet CEVA recourt contre une décision du… Canton.

Le litige porte sur un terrain voisin du chantier du CEVA qui devra être décontaminé.
Le litige porte sur un terrain voisin du chantier du CEVA qui devra être décontaminé.
Olivier Vogelsang

Vous rappelez-vous de Kramer contre Kramer, ce film à succès de 1979 qui mettait en scène les affres d’un divorce? Genève offre ces jours l’occasion de tourner un remake, qu’on pourrait intituler Barthassat contre Barthassat. Le tout sur fond de chantier du CEVA.

Le projet ferroviaire, dont l’Etat de Genève est maître d’ouvrage avec la Confédération, a en effet recouru contre un service du même Etat de Genève, celui dévolu à la géologie, aux sols et déchets (Gesdec). Les deux parties sont aux prises face au Tribunal administratif de première instance. Le hic: c’est le Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA) qui est au cœur de ce séisme. Dirigé par Luc Barthassat, le DETA chapeaute en effet à la fois le Gesdec et la direction du génie civil, interlocutrice privilégiée à l’Etat de la direction du projet CEVA.

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