Les autorités promettent d’intervenir au skatepark

Sécurité Suite à la pétition et aux violences du week-end, Ville et Canton annoncent davantage de contrôles et des interdictions de périmètre.

En 2017, les autorités ont effectué 17 mises à disposition du Ministère public pour infractions à la loi sur les stupéfiants dans le périmètre.

En 2017, les autorités ont effectué 17 mises à disposition du Ministère public pour infractions à la loi sur les stupéfiants dans le périmètre. Image: Laurent Guiraud

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Si certains en doutaient, la bagarre au couteau du week-end qui a fait un blessé (la victime a subi une perforation d’un poumon; son pronostic vital n’est pas engagé) a confirmé le malaise exprimé par les usagers du skatepark de Plainpalais. Dans une pétition, ils dénoncent depuis plusieurs semaines l’augmentation de la violence, des vols et du trafic de drogue aux abords de l’installation (lire notre édition du 21 avril). Aussi, une séance convoquée en urgence réunissait les acteurs concernés mercredi. Autour de la table: des responsables des polices cantonale et municipale, du service de la délégation à la jeunesse de la Ville de Genève et de l’association OG Skate, à l’origine de la pétition qui compte désormais plus de 800 signatures.

Au sortir de cette réunion spéciale, deux mesures principales sont annoncées: la première consiste à délivrer «de manière plus soutenue des interdictions de périmètre». La seconde se matérialisera par une présence et des contrôles accrus dans le périmètre «qui devient une priorité opérationnelle temporaire», résume le major Luc Broch, responsable de la police de proximité. Ceci alors que l’Etat rappelle que, depuis le début de l’année, «44 actions de visibilité ont été conduites sur la plaine de Plainpalais avec 17 mises à disposition du Ministère public pour infractions à la loi sur les stupéfiants». Par ailleurs, un contrat local de sécurité signé en 2013 doit permettre une meilleure collaboration entre les polices. Enfin, le personnel employé sur place, un gardien d’installation sportive et trois moniteurs salariés par la FASe à temps partiel, poursuit son travail auprès de la population qui fréquente le skatepark.

Entre-temps, les événements du week-end et le cri d’alarme des skateurs n’ont pas manqué d’agiter société civile et politiques. Plusieurs courriers, de lecteurs ou directement adressés aux autorités, ont insisté sur la nécessité d’une intervention des pouvoirs publics. Côté politique, le groupe socialiste élu en Ville de Genève s’est adressé au maire Guillaume Barazzone pour pointer le «rôle crucial» des agents de police municipale en demandant «une étroite coordination avec la police cantonale» afin que le skatepark reste «un lieu d’échange, de rencontre et de loisirs, ouvert à toutes et tous». Cheffe de groupe libérale-radicale, Patricia Richard a à son tour pris la plume en insistant sur la nécessité d’élargir le champ d’action à l’ensemble de la plaine de Plainpalais. «Les puciers sont régulièrement victimes de voleurs. Ils agissent en bande, à l’aide de guetteurs qui attendent qu’un pucier tourne le dos pour voler sa marchandise, dit-elle. Le skatepark n’est que la partie visible de l’iceberg.»

(TDG)

Créé: 27.04.2017, 19h35

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