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L’Etat prépare la coercition pour limiter la pollution

Les véhicules les plus sales devraient bientôt être immobilisés quand l’air est vicié.

Photo d'illustration
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Laurent Guiraud

Les vieux tacots du canton risquent de devoir rester plus souvent au garage, quand la qualité de l’air laisse à désirer. Le Grand Conseil devra étudier le projet de loi que lui a transmis mercredi le Conseil d’Etat afin de renforcer la protection de l’environnement. La mesure phare qu’envisage le ministre des Transports, Luc Barthassat? Lors de pics de pollution, on pourra notamment imposer «des restrictions temporaires de circulation des véhicules motorisés» «dans des zones définies» et selon leurs performances environnementales identifiées par un macaron. La réforme devrait être prête à la fin de l’an prochain.

Les contours des mesures et des zones restent encore à définir. Mais Genève ne devra pas trop à triturer son imagination. Le but affiché est de trouver une ligne d’action commune avec les autorités de France voisine, alors que ce pays a déjà mis sur pied un tel système et que plusieurs villes y ont fixé des restrictions, temporaires ou permanentes, ou envisagent de le faire. Annemasse, avec sa communauté de communes, fait partie des zones urbaines que Paris a autorisées à passer à l’acte. Mais ce n’est pas pour tout de suite, indique l’agglomération annemassienne: des détails juridiques et organisationnels doivent encore être examinés.

A Genève, comment réagissent les milieux de la mobilité? Au TCS, on fait la grimace et on promet de creuser le sujet. «A priori, nous préférons les incitations aux mesures coercitives, réagit François Membrez, président. On pourrait envisager de nouveaux encouragements, comme une prime à la casse pour les vieux modèles diesel. Le système que l’Etat envisage ne sera pas facile à contrôler. Et nous plaiderions pour une différenciation des émissions polluantes: les problèmes posés par l’ozone, les particules fines ou le CO2 ne sont pas les mêmes!»

A l’ATE, Lisa Mazzone est en revanche ravie. «Je me réjouis que Luc Barthassat envisage enfin des mesures un peu plus contraignantes et je me réjouirai davantage quand elles seront mises en œuvre, ironise la présidente, par ailleurs conseillère nationale Verte. Nous avons toujours défendu la méthode des zones à basses émissions. J’espère que la réflexion s’étendra à la pollution sonore qui est aussi un problème important: songeons au vacarme des grosses motos! En outre, l’Etat ne doit pas se contenter d’agir qu’en cas de pic: il doit aussi restreindre le trafic pour rendre la ville plus agréable et propice au développement de mobilités moins polluantes.»

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