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L'Etat devra compenser les pertes des TPG

Le Grand Conseil a adopté jeudi soir une loi visant à garantir le financement des prestations telles qu'elles étaient en 2014.

«Le maintien d'une offre de qualité est indispensable pour permettre le transfert modal vers les transports en commun», a déclaré la socialiste Caroline Marti. (Image d'archive)
«Le maintien d'une offre de qualité est indispensable pour permettre le transfert modal vers les transports en commun», a déclaré la socialiste Caroline Marti. (Image d'archive)

Le canton de Genève devra compenser les pertes financières des Transports publics genevois (TPG). Le Grand Conseil a adopté jeudi soir une loi visant à garantir le financement des prestations telles qu'elles étaient en 2014, lors du vote populaire en faveur de la baisse des tarifs.

L'offre en transports publics a diminué depuis 2014. La baisse sera de 6% d'ici au terme du contrat de prestations quadriennal, en 2018. Alors que le souverain a refusé une hausse des tarifs des TPG en 2017, le Département des transports n'a pas trouvé de solution pérenne pour maintenir les prestations, a critiqué la socialiste Caroline Marti, auteure du rapport de majorité.

A ses yeux, le projet de loi permet de garantir un financement à long terme des transports publics, préparer la mise en service du Léman Express en 2019, tout en respectant la volonté populaire de ne pas augmenter le prix des billets. «Le maintien d'une offre de qualité est indispensable pour permettre le transfert modal vers les transports en commun», a-t-elle déclaré.

Pas de crédit extraordinaire

Si tous les groupes parlementaires veulent une meilleure offre, le PDC, le PLR et l'UDC se sont opposés à ce texte, critiquant le caractère automatique de la compensation financière. «En cas de budget déficitaire de l'Etat, il faudra faire des coupes ailleurs», a relevé le démocrate-chrétien Bertrand Buchs.

Selon Mme Marti, la compensation s'élèvera à 10 millions de francs par an. Le libéral-radical Jean Romain a évoqué un montant trois fois plus élevé calculé par les TPG. «Il n'est pas possible de simplement remplir les trous», a déclaré le conseiller d'Etat Luc Barthassat, en charge des transports. Reste que le projet de loi a été accepté par 48 oui (gauche et MCG), contre 45 non.

En parallèle, le Grand Conseil a débattu d'un projet de loi des Verts visant à octroyer un crédit extraordinaire de 7,7 millions aux TPG pour les années 2017 et 2018. Cette subvention ponctuelle a été refusée par 63 non, contre 34 oui (gauche) et 1 abstention.

(ats)

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