L’esprit des Grottes loge et skie à la Bella Tola

LoisirsL’association «pré en bulle» organise chaque hiver son camp au-dessus de Saint-Luc (VS). Reportage.

Portrait de camp, édition 2017, sur la terrasse de la Bella Tola.

Portrait de camp, édition 2017, sur la terrasse de la Bella Tola. Image: DR

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Ce samedi 18 février, c’est le jour attendu (par les parents!) des retours de camps de ski. La noria des cars qui redescendent de la montagne. Un classique à la fin des vacances scolaires de février. Pour le seul canton de Genève, plus de 20 adresses investies dans les différentes stations d’hiver, entre les Alpes vaudoises et valaisannes.

Evolène, Morgins et les Diablerets arrivent en tête de cette offre généreuse. Des centaines d’adolescents en ont profité. Mine bronzée et fatiguée au seuil du week-end. La météo a été la même pour tous. Elle se vérifie sur l’image ci-contre. Un camp en altitude, sur la terrasse panoramique de la cabane de la Bella Tola, plantée au cœur du domaine skiable de Saint-Luc. Tempête de beau temps du matin au soir. Des conditions de rêve pour cette «semaine de glisse» réunissant 32 participants, âgés de 12 à 17 ans.

On vit à fond notre semaine, tous ensemble, perchés dans la montagne, sans avoir à gérer les sorties…

Un camp choisi au hasard? Pas vraiment. Celui-ci porte l’estampille de l’association pré en bulle, active dans le domaine de l’animation socioculturelle en milieu ouvert: son savoir-faire ludique est connu loin à la ronde, mais d’abord et surtout dans le quartier des Grottes, son port d’attache. Deux fois par année, en été et en hiver, ses animateurs délocalisent leur fantaisie débridée. Les inscriptions s’arrachent pour aller surfer en juillet au Pays basque comme pour dormir sept nuits consécutives sur les pistes du val d’Anniviers.

De la mer à la montagne

L’océan, c’est un peu loin; on fait jonction, les skis au pied, pour prendre la mesure joyeuse de ce camp à nul autre pareil. Didier Arnoux, l’un des responsables de pré en bulle, avait prévenu le visiteur d’un soir: «L’équipe d’accompagnants est très soudée. On est là pour prendre du plaisir sur les pistes et durant les soirées. Au niveau de l’animation, on envoie du lourd.» Confirmé: à l’équipement sportif ordinaire s’ajoute une panoplie d’accessoires qui l’est beaucoup moins. Sur la table du réfectoire, sitôt le repas du soir terminé, une garde-robe carnavalesque. On se grime, on se déguise à vue dans une effervescence qui rassemble les énergies. Personne, ici, ne reste sur la touche. C’est soir de loto de la Saint-Valentin. Le chef de camp, Sébastien Cramer, est au micro. Il surfe avec talent sur cette dynamique de groupe assez incroyable. On tire ensemble à la même corde, celle de l’imagination, en se moquant de l’écran noir accroché sur le mur, un téléviseur éteint qui n’intéresse personne.

Les portables au vestiaire

Et les portables individuels? «Usage modéré exigé», glisse en souriant «Seb». Et les embrouilles? «Inexistantes!» L’émulation par le plaisir n’a pas le temps pour ça. Elle commence tôt le matin par un échauffement en musique sur la neige. On fait cercle autour du meneur désigné, «on vit à fond notre semaine dès le lever du soleil, tous ensemble, perchés dans la montagne, sans avoir à gérer les sorties, les autres bandes…»

Une seule bande, celle des Grottes, faisant souffler l’esprit du quartier jusqu’au sommet du Weisshorn. Il en va ainsi depuis dix ans. Chaque année, un clip, sorte de bêtisier en images, raconte ce bonheur-là. Les anciens du camp se le passent boucle, avant de revenir comme mono ou stagiaire. Leandro, 25 ans, est en formation à pré en bulle pour six mois.

Sa chance: il retrouve comme adulte les dortoirs de la Bella Tola. Les deux pieds dans l’ambiance festive qui l’a fait grandir. Ce camp-là suscite, à sa manière associative, des vocations de toutes sortes. «C’est vrai, on est assez fiers de voir cette jeunesse se prendre en main, se regrouper sur des projets communs, investir des lieux, en revendiquer d’autres», résume Sébastien Cramer. Et, pour l’anecdote, il n’est pas rare de voir certains revenir à plusieurs louer des chalets dans la vallée.

Danse du ventre

Max, Niels, Sven, Angèle et Nina le feront sans doute un jour. Pour l’heure, ils et elles profitent à fond de leur camp de ski. «Les monos sont géniaux, lâchent-ils d’une même voix. Ils proposent des jeux adaptés à tous les âges et les règles fixées ne sont pas celles que l’on a envie de transgresser. On apprend la ponctualité. Chaque jour, on a plein de rendez-vous à respecter.» Jusqu’à celui de la disco du vendredi soir, avec ses guirlandes, sa sono et son singe accroché à la lanterne. Il se prénomme Yakouba, une mascotte qui voit tout, y compris la fameuse danse du ventre de la Saint-Valentin. A 2000 mètres d’altitude, un moment d’exception! (TDG)

Créé: 17.02.2017, 18h32

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