L’Escale reposera pied à quai en 2019

LoisirsLe bilan de l’animation estivale de la Ville semble positif. Les plantes du décor sont redonnées à la population.

Image: PIERRE ALBOUY

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«Les choses simples fonctionnent.» En une formule, le magistrat Guillaume Barazzone résume le succès de l’animation estivale de la Ville sur la Rive gauche cet été, l’Escale. Son bilan étant a priori positif, avec une fréquentation estimée à 75 000 personnes, il pense la reconduire pour l’été 2019. «Cette 2e édition de l’Escale a vraiment atteint son objectif, elle a attiré des locaux et des touristes, y compris du Golfe. Le public s’est réapproprié les quais. On est revenu à l’essentiel: se délasser, écouter de la musique, boire un verre.» Sans obligation de consommation.

Même en cherchant bien, difficile de trouver la faille. Selon l’édile, «aucune déprédation, aucune plainte pour nuisances, pas une plante arrachée». Pas une critique n’est parvenue aux oreilles de la rédaction, ce qui est assez rare pour être relevé. Allez, pour la forme, disons qu’il n’y avait pas assez d’ombre pour se protéger du soleil cuisant.

La Clique du samedi soir

L’élu se félicite également de la programmation musicale – «les gens sont parfois venus pour les groupes plus que pour l’Escale» – et de la complémentarité de l’événement avec les concerts voisins de la scène Ella Fitzgerald, les publics circulant entre les deux sites durant la même soirée. Ce week-end de clôture de l’Escale devrait attirer les amateurs de hip-hop avec le concert du collectif Superwak Clique samedi soir.

En attendant, l’ambiance était à la cueillette en ce vendredi après-midi, la Ville ayant invité la population à une récolte de plantes aromatiques et/ou comestibles, avant la fermeture des lieux dimanche. «On fait un tour ensemble, et je vous les dépote», introduit Brian, employé du Service des espaces verts, devant une assistance le nez collé aux herbes, au paradis du reniflage. Un jeune homme repart le sac à dos débordant de fleurs. Plusieurs dames du collectif Herbes vives (potager urbain aux Eaux-Vives) sont venues équipées pour faire leur marché au moyen d’un panier en osier sur roulettes. Dont Isabelle. «Comme on doit changer les cultures pour l’automne, ça tombe très bien!» Elle pensait trouver du thym et des côtes de bettes, elle repartira avec du basilic mexicain, de la bourrache et des cosmos. «Mais je suis ravie, c’est extraordinaire! Là, les plantes pourront avoir une seconde vie. Enfin, on espère, car le jardinier m’a prévenu qu’une partie d’entre elles ne supportera pas la transplantation.»

Très vite, le dialogue s’engage entre spécialistes. Qu’êtes-vous venue chercher, madame? «Tout ce qu’on pourra me donner! J’aimerais beaucoup de la sauge médicinale.» «Ils n’en ont pas, interrompt Hélène, herboriste, qui fait la queue. Ils ont surtout de la sauge ananas. Elle donne des fleurs rouges, et si vous la frottez dans votre main, ça sent l’ananas.» De son côté, elle vise les fleurs de souci, pour en faire des macérats à usage cosmétique. «C’est riche en carotène, ça a un pouvoir régénérant sur la peau. Je vais prendre les boutons floraux, les faire macérer dans l’huile d’olive pendant trois semaines, et filtrer.»

Pas de romarin, chagrin

Une passante est très déçue, elle n’aura pas le romarin qu’elle est venue chercher. «Ça, on ne peut pas le donner, car on peut le réutiliser pour l’année prochaine», explique Selim, le jardinier, devant son insistance. Idem pour les kiwis, les passiflores, le houblon et la vigne: pas touche. Selon lui, des classes sont passées juste pour «sentir, voir, toucher». Tout doit disparaître. Lundi, les bateaux auront remplacé les cageots.

(TDG)

Créé: 31.08.2018, 17h25

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