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La traversée va-t-elle fluidifier ou bloquer le trafic? Décryptage

Le projet routier soumis au scrutin populaire ce 28 septembre paralyserait le centre de Genève, selon l’expertise officielle, alors que l’étude du TCS prédit un allégement des axes centraux.

Tout sera plus fluide ou tout sera bloqué. Telles sont les répercussions de l’ouverture d’une traversée de la rade, selon l’oracle que l’on consulte. Ce contraste entre les expertises a de quoi déboussoler le citoyen – parfois automobiliste – appelé à se prononcer ce 28 septembre sur une initiative de l’UDC. Rejeté par le gouvernement et par une majorité du Parlement, le texte donne six ans aux autorités pour bâtir un tunnel sous-lacustre de l’avenue de France au Port-Noir, suivi d’un autre ouvrage plus étroit remontant à Malagnou. L’initiative se fonde explicitement sur les conclusions rendues en 2004 par un groupe de travail et mentionne les mesures d’accompagnement que ce groupe préconisait afin de restreindre le trafic sur le pont du Mont-Blanc et les quais qui le jouxtent.

Solution miracle que ce franchissement urbain sous la rade? Deux thèses s’affrontent. Deux ans après la fin des réflexions du groupe de travail, les autorités enterrent le projet car des modélisations de circulation ont montré la totale impuissance de la traversée de la rade proposée à désengorger le trafic, lequel serait même aggravé en plusieurs lieux. L’actualisation de ces études, après que l’UDC a ressuscité l’idée de traversée de la rade de 2004 avec son initiative populaire, aboutit à un verdict tout aussi rédhibitoire.

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