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Des enfants atteints d’un cancer envoient leurs rêves dans l’espace

Des jeunes patients des HUG participent à la confection d’une tenue qui sera portée par des astronautes de la station spatiale.

Matilde, 7 ans, a décidé de peindre son doudou, un cochon délavé nommé «Popo».
Matilde, 7 ans, a décidé de peindre son doudou, un cochon délavé nommé «Popo».
Steeve Iuncker-Gomez

C’est une première aux Hôpitaux universitaires de Genève. À l’occasion des vingt ans de l’accord pour la Station spatiale internationale (ISS), des enfants atteints d’un cancer ont peint, ce mercredi, leur «rêve» sur des morceaux de tissus qui seront ensuite assemblés pour constituer une combinaison d’astronaute. Quatorze autres pays, dont la Russie, le Japon et la France, participent également à ce projet porté par les États-Unis. Chaque carré de toile mesure environ 20 centimètres sur 10. Installés autour d’une table dans l’Hôpital des enfants, les participants sont encouragés à commencer par un brouillon sur papier avant d’attaquer le textile.

«Il pourra voir les étoiles»

Matilde, 7 ans, a apporté son doudou, Popo, un cochon rose un peu délavé. C’est lui qu’elle a décidé d’envoyer dans l’espace. «Comme cela, il pourra voir les étoiles», confie la petite fille, très concentrée à brosser le portrait le plus fidèle possible de son compagnon de nuit. À sa droite, Timéo, 9 ans, est focalisé sur sa palette de couleurs. «Je mélange le gris et le doré pour trouver la couleur de Vénus», explique-t-il sans lever la tête. Le garçon est ambitieux. Sur son petit carré, il veut dessiner le système solaire dans son entier. «Voilà la Terre, s’exclame-t-il en traçant fièrement un rond bleu. Là c’est l’océan, avec un peu de blanc pour l’Antarctique, et là, le vert, c’est la France.» En face, Andrea, 10 ans, s’applique, lui, à peaufiner le drapeau américain planté sur la Lune. Son sens du détail impressionne. «Je dessine bien parce que mon papa est architecte et me montre comment faire», précise-t-il.

La dizaine d’enfants présents s’est portée volontaire. Beaucoup se disent fascinés par l’espace et font déjà état de bonnes connaissances dans le domaine. «Ceux qui n’étaient pas suffisamment bien pour participer à l’atelier aujourd’hui pourront dessiner depuis leur chambre, précise Marc Ansari, responsable de l’unité d’onco-hématologie pédiatrique. C’est un magnifique projet qui les fait rêver.»

Les bienfaits de l’art-thérapie chez les personnes malades ne sont plus à prouver. «Le processus créatif de la production artistique leur permet de puiser en eux de nouvelles ressources pour gérer les situations difficiles, retrouver confiance en eux et se sentir capable d’avancer pour se construire un avenir porteur d’espoir et de bonheur», soulignent les représentantes de l’organisation Red Pencil, qui encadrent les enfants.

Soutien de Claude Nicollier

L’idée d’un tel projet émane des américains Ian Cion, artiste et ancien directeur du programme artistique de l’hôpital texan MD Anderson, et Nicole Scott, astronaute retraitée de la NASA et artiste également. La combinaison réalisée partiellement par les patients genevois constitue la sixième tenue du genre.

Le cosmonaute russe Fyodor Yurchikhin et l’astronaute suisse Claude Nicollier ont été associés à la confection de ce dernier équipement. «Je me réjouis déjà de voir le produit de votre talent flotter en apesanteur», a adressé le Veveysan aux enfants dans un message vidéo.

Car oui, pour ceux qui en douteraient, le futur scaphandre sera réellement porté par les astronautes dans l’espace. Plus précisément, il s’agira d’une tenue que les passagers de la station spatiale revêtiront pour effectuer des réparations ou des réglages à l’extérieur de l’engin.

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