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ChroniquesL'encre bleue

Partie 11 de la série

La cause de la plaisanterie

4 décembre 2019

«Julie, trouverez-vous la cause de cette plaisanterie?»

J’adore ce genre de question! Et là, on peut dire que je suis gâtée! Car des interrogations de la sorte, j’en reçois souvent ces temps-ci, par courrier postal, mail ou simple coup de fil. Un vrai festival.

La raison de cette agitation? Les coquilles qui se remarquent dans certaines pages de la Julie. Principalement tout en haut, là où figure la date de l’édition du jour.

C’est dire si les lecteurs de ce journal ont l’œil! Leur regard ne porte donc pas seulement sur le contenu des articles ou des photos qui les illustrent mais se balade aussi au-dessus de la mêlée: «La page 13 du mardi 19 novembre annonce la date du mardi 10 septembre», me fait-on remarquer. Une date qui revient, telle une ritournelle maligne, dans une page de quatre autres éditions...

«Comment un bug semblable est-il possible? Non contente de nous informer, la «TdG» nous permet ainsi de remonter le temps, le moment d’une page.» C’est la version positive avancée par un lecteur.

D’autres s’agacent. «Pas possible de laisser passer des trucs aussi gros que ça!» Oui, mais plus c’est gros, plus c’est beau, et moins ça se voit quand on a le nez dessus. Dans le genre plus cinglant: «Vous ne relisez pas vos pages?» Et j’en passe, et des meilleures.

Je vous avais pourtant avertis! Le 18 novembre, je vous disais que nous vivions ici une révolution copernicienne, avec le nouveau système de production du journal. La cause est donc toute trouvée. C’est la faute à l’informatique! Et ce n’est pas une plaisanterie...

Bientôt vous ne remarquerez plus rien, ou si peu. On ne remontera plus le cours du temps dans la «Tribune», sauf dans la page Histoire. Et parfois dans la rubrique «Il y a 50 ans»...

Genève, ville accueillante...

3 décembre 2019

On ne va pas la changer. Faudrait plutôt inventer des personnes comme elle, avec un cœur gros comme ça, et ça irait un peu mieux pour tout le monde.

Denise est aujourd’hui une dame âgée. Elle fut autrefois active en politique pour venir en aide aux familles genevoises, et un tel engagement laisse forcément des traces...

Samedi après-midi, elle se rend à la Coop de la Navigation, aux Pâquis. Elle fait tranquillement le tour du magasin en se tenant à son chariot, pour soulager son dos fatigué, quand son chemin croise celui d’un très jeune homme.

Le garçon a dans les 16-17 ans, il tient une baguette de pain à la main et demande poliment à la ronde si quelqu’un a la gentillesse de lui donner quelques francs car il n’a absolument plus d’argent pour s’acheter de quoi manger.

Clients et employés détournent pudiquement le regard et prennent la tangente. Mais pas Denise. Elle se rapproche de lui et entame la conversation. Elle apprend de son interlocuteur, qui parle assez bien le français, qu’il vient de Hongrie, qu’il est venu chercher ici du travail mais qu’il n’en a hélas pas trouvé. Ses quelques économies ont vite fondu, d’où sa quête lancée au cœur du magasin.

L’aînée n’hésite pas. Elle achète un peu de nourriture pour que le garçon puisse avoir un repas et s’en retourne chez elle, contente de sa bonne action.

Et puis, réflexion faite, elle se dit que «Genève, ville accueillante» ne l’est pas tant que ça. D’où sa tristesse: honte aux bons Genevois et aux étrangers qui ont la chance d’avoir un travail fixe, qui stockent déjà du champagne et autres marchandises de luxe en vue des fêtes de fin d’année, et qui ne sont pas capables d’acheter une baguette de pain pour qui a faim.

Elle a tout juste, Denise. Faut vraiment pas la changer!

2 décembre 2019

Notre soupe fait recette

Magnifique Course de l’Escalade!

Au niveau sportif, je ne sais pas si l’édition que nous venons de vivre est celle de tous les superlatifs, les autres pages de la «Tribune» de ce jour vous en diront plus sur le sujet.

Pareil au niveau de l’ambiance. Ce que j’en ai vu, depuis le coin de tente de la «Tribune de Genève» où j’ai campé pendant la course, m’a juste semblé extraordinaire, avec ces milliers de gens venus de partout pour participer à cette grande manifestation hivernale, dans un mélange de cultures peu banal, chauffés par des Guggenmusik et des groupes de tambours soutenant la cadence des coureurs, des plus concentrés par l’effort aux plus décontractés de la Marmite.

Mais je peux vous dire qu’au niveau de notre soupe aux légumes, c’était la meilleure édition depuis des années!

Mes collègues du marketing, de la correction et de la rédaction ont servi à tour de bras des bols de soupe bien chaude avec croûtons et fromage. C’est vite vu, samedi en fin de journée, nous avons dû fermer boutique car les 1200 litres prévus pour ce jour avaient été sifflés jusqu’à la dernière goutte.

Dimanche, les 800 litres restants ont vite trouvé preneur: c’est si bon de pouvoir se réchauffer les mains, et le reste, avec une bonne soupe chaude, après avoir pris la roille...

Les personnes venues se réchauffer à notre stand n’ont pas oublié de remplir nos tirelires, encouragées par les invites enthousiastes et partageuses d’un collègue et les sourires de celles et ceux qui servaient la soupe.

Grâce à ce bel engagement collectif, la Thune du Cœur a pu faire le plein: 4834 francs et 211 euros. Extra!

Il y a aussi deux dollars et autres monnaies venues d’ailleurs qui ont atterri dans nos cochons... Merci à tous de votre générosité et de vos coups de main pour faire progresser la Thune.

Emportée par la foule...

30 novembre 2019

Cette fin de semaine, je cours pour vous. Ah, la belle affaire!

Je cours pour vous, mais ni en marcel, ni en cuissettes fluo. Faut pas rêver...

Ce sera plutôt tenue doudoune, écharpe et bottes de pluie pour courir sur place, aux Bastions, le temps de notre Escalade sportive et populaire. Où ça? Comme d’habitude, sur le stand de la Julie, près de l’entrée, du côté de la place Neuve et du grand kiosque. Au milieu de la foule. Avant d’être emportée par elle!

Nous offrirons aux valeureux coureurs et à leurs admirateurs une bonne soupe aux légumes, sans lardons bien sûr, histoire de ne pas froisser mes cochons qui seront aussi de sortie samedi et dimanche.

Autant le préciser, il n’y aura pas besoin de se battre pour avoir sa part de légumes. Mes collègues ont prévu 2000 litres de soupe, ça devrait jouer! Chaude, la soupe, comme il se doit. La seule difficulté sera de réussir à la manger tranquille, sans se faire bousculer. Et de réussir à glisser une pièce ou un billet doux dans les cousins de Jules qui feront la course pour la Thune du Cœur.

Si la foule vous horrifie mais que vous voulez aussi participer à notre action de solidarité cette fin de semaine, vous pouvez tenter le jeu vidéo lancé par mon jeune voisin Jérémie.

Vous me direz qu’il faut être connecté pour le suivre dans sa récolte de thunes aux Bastions. Certes. Mais pour ceux qui le sont, il suffit de se rendre sur le site thune.tdg.ch et de jouer. Si vous réussissez cette quête et que votre petit personnage bondissant dans un charmant décor dessiné en couleurs parvient à décrocher toutes les pièces placées plus ou moins à sa portée, vous pourrez tenter de gagner des abonnements numériques à la Julie.

Chapeau et merci, Jérémie, de trouver des pistes originales pour que la Thune du Cœur touche de nouveaux publics. Et soit encore plus généreuse.

Une couche de lardon

29 novembre 2019

Je vais en remettre une couche, puisque c’est de saison. Une couche de lardons, bien sûr. Ou de jambon, puisqu’on dit que tout est bon dans le cochon. Et spécialement dans mon Jules, ce n’est un secret pour personne...

Pour engraisser l’animal, il n’y a pas trente-six mille solutions. Il faut lui donner sans arrêt de quoi boulotter, au mépris des convenances. Lui donner encore et encore, jusqu’à ce que sa panse soit tendue, pleine et rebondie. Et quand elle sera fin prête à éclater, nous pourrons alors redistribuer la collecte à celles et ceux qui sont dans la dèche à Genève.

Tous les moyens sont bons pour alimenter Jules. L’association d’artisans Les Érables organise ainsi une vente artisanale à Puplinge, dans la salle de gymnastique du groupe scolaire, samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre. Un sapin sera garni avec des objets décoratifs vendus au profit de la Thune du Cœur. Deux tirelires seront encore de piquet pour elle à la caisse de la vente et à la buvette. Qu’on se le dise!

Depuis hier, deux autres Julots broutent à l’entrée du Casino-Théâtre, là où se joue la Revue genevoise. Quand j’y ai livré mes cochons roses (décidément, j’aurai bientôt tout fait dans ma carrière), de charmantes placeuses m’ont dit qu’elles les attendaient de pied ferme. Que de fidèles spectateurs s’inquiétaient de ne pas les trouver là. Eh bien, ils y sont et vont se gaver de rires et d’oseille jusqu’à la fin des représentations.

Une autre collecte est en cours, organisée par les Amis du P’tit Bel-Air. Arlette met à nouveau à disposition des locataires sa boîte aux lettres pour recevoir des dons pour la Thune. Elle rassemble ainsi chaque année quelques centaines de francs, à coups de toutes petites pièces parfois, dont elle fait des rouleaux. Merci Arlette!

La suite demain...

L'Escalade en novembre

28 novembre 2019

Mais après quoi courent-ils donc tous?

Après l’Escalade, m’a-t-on dit. Ou plutôt avant elle: nous sommes dans le temps des derniers entraînements. Amateurs et coureurs confirmés ne se retrouveront pas sur la ligne de départ de la plus grande manifestation sportive genevoise sans un minimum de préparatifs et d’échauffements. Or, la 42e Course de l’Escalade a bien lieu en cette fin de semaine de novembre...

Depuis des jours, on croise partout en ville ou en campagne des êtres qui suent sous l’effort, avec des mines concentrées, pleines de détermination. Ils en veulent!

Certains apprivoisent le parcours en Vieille-Ville. Repèrent les pavés glissants. Les virages en épingle. Font entrer les dénivelés dans les jambes et le reste, tout ça malgré la pluie, le vent et le froid.

Ce ne serait pas plus simple de faire la Course de l’Escalade à la fin du printemps?

Bref, tous ces gens en mouvement sont admirables de volonté et d’esprit sportif. Et si certains adultes sont parfois à la peine, on dira qu’ils l’ont bien voulu. Ils sont grands, majeurs et vaccinés. Même si je me demande au fond, moi qui déteste courir, pourquoi se donner tant de mal...

Mais les Poussines et les Poussins? Les gamines et les gamins? Ont-ils vraiment tous voulu participer à l’événement? Ou le font-ils pour faire plaisir à leurs parents sportifs? Pas plus tard qu’hier, j’ai encore vu un père entraîner son fiston en le tirant par la main pour qu’il tienne le rythme. En voyant la scène, je me demandais: mais où est le plaisir?

Il viendra sans doute le jour J quand, porté par les encouragements de la foule, ce petit garçon rêveur se sentira pousser des ailes, ou des jambes supplémentaires, pour courir. Et je viendrai l’applaudir aux Bastions, entre deux soupes servies sur le stand de la «Tribune».

Une stèle pour une star

27 novembre 2019

Le cimetière des Rois l’avait accueilli à bras ouverts, après les honneurs rendus à la cathédrale Saint-Pierre au printemps 2012. Dame, c’était la première fois qu’un comédien fantaisiste genevois entrait dans le saint des saints.

Et ça se fête, de bleu, de bleu!

Jo-Johnny, puisque c’est de lui dont il s’agit, repose aujourd’hui sous un grand drap de marbre, sept ans après avoir été enterré dans ce petit coin de paradis.

Sa tombe, à l’origine sobre et touchante, s’était dégradée avec le temps. Elle offrait au regard des passants une croix en bois un peu déglinguée et un vase trop souvent vide. Pas de quoi se fendre la pipe...

Pierre Naftule et Alain Morisod, que l’on ne présente plus, et Raymond Brussino, le copain de toujours, s’en sont émus. Ils ont alors lancé une souscription pour que celui qui a fait rire les Genevois pendant plus d’un demi-siècle ait une pierre tombale digne de ce nom.

Nombreux sont ceux qui ont mis la main au porte-monnaie, en souvenir de cet artiste polyvalent, à la carrière peu commune, et fidèle en amitié. Son neveu Bernard del Piano a conçu la stèle, avec une étoile rose posée dessus, comme celle des stars hollywoodiennes sur le Walk of Fame, à Los Angeles.

L’inauguration du monument a eu lieu quelques jours après le 8 novembre, date à laquelle John-François Girod, dit Jo-Johnny, aurait eu 100 ans. Les proches ont fait quelques déclarations de circonstance pour saluer l’homme aux multiples talents, le copain, le père, le complice de scène. Toute l’assemblée a ensuite applaudi une dernière fois le comédien, avant de retourner à la vie.

Jo-Johnny, lui, ne s’est pas retourné dans sa tombe. Il repose désormais en paix, sous une étoile, et dans un coin du cimetière peuplé d’artistes. De bleu si c’est bien!

La Thune, mode d'emploi

26 novembre 2019

Ce n'est pas tout de lancer la Thune du Coeur, m'a gentiment reproché une lectrice. Si vous disparaissez de la circulation juste après votre annonce et que vous ne donnez pas les coordonnées bancaires utiles pour que l'on puisse faire un versement, à quoi bon?

Arlette a raison. J'aurais dû vous indiquer tout de suite sur quel compte verser votre don, pour autant que vous le fassiez par virement bancaire. Car de nombreuses options s'offrent à vous pour participer à notre action de solidarité genevoise. Comme le virement bancaire, donc.

Dès aujourd'hui et jusqu'à la fin de la Thune du Coeur 2019, toutes les informations pratiques, dont le numéro de compte et l'IBAN, figureront sous ma signature, dans ce que l'on appelle la "cartouche".

Si le compte de chèque postal n'existe plus, j'ai fait imprimer par la banque de bons vieux bulletins roses avec tout écrit dessus (sauf le montant!) pour effectuer, à l'ancienne, un payement à la Poste. Il suffit de m'envoyer un petit mot pour me les demander, et je vous les envoie fissa.

Ce type de versement me pose néanmoins un petit souci: je n'arrive pas toujours à savoir qui a payé. Une somme arrive par la poste sur le compte de la Thune, c'est codé par un nombre extraordinaire de chiffres, mais qui se cache derrière? Je me retrouve ainsi dans l'incapacité de pouvoir remercier la personne qui a fait ce don. Mais je ne désespère pas d'y arriver un jour.

Et puis il y a la version simple comme bonjour: faire un saut à la rédaction de la Tribune de Genève, pendant les heures de bureau. et glisser votre contribution dans le charmant cochon-tirelire de piquet à la réception. Jules ne sait pas dire merci, mais il le pense très fort!

Enfin, pour les habitués des versements par écran interposé, envoyez "Thune" par SMS au 339. Et c'est parti!

JULIE-LA THUNE DU COEUR /UBS SA Numéro 0240-504482.01K; IBAN CH080024024050448201K; BIC UBSWCHZH80A

Et si l'on partageait?

22 novembre 2019

«Importante place financière mondiale, Genève jouit d’une tradition bancaire vieille de cinq cents ans.» Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais le site officiel de la cité, pour vanter la stabilité et la prospérité économique du bout du lac. «Près de 140 établissements bancaires sont basés à Genève», est-il encore précisé. Bien.

Mais il est un établissement qui ne figure pas dans cette liste. C’est la banque alimentaire genevoise Partage!

Cette banque-là rassemble, non pas dans des coffres, mais dans un immense hangar, les invendus des magasins et des producteurs locaux. Ces biens précieux sont ensuite distribués gratuitement à une cinquantaine d’associations œuvrant en faveur des personnes démunies vivant à Genève.

Pour remplir ce hangar de denrées non périssables, une grande collecte est organisée deux fois par an dans une septantaine de supermarchés du canton.

Le fameux Samedi du partage commence ce vendredi après-midi dès 15h, afin de permettre aux Genevois qui soutiendraient volontiers l’action, mais qui montent au chalet en fin de semaine, de participer à cette récolte. Celle-ci a lieu toute la journée du samedi 23 novembre.

Des centaines de bénévoles sont donc à pied d’œuvre pour récupérer tous les sacs que des clients auront généreusement remplis de conserves, huile, sel, confiture, riz ou de différents produits d’hygiène. Et il faudra en collecter des tonnes pour que la banque alimentaire puisse les distribuer dans les mois à venir à ceux qui en ont besoin.

Pour les personnes qui rateraient le Samedi du partage en étant déjà au chalet, la banque alimentaire vend aussi des fondues, fabriquées par la laiterie-fromagerie de Charmey. On les réserve sur le site info@partage.ch avant la fin de l’année. Et on partage la fondue...

La Thune du Coeur est de retour!

21 novembre 2019

Vous la sentiez venir? Elle est arrivée!

La Thune du Cœur 2019 démarre aujourd’hui. Pourquoi maintenant et pas la semaine prochaine? C’est toujours la prise de tête quand il faut trouver la bonne date pour lancer notre action de solidarité genevoise. Trop tôt, je risque de vous fatiguer avec mes relances, trop tard, vous risquez de l’oublier. Il y a tant de causes à soutenir, en fin d’année...

Alors je fais comme d’habitude: début de la Thune le 21 novembre. Quand les traditions ont du bon, pourquoi les changer?

J’ai donc tiré Jules de son boîton, où il piquait un gros roupillon, et je lui ai fait un brin de toilette pour qu’il soit présentable au public. Le cochon trône désormais à la réception de la «Tribune», rue des Rois, et il attend, le sourire aux lèvres, que vous veniez lui remplir la panse de tout ce qui est bon pour lui. De l’oseille, encore de l’oseille!

Je vous rappelle le principe de la Thune du Cœur? Si tous les lecteurs de la Julie, mais aussi les habitants de cette République, donnaient une pièce de 5 francs pour venir en aide aux plus défavorisés d’entre nous, cela ne ferait pas de mal à leur porte-monnaie, mais donnerait un sacré coup de pouce à celles et ceux qui en ont besoin.

Tous les lecteurs ne filent pas une thune, mais certains sont nombreux à donner plus, voire beaucoup plus, ce qui me va très bien aussi. La collecte se déroule jusqu’en fin d’année, puisque nous pouvons à nouveau compter sur le concert de l’An qui se donnera en faveur de la Thune.

Le fruit de la collecte sera attribué à Partage, la banque alimentaire genevoise, à l’association Le Carré, qui accueille et nourrit les personnes vivant dans la précarité, et à Café Cornavin, qui assure des distributions de vivres dans la rue. Nous aurons l’occasion d’en reparler. Et vive la Thune du cœur!

Le temps des cathédrales

20 novembre 2019

Ça commence à sentir sérieusement le sapin. Celui de Noël, donc...

Le froid s’est invité ces derniers jours parmi nous. Et tandis que certains arbres gardent encore toutes leurs feuilles et leurs couleurs, ce qui est plutôt plaisant, les montagnes qui nous entourent sont désormais drapées de blanc.

En ville et dans certaines communes genevoises, les illuminations de fin d’année sont déjà installées, même si elles ne sont pas toutes allumées, ce qui ne saurait tarder.

Saint-Pierre, pour sa part, revient au temps des cathédrales! Trois soirs durant, le bâtiment va éteindre ses lampes électriques pour s’éclairer aux bougies, donnant une ambiance particulièrement chaleureuse à ce lieu majestueux, mais un poil austère.

Vous me direz que pour nimber de lumière un tel volume, il faudra installer des mètres linéaires de chandelles, puisqu’on ne parle pas de cierges dans ce vénérable temple.

Pas faux! On nous assure que l’intérieur de la cathédrale brillera de plus de 2000 bougies, disposées à différentes hauteurs, afin de mettre en valeur les belles courbes de l’édifice.

Et c’est à la lumière chaude et mouvante de ces petites flammes que trois musiciens, Clémence Tilquin, Baptiste Berlaud et Vincent Thévenaz, donneront un concert comme hors du temps, interprétant des œuvres du répertoire pour soprano, trompette et orgue de Bach, Vivaldi, Charpentier et Händel.

Les représentations auront lieu jeudi 21, vendredi 22 et samedi 23 novembre à 20 h, mais l’on pourra déambuler dans la cathédrale illuminée dès 19 h 15. Le prix d’entrée par soirée, je vous le donne en mille: une thune!

Comme la Thune du Cœur, qui va tout soudain débuter. Et pour celles et ceux qui piaffent d’impatience, n’hésitez pas: envoyez Thune par SMS au 339. Et hop, ça fait 5 francs de plus dans la cagnotte. Qui dit mieux?

Le hasard du calendrier

20 novembre 2019

J’ai entendu la nouvelle au saut du lit. À la radio, donc. Une journaliste nous annonçait que la journée de demain, qui sera celle d’aujourd’hui au moment où vous lirez ces lignes, était à la fois la Journée mondiale des hommes et celle du papier-toilette.

Ben mon cochon, c’est pas folichon, comme collision!

Notre journée à nous, les femmes, est au moins à nous seules. On ne la partage avec rien ni personne, et c’est la moindre des choses. Non mais, vous imaginez autrement la scène?

En réalité, si le 19 novembre est depuis vingt ans seulement la Journée des hommes, histoire de prouver qu’ils ne sont pas des femmes comme les autres, c’est aussi et surtout la Journée mondiale des toilettes, voulue par l’ONU. Ce qui est moins limitatif que dans la première version...

Mais pourquoi faire encore une telle journée sur ces lieux d’aisances, je vous le demande? Parce que ce n’est pas aisé pour tout le monde, justement!

En lisant la documentation de l’ONU sur le sujet, j’ai lu que 4,2 milliards de personnes, soit plus de la moitié de la population mondiale, vivent sans accès à des installations sanitaires. Que 673 millions de personnes sur la planète défèquent encore en plein air. Que ça provoque maladies, épidémies et morts.

"Il faut garantir à toutes et à tous l’accès à des toilettes sûres, sans oublier personne, parce que l’hygiène est un droit humain.” Tel est le credo de cette journée mondiale.

Et si je transpose ces recommandations à notre ville si prospère, je me sens des ailes pour interpeller à nouveau nos autorités: à quand des toilettes dignes de ce nom à la place Dorcière?

Les deux misérables cabanes rouges mises à disposition des touristes qui viennent chez nous en car, et non en jet privé, sont une honte absolue pour nos visiteurs, et pour l’image de notre ville.

L'encre s'accroche

18 novembre 2019

Vous ne devriez pas vous en apercevoir, si tout se passe à peu près correctement, mais nous vivons ici une petite révolution copernicienne.

La façon de fabriquer ce journal vient de changer. Les habitudes de travail des journalistes, photographes, metteurs en page, infographistes et correcteurs sont complètement chamboulées. La totale!

C’est donc l’agitation des grands jours dans la rédaction pour préparer, avec de nouveaux outils, la parution de lundi. «Dimanche, c’est le grand saut!» nous a-t-on avertis vendredi après-midi, pour nous préparer au pire. Autrement dit: «Accroche-toi au pinceau, j’enlève l’échelle...»

Mais à quoi d’autre m’accrocher? À mon petit carré en dernière page, qui ne bouge visiblement pas trop dans ce chambardement. Vu de l’extérieur en tout cas. Mais là encore. Quel chemin utiliser pour y parvenir et m’y installer?

Comment savoir si la machine a bien enregistré mon texte et s’il n’est pas parti à Bumplitz ou aux oubliettes? Si les modifications apportées après coup ont été enregistrées ou pas? Si les correcteurs auront accès à mon billet avant sa parution, ou si l’on est livré à soi-même.

Au secours...

Les maniclettes foirent, les lettrines se posent où elles ne devraient pas figurer. Des paragraphes entiers apparaissent en gras dans des textes, alors qu’ils devraient être en maigre. Des papiers se verrouillent, des photos n’entrent pas dans le cadre donné, et toutes ces sortes de joyeusetés qui crispent.

Bon, pas de panique. Entre le moment où j’écris et aujourd’hui, il y a encore eu samedi et dimanche pour régler ces menus détails et faire en sorte que le journal sorte normalement sur les rotatives.

Alors soyez indulgents, si d’aventure tout ne devrait pas être comme d’habitude, chaque chose à sa place. On dira que ce sont des maladies de jeunesse, et ça ira mieux demain...

Touche pas à mon pétard

16 novembre 2019

Vous la voulez avec ou sans pétard, votre marmite en chocolat?

Avec, bien sûr. Et paf! Ça va soudain péter sec et sonore, à condition que l’on tienne bien la tirette sans glisser, que la personne en face ne lâche pas craintivement l’autre bout du pétard et que le dispositif fonctionne. Et paf!

Tirer sur le pétard, à la fête de l’Escalade bien sûr, ça fait partie du jeu. C’est un moment joyeux dans la mêlée gourmande, quand de nombreuses mains se précipitent dans la marmite éventrée pour s’emparer des sucreries et s’amuser à se faire peur.

Sans pétard, c’est donc moins drôle. Certes. Mais avez-vous pensé à votre santé?

Depuis que l’on a découvert des traces de phtalates dans ces produits, la Migros et la Coop ont tranché: plus de pétard dans les bonbons. Plus de souci.

Les grands distributeurs ont donc appliqué ce fameux principe de précaution qui finit par rendre toute chose dangereuse.

À ce stade, pourquoi remplir encore la marmite de légumes en massepain? Ils contiennent beaucoup trop de sucre. Trop de colorants aussi. Et on ne parle pas des agents conservateurs.

Pourquoi décorer ces récipients avec ces peintures dorées autour du drapeau genevois? Toutes ces couleurs sont-elles vraiment comestibles? Je me méfierais…

Il faudrait aussi virer, par principe de précaution, les maximes qui figurent sur les emballages des pâtes de fruits, l’encre pourrait déposer. Leur contenu pourrait aussi choquer. Ouste.

Que faire de la marmite? Il faudrait limiter sa taille. L’abus de chocolat nuit à l’estomac… et ainsi de suite.

Si l’on veut une marmite avec sa louche de pétards, on ira donc l’acheter ailleurs. D’irréductibles chocolatiers indépendants œuvrent déjà pour tenir compte de ces nouveaux paramètres, afin que les Genevois fêtent l’Escalade à leur manière. Paf!

Et touche pas à mon pétard…

Buvez, éliminez...

15 novembre 2019

«Buvez, éliminez!» On a tous en tête la fameuse pub de Contrex. Celle qui faisait croire à celles et ceux qui buvaient cette eau minérale qu’ils allaient maigrir, comme par magie.

Mais il y a du vrai dans le slogan. Quand on boit de l’eau, ou autre, on éprouve à un moment ou un autre le besoin de l’éliminer…

À Genève, s’il est toujours facile de consommer des boissons à toute heure du jour, c’est souvent galère pour trouver des lieux d’aisances où vider sa vessie. Pas seulement dans l’espace public, mais aussi dans des bistrots.

Il en est ainsi à la gare Cornavin, où des établissements vendent volontiers différents breuvages aux consommateurs mais les privent de toilettes, par commodité.

Après avoir bu un café un après-midi avec des amies dans le restaurant Autogrill Cornavin, une dame a besoin d’aller urgemment au petit coin. Mais voilà, elle se retrouve devant une porte close. «Toilettes définitivement fermées», est-il écrit sur le panneau.

La nouvelle indispose la cliente, qui se retourne vers un serveur pour obtenir une explication. Eh bien, c’est simple, lui répond-il. Cette fermeture empêche les «transactions des drogués», indésirables. Et tant pis pour la clientèle, condamnée à aller se soulager en dehors de l’établissement.

L’employé remet alors à la dame pressée un ticket blanc, avec un code-barres et le sigle des CFF. Ce sésame, qui lui donne accès aux WC de la gare, vaut 1 fr. 50. Tel est le prix d’un pipi en gare de Cornavin.

La cliente va devoir alors faire tout un cirque pour trouver enfin, au sous-sol, ce lieu d’aisances. Il eût été plus aisé de l’avoir dans le bistrot, qui propose par ailleurs une bibliothèque. Elle se dit que des livres, c’est bien, mais des toilettes, c’est mieux. Plus utile en tout cas, sachant qu’en ce lieu cosy, si l’on boit, on élimine aussi.

Une vignette antibruit?

14 novembre 2019

Genève vient d’imposer le macaron antipollution. Ainsi soit-il.

L’accès au centre-ville sera restreint pour les véhicules les plus polluants, en cas de pic de pollution, et cela dès le 15 janvier. Pour savoir qui aura le droit ou pas de rouler dans ces conditions, six vignettes de couleurs différentes seront à disposition des automobilistes, en fonction de ce que leur voiture consomme et émet.

Ça promet quelques prises de tête au moment de leur achat!

Car ces ronds de couleur vont coûter… une thune pièce. Un montant qui me fait aussitôt tilter! Si les Genevois veulent profiter de cet achat et doubler la mise pour une bonne cause, qu’ils envoient «thune» au 339 sur leur mobile, et je dis bravo, bien joué!

Cela dit, si ce dispositif antipollution est effectivement appliqué, nos nez, nos gorges et nos poumons ont de quoi se réjouir: ils ne s’en porteront que mieux. Mais qu’en est-il de nos oreilles, qui, elles, fatiguent grave dans la pollution sonore ambiante?

On se souvient de ces immenses esgourdes posées çà et là sur la voie publique pour rappeler combien le bruit nuit considérablement à notre santé. Qu’il empoisonne nos jours et nos nuits. Qu’il nous fatigue, nous irrite.

Pourtant, les motos (et je ne parle pas des avions, sujet hautement sensible ces temps-ci…) continuent de rugir, de gronder, de pétarader et plus encore dans la circulation. Et ce, en toute impunité. Comme si rien ne pouvait contenir le vacarme généré par ces engins.

Et que dire de ces gros malins qui se plaisent à pousser nerveusement la poignée de gaz de leur moto, pensant monter ainsi en puissance…

À quand une vignette antibruit sur les pots d’échappement dont le boucan nous troue les tympans? Ainsi soit-elle!

La poésie en étendard

13 novembre 2019

Il y a des mots qui tuent. D’autres qui apaisent et dans lesquels on peut se ressourcer. J’ai un faible assez marqué pour la seconde catégorie…

Cette semaine va débuter chez nous, comme dans une centaine de pays répartis un peu partout sur la planète, une action qui a pour nom «La poésie est le chemin de la paix». Vaste programme s’il en est, initié par le «World Poetry Movement».

Des poètes liront ainsi leurs écrits en Libye comme en Norvège, en Bolivie et en Namibie, en Chine, en Colombie ou en Azerbaïdjan. Avec des mots de toutes les langues et de toutes les cultures qui résonneront loin à la ronde.

«Il est essentiel que toutes les forces de la poésie dans le monde s’unissent pour défendre la vie et les peuples, pour renforcer la résistance et l’espoir, la fraternité et l’étreinte de tous les êtres humains dans l’heure dure et difficile qui nous enveloppe», proclament les organisateurs de l’événement. Le poète a toujours raison, disait déjà Aragon…

Au bout du lac, cette action mondiale est relayée par les lectures-performances qui viendront adoucir les grisailles de ces prochaines semaines. Ces cinq soirées se dérouleront en des lieux différents. Ce jeudi 14 novembre, c’est au CodeBar (10, rue Baulacre) que les amateurs se rendront à 19 h pour une heure d’évasion poétique. Ils se retrouveront le mercredi 27 à la librairie Payot de la gare Cornavin à 18 h puis à la galerie Andata-Ritorno (rue du Stand 27), le jeudi 5 décembre à 19 h.

Ce n’est pas encore assez? On peut continuer le marathon poétique pour la paix le jeudi 12 décembre à 19 h à housevenT (rue des Gares 27) ainsi que le mercredi 18 décembre à La Galerie, sise à la rue de l’Industrie.

Ces lectures gratuites sont ouvertes à tout le monde. Il suffit de se rendre sur place, d’ouvrir grand ses oreilles et de se laisser porter par les mots…

L'inconnue de l'Arve

12 novembre 2019

Les pages «décès» figurent toujours parmi les plus lues de la Julie. Ce n’est pas une Genferei de plus, mais une pratique qui s’observe dans tous les grands quotidiens régionaux. C’est ainsi, et si humain…

On ignore ce rendez-vous avec la mort quand on est jeune, on rigole même devant les plus âgés qui consultent régulièrement ces pages à la recherche d’un nom connu. Et puis un jour, on se surprend à lire à son tour les annonces mortuaires…

C’est donc en parcourant comme des milliers d’entre vous les avis de ce lundi 11 novembre, jour de l’armistice de 1918 (18 millions de morts, tout de même…) que je suis tombée sur cet encart qui m’a profondément touchée.

«Madame l’Inconnue de l’Arve, 11 nov. 2014 - 11 nov. 2019. 5 ans que tu as été retrouvée, 5 ans que tu restes inconnue, 5 ans que tu es toujours parmi nous.»

Qui ça, nous? Mystère!

Il n’y a pas de signature sous cette annonce étonnante, voulue et payée par des anonymes. Des êtres qui tiennent ainsi à faire sortir du néant cette femme dont le corps sans vie fut découvert par des passants dans le lit de la rivière, à la hauteur du pont de Carouge, si j’en crois le bref fait divers retrouvé dans nos archives.

Ces gens se souviennent donc encore d’elle, cinq ans après les faits. Mais qui d’autre? Sa famille? Ses amis? La police, qui devait enquêter sur les conditions de son décès?

Cette annonce me laisse un peu le vague à l’âme. Comme le font ces avis de recherche de famille lancés parfois par les HUG lorsqu’une personne décède, seule, coupée des siens, dans un lit d’hôpital.

Pour cette inconnue, c’était dans le lit de l’Arve… Mais elle reste au moins, grâce à cette annonce, «toujours parmi nous».

Bonne vente aux enchères!

11 novembre 2019

Je ne vous invite pas ici dans les salons feutrés de Christie’s ou de Sotheby’s: privilégions le local. Pas non plus dans les salles de Piguet Hôtel des ventes ou de Genève Enchères: visons plus solidaire. Alors, où sommes-nous?

Au Spot, tout simplement! Autrement dit la maison de quartier de Chêne-Bourg. C’est en ce lieu que va se dérouler, samedi 16 novembre, une vente aux enchères d’œuvres d’artistes du cru au profit du fonds de solidarité de «3ChêneAccueil».

Qu’est-ce encore, me direz-vous? C’est une association qui s’est créée il y a trois ans déjà pour aider à l’intégration des réfugiés hébergés dans l’abri PC de Belle-Idée.

Des citoyens des Trois-Chêne ont eu alors envie de créer des liens avec ces jeunes migrants livrés à eux-mêmes. C’est pourquoi, depuis des mois, ils prennent des repas en commun, organisent des cours de français, des soirées récréatives, ils jouent au foot, au volley. Des activités qui permettent aux uns et aux autres de mieux se connaître, et peut-être de se comprendre.

C’est pour aider financièrement ces réfugiés en cas d’urgence que l’association organise cette vente aux enchères. Près de quarante artistes ont accepté de donner une ou plusieurs œuvres pour cet événement.

Les personnes intéressées à se procurer par exemple un original de notre dessinateur Herrmann, une peinture de Simon Albisati, une photo d’Ariane Testori, une caricature de Shamal Rasha Faraj et les travaux d’autres créateurs viendront à 18 h 30 participer à cette vente silencieuse.

Ils indiqueront sur un bout de papier le montant qu’ils sont prêts à dépenser pour obtenir l’œuvre. La commissaire priseuse de la soirée tentera ensuite de faire monter les enchères, comme il se doit. Adjugé, vendu!

(Samedi 16 novembre au Spot, rue François-Perréard 2)

Thune par SMS au 339

9 novembre 2019

On n’arrête pas le progrès!

Les jeunes collègues ont ceci de bon qu’ils poussent les plus âgés à se bouger les plumes. Là, je dois dire que j’en suis tout ébouriffée!

Depuis des lustres, la Thune du Cœur collecte des fonds pour les plus déshérités d’entre nous. Cet argent me parvient le plus souvent glissé dans des cochons, des enveloppes, des bocaux et des contenants divers et variés. Il arrive aussi par versement postal ou virement bancaire. Bien.

«Faudrait peut-être toucher de nouvelles personnes qui pourraient faire des dons par SMS?» m’ont dit un jour mes jeunes collègues. La bonne idée que voilà!

Sitôt dit, sitôt fait. Avec la bénédiction de nos chefs, Nicolas, Sabrina et Isabelle ont œuvré pour mettre au point le système. Il est désormais opérationnel, là, tout de suite. Génial!

Car il est d’une simplicité désarmante, même pour moi. Je le présente? Avec son téléphone portable, on fait comme si l’on voulait envoyer un SMS. Le message est adressé au 339. Et dans l’espace à remplir, on écrit Thune, et hop, on l’envoie. Cela vous coûtera 5 fr.

Attention, il faudra veiller à l’orthographe. Thune prend effectivement un «H». Sans lui, ça ne jouera pas. Mais si ça joue, vous recevrez alors le petit mot: «Merci de votre contribution à la Thune. Paiement via votre opérateur téléphonique.» Évidemment, j’ai testé. Et ça marche!

Ce système va permettre aux gens qui n’ont jamais de monnaie sur eux quand passe une tirelire, ou pas envie de se compliquer la vie, de participer tout de même à notre opération de solidarité genevoise: ils ont presque tous un mobile sur eux. Facile!

Il ne leur reste donc plus qu’à envoyer Thune au 339, et le tour est joué. Une fois, deux fois, dix fois, cent fois… Bravo, et merci aux jeunes collègues par qui le progrès est arrivé!

Les articles découpés

8 novembre 2019

Les articles publiés sur papier ont toujours de l’utilité, même après usage. Car en plus d’informer ou de raconter une histoire, ils peuvent être découpés, glissés dans des bouquins, collés sur le frigo ou servir d’allume-feu.

Il leur arrive même d’être retournés à l’auteur pour lui signaler que sa prose a fait réagir. J’ai ainsi reçu cette semaine trois courriers de ce type contenant une encre bleue. Et pas une pareille! Ce qui prouve que nos lecteurs ont tous des centres d’intérêt différents…

L’un d’eux me met sous le nez mon billet «Éteindre en sortant» et sous-entend que j’ai tout faux en glissant, preuve à l’appui et sous pli, le message de prévention des cambriolages de la police genevoise. Parmi les bons gestes à faire avant de sortir (surlignés en jaune…), il y a celui de laisser croire à une présence, en mettant un éclairage automatique.

Peut-être. Mais pas tout un étage allumé, comme cela se fait. Ou installer alors des ampoules peu gourmandes en électricité. Ou un truc qui fait affreusement peur, sachant que 60% des cambrioleurs abandonnent après deux minutes d’essais infructueux.

Une lectrice rebondit sur «La croqueuse de béton», disant qu’elle n’a fait aussi qu’une bouchée du bâtiment de l’École de médecine dentaire du boulevard de la Cluse. Là où des générations de dentistes et autres spécialistes des maladies bucco-dentaires ont été formées. Ceux qui voudraient montrer à leur progéniture leur école professionnelle, c’est comme si elle n’avait jamais existé! La croqueuse a manifestement des dents d’acier.

Enfin, «Les tricots qui font chaud» font réagir une dame. Pendant des années, elle a tricoté des pantoufles qu’elle a offertes à un EMS. L’autre jour, une animatrice lui a dit qu’il fallait arrêter, que ses tricots finissaient au fond d’une armoire et que personne n’en voulait. Or ça devait faire plaisir…

Alors moi, je veux bien une écharpe tricotée. Bleue, comme l’encre découpée et retournée.

La tête dans les nuages

7 novembre 2019

Les rêveurs et les distraits sont vite catalogués. Ils ont la tête en l’air. Ou plutôt, la tête dans les nuages.

On peut les comprendre. C’est si doux, un nuage!

Si inspirant par sa forme, sa couleur et ce qui semble être une texture. Le nuage se fait duveteux sous nos yeux, voilé, ouaté, voire filandreux. Par association d’idées, il nous rappelle parfois le goût d’une crème Chantilly posée sur une meringue ou la barbe à papa de son enfance.

Le nuage ne reste jamais en place bien longtemps. Il s’étire, se transforme. Il peut vite se mettre en boule et se fâcher, déversant son trop-plein d’eau. Il joue aussi à l’accordéon ou à saute-mouton, folâtre avec un autre nuage, se mélange à lui pour se métamorphoser en une bête étrange. À moins que ce ne soit une tête. Mais de qui?

Sans vouloir faire de la concurrence à l’arc-en-ciel, il lui arrive de rosir, de se dorer au soleil couchant, ou de s’amuser à faire des ombres chinoises.

Tout ceci est donc valable pour le nuage isolé, ou qui se détache sur un ciel sachant le mettre en valeur.

Rien à voir avec la masse compacte et uniformément grise qui bouche souvent le ciel en cette saison et nous fait oublier qu’il existe un ailleurs plus joyeux.

Je ne sais pas si vous avez levé le nez hier, au milieu de la journée. Il y avait là un festival de formations nuageuses de toutes les nuances de gris virant presque au noir, du plus bel effet.

Le soleil jouait entre ces amas de gouttelettes d’eau en suspension, et il y avait là une intensité dramatique extraordinaire, un spectacle céleste offert à tous.

Au lieu de l’apprécier, les passants étaient nombreux à garder les yeux sur leur écran, aux données mystérieusement reliées au cloud.

Je préfère, et de loin, avoir la tête dans les nuages…

Triste Halloween

6 novembre 2019

Les occasions de faire la fête ne courent pas les rues genevoises, en ces jours de grisaille humide.

Ils sont même plutôt rares. Pourtant, ils sont encore trop nombreux aux yeux de certains de nos concitoyens…

C’est Rémy qui me relate l’expérience un peu triste vécue la semaine dernière. Jeudi, précisément.

En ce 31 octobre, des enfants et quelques adultes assez farceurs étaient heureux de faire le tour des immeubles de Cointrin. Ils étaient tous plus ou moins bien déguisés, en monstre ou autre joyeuseté, pour fêter Halloween.

Évidemment, on relèvera que c’est une tradition venue des pays anglo-saxons, que ce n’est pas la commémoration classique de la nuit de l’Escalade, pour laquelle les enfants font du porte à porte en chantant le «Cé qu’è lainô».

Et puis Halloween passe pour être une fête commerciale. Moche et bruyante. Peut-être. Mais elle permet à ceux qui aiment s’amuser d’avoir le prétexte de le faire, ce qui est plutôt bon pour le moral. S’ils le font de manière bon enfant, bien sûr, pas comme ces allumés qui ont mis Le Grand-Saconnex en ébullition.

Pour en revenir au quartier de Cointrin, la petite escouade guillerette allait donc frapper aux portes en vue de récolter quelques friandises préparées à leur attention. Car de nombreuses personnes jouaient volontiers le jeu pour faire ainsi plaisir à ces petites troupes amusantes, dont le but est d’effrayer gentiment.

Or ce qui est déprimant, note Rémy, c’est que des portes se sont refermées bruyamment et méchamment sur ces enfants venus pacifiquement.

N’aurait-il pas été plus simple d’afficher un petit papier indiquant que l’on ne veut pas être dérangé ce soir-là? C’eût été plus élégant que de claquer sa porte et de choquer des enfants qui n’ont pas compris cette agressivité.

Triste Halloween…

Les pompiers volontaires

5 novembre 2019

Ah, si j’avais quelques années de moins, je leur donnerais volontiers un coup de main! Je me rendrais à la soirée de recrutement des pompiers volontaires de Chêne-Bougeries, ce jeudi 7 novembre, pour découvrir tout ce qu’ils font au service de la collectivité. Qui sait, je signerais peut-être…

Mais voilà, ça fait des plombes que j’ai fêté les 18 ans requis pour entrer dans la compagnie, et j’ai aussi dépassé allégrement la date limite des 35 ans, à partir de laquelle on devient trop vieux pour faire partie des jeunes.

Jeunes qui sont attendus en nombre pour venir grossir les rangs des pompiers volontaires.

Et puis je n’habite pas à Chêne-Bougeries ou à proximité. Tout ça fait de moi une bien mauvaise candidate.

Mais vous? Si vous avez l’âge requis, (entre 18 et 35 ans, donc…) une bonne condition physique, du temps disponible et l’envie de vous consacrer aux autres, engagez-vous, qu’ils disent, vous ne serez pas déçus!

La compagnie 21 compte actuellement une bonne vingtaine de volontaires qui viennent tous d’horizons socio-professionnels différents.

Ils ont suivi des cours pour assurer la sécurité des habitants, des animaux et des biens sur le territoire communal et bénéficient de formations continues et variées pour être capables d’intervenir en cas de coups durs et dans tous les cas de figure.

Malgré cela, ces passionnés peinent à recruter des jeunes, qui sont peut-être moins portés qu’eux à effectuer ces gestes qui sauvent. D’où cette campagne pour motiver la relève.

Celles et ceux qui se sentent appelés se rendront ce jeudi au chemin Louis- Segond (la caserne n’a pas de numéro) de 17 h à 22 h, où ils sont attendus les bras ouverts. Pour plus d’informations: www.pompiers-chene-bougeries.ch

De fil en aiguille...

4 novembre 2019

Je vous parlais l’autre jour de Verena, qui a tricoté 150 paires de chaussettes bien chaudes pour les offrir à des personnes vivant ici dans des conditions difficiles.

Eh bien je n’ai pas eu besoin de tirer longtemps sur le fil de la pelote pour en savoir un peu plus sur le monde chaleureux des activistes de la laine!

Michèle a pris sa plume pour me signaler qu’elles sont une vingtaine de dames à se retrouver, trois fois par semaine à Genève, au sein de l’association Les tricots du cœur.

«Nous agitons nos aiguilles pour les bonnes causes», tel est le credo de ces personnes qui ont plaisir à œuvrer de concert, dans une «symphonie pour côtes et points de riz», comme on peut le découvrir sur leur compte Facebook.

Chaque dernier vendredi du mois, elles font aussi atelier ouvert à Cité Seniors. Tout le monde peut venir avec son ouvrage pour partager ses expériences tricoteuses, prendre conseil et passer de bons moments.

Car quand les mains sont occupées à confectionner des pulls, des chaussons ou des manchons, les langues se délient volontiers…

Et que font-elles de leur production? Elles les offrent à des associations d’ici et d’ailleurs, dont Carrefour-Rue (qui épaule les personnes sans-abri ou démunies à Genève), Hobi (pour les bébés en Afghanistan) ou PVA (Pour vivre avec).

Pour financer l’achat de laine, ces créatrices en mailles hautes en couleur vont vendre une partie de leurs pièces sur un stand au marché de la place de la Navigation, au cœur des Pâquis.

Les dates? C’est tout soudain: demain mardi 5 et vendredi 8 novembre, dans la matinée. Les tricots du cœur participeront aussi au marché de Noël qui se tiendra le week-end du 22 au 24 novembre à la maison de quartier des Pâquis. Qu’on se le dise!

Tout passe, tout lasse...

2 novembre 2019

Tout passe, tout casse, tout lasse.

Même nos cabines téléphoniques…

Ce n’est pas que j’aie un fol amour pour ces boîtes rouges ou grises qui étaient posées un peu partout dans l’espace public. Mais tout de même. Les voir ainsi démontées les unes après les autres, jusqu’à leur disparition définitive du territoire, ça me fait tout chose. Car ces cabines n’abritaient pas que des gens pressés de passer un coup de fil. À disposition de toute la population, elles étaient vraiment bonnes à tout faire!

Elles pouvaient servir d’isoloirs. On se réfugiait alors dans cet espace clos, mais transparent, pour se couper un moment du monde, prendre un peu de recul et admirer une perspective sur la ville ou la campagne.

Ces bulles d’isolation se transformaient parfois en abris providentiels, en cas d’averse ou de coup dur. Un lieu pour attendre que ça passe. Certains y ont passé des nuits, pliés en quatre, mais au sec.

De jeunes tourtereaux ont pu y trouver un nid pour échanger de fougueux baisers, et plus si entente, se croyant peut-être à l’abri des regards.

Des chapardeurs s’y sont introduits pour tenter de vider la monnaie de l’appareil.

Des vandales, en herbe ou déclarés, ont trouvé dans ces cabines un terrain de jeu idéal pour casser du matériel, griffonner des obscénités ou pisser dans un coin de la cabine.

Et pour celles et ceux qui se rendaient là pour téléphoner à l’abri des oreilles indiscrètes, quel plaisir de rechercher les numéros de correspondants dans ces bottins qui se retournaient sur eux-mêmes, et que l’on ouvrait grand pour mieux s’y plonger.

Mais quelle rage aussi, dans ces cabines, quand la communication était coupée, faute de monnaie…

Ce n’est peut-être pas pour rien que tout passe, tout lasse et est tout cassé!

Maudits rails de tram

1er novembre 2019

C’est tout de même un comble!

Nous sommes capables d’aller sur la lune, de découvrir des exoplanètes, de traquer le boson de Higgs, de faire des greffes de cœur ou d’être connectés au monde grâce à un appareil mobile tenant dans le creux de la main. Extraordinaire!

Nous sommes capables de réaliser des choses d’une complexité folle, et il serait vain de vouloir énumérer tout ce que le génie humain a réussi à faire d’absolument épatant.

Et pourtant, nous continuons à nous casser la figure, et le reste, sur les rails de tram!

Enfin, quand je dis nous, je parle au nom des inconscients qui se déplacent toujours en deux-roues par temps de pluie. Et qui commencent à tomber comme des mouches au premier rail de tram glissant comme une savonnette. Et vlan, passe-moi l’éponge…

En moins d’une heure, jeudi, j’ai ainsi vu deux cyclistes tomber lourdement après avoir négocié de traviole ces conduits métalliques mouillés. Maudits rails!

Ces chutes, si prévisibles, ne font que commencer, avec l’entrée glissante dans les premières flaques de novembre. Le temps s’annonce pluvieux pour les jours à venir: très nuageux, avec de fréquentes précipitations, annonce Météo Suisse.

Les cyclistes sont avertis. Les motards aussi. Mais malgré toutes les précautions d’usage, le premier coup de frein malheureux sur ces patinoires métalliques les enverra gicler au loin.

Où en est donc ce fameux système antichute testé en 2012 déjà par les TPG? Où se cachent ces langues de caoutchouc visant à recouvrir l’ornière du rail et limiter un peu la casse?

On nous balance volontiers et sur tous les tons des messages de prévention pour garantir notre bien-être et notre sécurité. Quand s’occupera-t-on enfin de ces rails qui nous font plonger?

Palpons donc ces billets

31 octobre 2019

Depuis quelques semaines, la série est complète.

Le tout nouveau billet de 100 francs (hommage à l’eau et à notre fameuse tradition humanitaire) s’est invité dans les échanges économiques et dans nos porte-monnaies. Il rejoint ainsi les cinq autres coupures mises progressivement en circulation par la Banque nationale suisse.

Le génie helvétique se manifeste ici dans toute sa splendeur: ces billets «visent à maintenir le haut niveau de sécurité en matière de numéraire dans notre pays et à protéger le public des contrefaçons», comme il est écrit dans les brochures informatives fort bien faites éditées par la banque.

Et là, je dis chapeau devant tant d’ingéniosité. Car les six billets sont tous dotés d’éléments de sécurité complexes. Pour vérifier l’authenticité d’une coupure, nous pouvons tenter pas moins de cinq tests (globe, bande, croix, triangle, main) pour savoir à quoi s’en tenir. À condition d’être initié…

Mais ce n’est pas tout. D’autres éléments garantissent encore la fiabilité de la coupure, comme la croix suisse perforée, l’effet de bascule ou le repère recto verso par transparence. Encore faut-il le voir. D’ailleurs, comment font les malvoyants?

Ils doivent sentir les marques tactiles figurant au recto des billets, sur ses côtés longitudinaux. Leur nombre varie selon la valeur de la coupure. Encore faut-il le savoir.

Car ces marques, le fils malvoyant de Corinne ne les perçoit pas, ou alors il les confond. Et comme il n’a pas accès aux autres tests pour vérifier la valeur de ces billets hypersophistiqués, il est entièrement tributaire de l’honnêteté des gens. Or tous ne le sont pas…

Que faire pour éviter qu’il se fasse plumer? Lui fournir plein de coupures pour qu’il les palpe et les reconnaisse. Est-ce que la BNS a prévu un tel kit d’apprentissage pour les malvoyants?

Les tricots qui font chaud

30 octobre 2019

Aider les autres, ce n’est pas toujours facile quand on peine à se déplacer et que l’on prend de l’âge. Comment manifester encore sa solidarité envers ceux qui sont moins bien lotis?

Pour Verena, le déclic a eu lieu en décembre dernier en Suisse alémanique. Elle a découvert qu’une association distribuait à Noël des chaussettes tricotées à la main à des gens vivant dans la rue, ou dans des conditions de grande précarité.

«Ça m’a bouleversé de voir la joie des personnes qui recevaient ces tricots confectionnés pour elles! Et je me suis dit: Verena, tu as du temps, tu sais tricoter, alors si tu peux faire ainsi plaisir aux gens, tricote!»

Aussitôt dit, aussitôt fait. Début janvier, elle achète des pelotes de laine. Beaucoup de pelotes. Et depuis des mois, ses aiguilles cliquettent et s’agitent, enfilant infatigablement les mailles à l’endroit et les mailles à l’envers. De quoi se faire des crampes, parole de tricoteuse. Mais elle persiste.

Résultat: 150 paires de chaussettes et trois cartons d’écharpes bien chaudes! Ça va faire de beaux cadeaux de Noël, se réjouit déjà la Lancéenne.

Mais quand elle contacte l’association genevoise à qui elle destinait le fruit de son travail et de son engagement, elle déchante. Après trois coups de fil, elle finit par apprendre que l’on n’accepte pas ce genre de dons!

Elle frappe à d’autres portes. Même réponse. On lui propose de mettre ses tricots en vente, ce qu’elle ne veut pas. «J’ai été très déçue. Puis j’ai piqué la mouche!» Et c’est là qu’elle m’a raconté l’histoire. La suite? Elle est heureuse.

C’est l’association Café Cornavin qui chargera dans sa hotte les 150 paires de chaussettes et les écharpes tricotées par Verena pour les distribuer à ceux qui en auront besoin dans les temps froids.

Parce que des cadeaux comme ça ne se refusent pas, quand ils font chaud aux pieds, au cou, et surtout au cœur!

Un ordre à retardement

29 octobre 2019

«Bon pour travaux».

Les locataires aiment recevoir ce genre de courrier, qui leur parvient après un dégât survenu dans leur logis. La régie leur signale à cette occasion que leur demande de réparation a bien été prise en compte et qu’un ordre a été donné pour que les choses soient remises en état. C’est donc plutôt une bonne nouvelle.

Chaque bon est numéroté, pour que régie et entreprise mandatée ne s’emmêlent pas les pinceaux, et comprend aussi le nom de la boîte qui effectuera la tâche demandée, ainsi que ses coordonnées, sait-on jamais.

Un locataire de longue date de la Gérance immobilière de la Ville de Genève (la GIM pour faire simple) a reçu dernièrement un tel bon. Et il me glisse à l’oreille que ce service doit être frappé de mesures d’économie. Autrement, comment l’expliquer?

Avant l’été, ce type de courrier arrivant par voie postale affichait le logo officiel de la Ville, aux couleurs rouge et jaune, du plus joli effet. Vous me direz que l’effet esthétique n’est pas le but recherché. Le locataire attend surtout le feu vert pour des travaux souhaités. Mais ça plaît. D’autant que le courrier est tiré sur un papier écologique, 100% recyclé, comme spécifié au bas de la page.

Il était alors précisé que si l’entreprise n’avait pas pris contact avec le locataire dans les trois jours, il fallait l’appeler directement pour convenir d’un rendez-vous.

Or après l’été, le même courrier est tiré en noir et blanc, et la qualité du papier n’est plus donnée. Mais le point le plus surprenant, c’est que le délai d’attente pour relancer l’entreprise est désormais de dix jours!

La fuite d’eau a le temps de couler gentiment et de faire plus de dégâts encore. Est-ce vraiment une économie?

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