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ChroniquesL'encre bleue

Partie 5 de la série

L'enfance et la musique

9 février 2019

Il y a des jours où l’on aimerait redevenir enfant!

On retrouverait alors ce plaisir simple d’être au monde et d’y voir clair; d’avoir les deux pieds, et le reste, bien ancrés dans le moment présent; de se montrer insouciant, léger, prêt à partir à la découverte de tout et n’importe quoi, sans jugement tout fait. Certains adultes ont gardé cette faculté, cependant, ils sont si peu nombreux…

Mais je m’égare! Tout ça pour dire que j’ai croisé hier, à plusieurs reprises, des cohortes d’enfants qui avançaient un peu partout dans les rues de la ville. Or, ce n’était pas la Fête des écoles, et encore moins les Promotions.

Ces élèves semblaient joyeux de ne pas être enfermés entre quatre murs au moment où le soleil sortait le grand jeu. Heureux de presser le pas, en rangs par deux, donnant librement de la voix dans la cité, encadrés par des adultes soucieux de conduire leurs petits protégés à bon port.

Où allaient-ils donc tous comme ça, matin et après-midi? Au Victoria Hall, ai-je découvert au passage! Le bâtiment semblait soudain bien pompeux pour accueillir ces foules enfantines, venues assister au concert scolaire donné par l’Orchestre de la Suisse romande et l’Orchestre du Collège de Genève.

Quels veinards, ces enfants de Genève! Quelle chance de pouvoir se familiariser avec la musique lors de rendez-vous comme celui-ci, dirigé et commenté par Philippe Béran.

Ce chef d’orchestre enthousiaste sait l’art de communiquer avec les jeunes et de partager avec eux sa passion en proposant un programme alléchant: les Jeux d’enfants de Bizet, des extraits de musique de jeux vidéo et des passages de La Boutique fantasque de Respighi, d’après Rossini.

Les gosses vont sortir de ce concert avec une pêche d’enfer. Et avec, qui sait, l’envie de devenir musicien. Ou chef d’orchestre…

Il y a des jours, comme celui-là, où j’aurais bien aimé être une enfant!

La montagne aux Bastions

8 février 2019

C’est tout neuf, ça vient de sortir! Enfin, pas encore tout à fait: samedi et dimanche, les rois de la glisse vont s’éclater aux Bastions lors du «Jibtown». Cette première compétition de ski et de snowboard free se déroulera donc sous le nez et la barbe des Réformateurs, qui auront décidément tout vu.

Pour en savoir plus sur l’aspect sportif de l’événement, lisez plutôt l’article de mon collègue spécialisé dans le domaine skiable. Car j’avoue ne rien connaître aux sports de glisse pratiqués en milieu urbain et qui nécessitent de la neige durcie. Faut dire qu’ils ne courent pas les rues…

On se souvient de la rampe de la Treille transformée en piste bleue de moyenne montagne, avec son tire-fesses et ses ribambelles de gosses qui tentaient l’aventure.

Là, c’est une autre histoire. Car ce «Snowpark» demande la construction d’une impressionnante structure sur laquelle des jeunes s’activent ces jours à étaler de fines couches de neige. Et il vient d’où, cet or blanc, puisqu’il n’est pas tombé du ciel? Est-il trimballé en camion depuis les stations des Alpes? Ce serait pas très écolo…

Mais non, t’inquiète pas, Julie, qu’on m’a dit. Ce sont les résidus neigeux de la patinoire des Vernets qui, au lieu d’aller refroidir l’Arve, ont été stockés en prévision de l’événement. Ils sont bio, garantis sans sels et produits chimiques. Rien à dire!

Mais tout de même, serais-je tentée de rajouter. Les Bastions deviennent un vrai fourre-tout et sa pelouse est mitée comme celle d’un vieux matou. Pourquoi ne pas installer ce «Jibtown», qui ravira jeunes et sportifs, dans le lieu plus central et branché qu’est la plaine de Plainpalais?

C’est que son ghor, vois-tu, n’est pas compatible avec la structure d’un snowpark. D’ailleurs celle-ci ne touche pas la pelouse, étant posée sur les dalles.

Je m’incline. Et me dis que j’irai alors tenter la glisse. Mais pas sur mes lattes!

Plus facile avec un numéro

7 février 2019

Au moment où elle s’apprête à s’asseoir dans un café de Cornavin, Christiane aperçoit, sous le siège convoité, un portefeuille gisant au sol. Tiens donc!

Elle s’en empare et regarde ce qu’il a dans les entrailles. C’est vite vu, il y a tout ce qu’il faut pour bien faire: des centaines de francs, un abonnement de train, des cartes de crédit, d’identité, d’assurance et autres joyeusetés qui vont cruellement manquer à leur propriétaire.

Comme la scène a lieu un vendredi, Christiane se dit, fort à propos, que la perte de ce portefeuille va pourrir considérablement le week-end de son propriétaire. Elle se met donc en quête de ses coordonnées sur «local.ch».

Las, le patronyme de cette personne est trop courant pour qu’elle parvienne à trouver le numéro de téléphone qui pourrait lui correspondre. Elle file au poste de police de la gare Cornavin, en train de fermer boutique.

Elle y dépose le précieux objet et apprend alors, à sa grande surprise, qu’il sera acheminé lundi seulement aux objets trouvés, et qu’en aucun cas le propriétaire ne sera avisé de cette bonne nouvelle. À lui de croire à sa bonne étoile et d’aller récupérer son bien!

Notez qu’il devra pour cela payer un certain montant, proportionnel à la valeur de l’objet trouvé, et refaire sa carte d’identité, qui aura été automatiquement annulée.

Sans oublier toutes les démarches qu’il aura sans doute déjà entreprises pour faire bloquer les cartes de crédit.

D’où le conseil avisé de Christiane: laissez toujours un numéro de téléphone dans votre portefeuille, pour que la personne bien intentionnée qui le trouverait puisse vous joindre rapidement. Ça limiterait les soucis.

Et si le portefeuille tombe entre des mains malintentionnées, la présence d’un numéro de téléphone ne changera pas grand-chose à la tuile qui vous est déjà tombée dessus…

Pas un bourge dans les rues

6 février 2019

Un ami s’en revient d’un pays lointain, où il a vécu de nombreuses années. Il vient précisément de quitter l’Inde. Là où vivent 1,3 milliard de personnes, dont la moitié a moins de 25?ans, faut-il le rappeler au passage. C’est dire si là-bas, ça grouille de vie dans les rues!

Les citadins y sont au coude à coude, les cités bruissent d’activités et d’agitation, le trafic routier pétarade ferme et les odeurs, puissantes, sont attisées par la touffeur générale.

Pour notre «revenant», ceci n’est plus qu’un souvenir. Car en ce matin de février, il hume l’air de sa ville natale, Genève, et se promène dans la cité, un brin ahuri par ce qu’il retrouve.

«Au secours, il n’y a plus personne ici! Les rues sont vides… Ils sont où, les gens? C’est toujours mort comme ça? Et comment cette ville peut fonctionner s’il n’y a pas un chat dehors?»

Mais, cher ami, les chats ne sortent pas s’il fait froid! Ils préfèrent ronronner bien au chaud et se faire gratouiller le ventre. Et puis regarde, il y a quand même quelques passants juste ici. Même là!

D’ailleurs, souviens-toi. Les affaires ne se font pas sur le trottoir, dans les Rues-Basses. Elles se règlent toujours en lieu sûr. À l’abri des regards, dans les beaux magasins, les banques, les assurances, les bijouteries et tout ce qui nous échappe.

Ah, mais oui, c’est vrai! Tout lui revient progressivement… L’ami retrouve ses marques genevoises et la promenade continue le long de la rue marchande qui fut autrefois pavée à grands frais.

Celui qui s’en revient au pays repère alors un, puis deux, puis de nombreux tags au message identique, écrits à la va-vite sur des panneaux «Soyez eco responsables. Mangez un bourge!»

Alors c’est donc ça! J’ai pigé! s’est exclamé l’ami. Ils ont tous été mangés, les bourges… Normal qu’il n’y ait plus personne dans les rues!

Finie, la peur du gendarme?

5 février 2019

En matière de circulation routière, il fut un temps où la seule vue d’un uniforme des forces de l’ordre faisait rentrer tout le monde, ou presque, dans le rang. Pour autant qu’il y ait quelqu’un dans l’uniforme, bien sûr…

Pas question, pour un piéton, de se risquer à traverser la rue hors des lignes jaunes ou de se lancer sur un passage clouté si le feu n’était pas au vert et qu’un policier rôdait non loin de là. Gare aux sanctions qui allaient suivre.

Les cyclistes n’osaient pas brûler les feux qui ne semblent pas faits pour eux, emprunter des rues à contresens ou se glisser entre les piétons sur les trottoirs. Ce n’était pas nécessaire, et il n’y avait pas encore le feu au lac.

Les motards patientaient comme tout le monde dans le trafic et n’avaient pas l’audace de remonter les files de véhicules à toute allure si une voiture de police se trouvait dans la dite file. Ou ailleurs. Ils bridaient leur envie de dépasser les quatre roues traînassants pour ne pas se prendre une prune.

Quant aux automobilistes, ils ne se risquaient pas à griller joyeusement les feux rouges, sous prétexte qu’ils ont mieux à faire et qu’ils évitent ainsi de consommer inutilement de l’essence. Que c’est pas bon pour la planète.

Bref, on pourrait dresser une liste sans fin de tous les dérapages non contrôlés que font aujourd’hui certains usagers de la route. Ils le font de manière ouverte, délibérée, sans craindre de se faire pincer.

La peur du gendarme? Connais pas! Ou si peu. D’ailleurs, il est où? Seule la présence des radars semble agir sur leur conduite, alors ils lèvent le pied. Cela devient presque un sport d’agir ainsi à sa guise sur la route. Comme un défi à l’ordre établi. Une incapacité à obéir à un interdit qui dérange. Et qui trinque, lors des coups durs?

La cycliste que j’ai vue tomber, heurtée par une voiture qui faisait vite un tourner sur route… Et ça fait mal!

La course aux "food trucks"

4 février 2019

Le soufflé est retombé!

Vendredi soir, ils étaient encore des centaines de milliers de joueurs en Suisse et en Europe à croire en leur chance de décrocher le super jackpot de 135 millions de francs. À rêver de ce qu’ils feraient avec un tel pactole. Le tirage de l’euromillion a donc eu lieu. C’est raté, encore raté! Ces rêves ne deviendront jamais réalité.

Mais pourquoi compter sur de tels mirages pour mener à bien un projet? La logique voudrait de faire avec ce que l’on a. De tenter de décrocher une situation enviable, pleine de perspectives, lorsque la situation se présente. Encore que ça ne soit pas gagné d’avance…

C’est la réflexion qui m’est venue en découvrant le grand espace publicitaire de la Ville de Genève paru dans notre journal. Au passage, merci la Ville de soutenir ainsi concrètement la presse locale! Mais ce qu’on lit sur cette colonne de vingt-six centimètres de haut est assez ahurissant.

La Municipalité met au concours «deux emplacements à la place de la Fusterie permettant l’exploitation de deux véhicules proposant de la restauration à l’emporter en soirée». Ceci pour la période du 1er avril 2019 au 31 décembre 2022. Ces «food trucks» devraient fonctionner du jeudi au samedi, de 23?h?30 à 5?h. Une soirée qui joue les prolongations!

Eh bien pour tenter de décrocher la lune (une conquête soumise à des tas de taxes et contraintes), la sélection sera impitoyable! Suffit de regarder le nombre de conditions à remplir par le candidat et la quantité extraordinaire de documents qui lui sont exigés pour avoir la chance d’être auditionné. On ne parle pas encore d’avoir la place. Or rien ne dit que ce sera l’affaire du siècle.

À se demander finalement si c’est pas plus simple pour un jeune restaurateur de jouer au loto que de viser un «food truck» de nuit à la Fusterie…

Quand l'espoir fait vivre

2 février 2019

L’espoir fait vivre. Ou du moins, il aide à surmonter les aléas du quotidien. Surtout en ce vendredi 1er février fait d’une avalanche de pluie, puis de neige. Un jour de grisaille humide et froide, où tout semble bouché.

Et c’est dans ce moment de repli sur soi un peu cafardeux que de petits malins nous font miroiter du rêve!

Le rêve? Avoir du pognon. Beaucoup de pognon, pour réaliser ses envies les plus folles sans être limité par de basses contingences matérielles. Comment y parvenir? Mais en jouant, pardi!

La Loterie Romande s’est lancée cette semaine dans une opération de séduction singulière. La quatrième du genre, m’a-t-on précisé. Je n’avais pas vu passer les trois premières…

Cette société d’utilité publique a donc fait distribuer mercredi 30 janvier des tous ménages dans certaines boîtes aux lettres. Celles des habitants des villes romandes comptant plus de 1000 foyers. Ce qui représente 300?000 exemplaires pour l’ensemble de la Suisse romande.

But de l’opération? Signaler au plus grand nombre qu’il faut jouer ce vendredi pour tenter de décrocher le super jackpot de 135 millions. Bingo!

Le coupon détachable du tout ménage peut faire croire que l’on nous fait ainsi un joli cadeau. Mais faut pas rêver! Le code-barres qui s’y trouve permet juste de ne pas avoir à choisir les chiffres à jouer lorsqu’il est scanné au point de vente. Car pour le reste, les deux grilles sont à payer.

Il y a fort à parier que la participation à ce tirage extraordinaire sera de 30% plus élevée que d’habitude, les Romands étant toujours très appâtés par les gros gains. À l’heure où mon encre finit de sécher, je ne sais pas encore s’il y a eu un «heureux gagnant». Mystère et boule de neige.

Mais une chose est sûre. Depuis cette semaine, les merles chantent à nouveau dans les arbres et les jardins. C’est l’espoir des beaux jours à venir. Et ce chant-là n’a pas de prix!

Les colis volés au facteur

1er février 2019

En trente ans de métier, ça ne lui était jamais arrivé. Mais il y a une première à tout: mardi matin, Pierre s’est fait tirer son chariot rempli de colis postaux! Pierre est facteur, donc, et c’est le pire scénario qui puisse lui arriver. Comment cela s’est-il passé?

Comme tout livreur devant opérer en centre-ville, il laisse généralement sa fourgonnette dans un lieu facilement accessible, puis utilise un chariot chargé de paquets pour effectuer des boucles de distribution dans le quartier. Simple, pratique, efficace.

Rue du Stand, près du bâtiment de la Poste, il entrepose son engin à roulettes dans un renfoncement, entre un café et un magasin de bibelots.

Il avise la demoiselle de la boutique qu’il doit vite grimper l’étage pour livrer un paquet et qu’il viendra ensuite lui donner le sien. Mais quand il redescend, trois minutes plus tard, son chariot s’est envolé. Avec ses cinq gros colis dessus. Mince alors!

En premier lieu, et parce qu’il est de nature joviale, le facteur pense que ç’en est un qui lui joue un mauvais tour. Alors il cherche, il cherche partout, avec le sourire. Puis le sourire disparaît et il appelle le 117 pour signaler le vol.

Entre-temps, au carrefour de l’Étoile, une employée de l’enseigne McDonald’s contacte la police pour signaler le comportement étrange d’un individu qui ouvre fébrilement, sur une table, tous les colis entreposés sur un chariot de la Poste. Tu parles d’un hasard!

Les fins limiers ont tôt fait de rapprocher les deux affaires et filent cueillir le chapardeur à l’Étoile. L’homme est parvenu à grimper dans le tram avec tout ce barda sans que cela n’intrigue les passagers. Fortiche!

Le facteur a fini sa journée au poste. Pour récupérer son chariot, bien sûr! Quant aux destinataires des colis éventrés, ils attendront une prochaine livraison de Pierre, qui félicite la police genevoise pour son efficacité. C’est dit!

D'un arbre séculaire...

31 janvier 2019

Cour Saint-Pierre, un matin de fin janvier. Quelques flocons de neige voltigent dans les airs. Des touristes égarés par le froid s’emmitouflent dans leur écharpe et pressent le pas.

Nous sommes ici au cœur de la vieille Genève, dans cet espace assez sévère délimité par la cathédrale, quelques belles demeures patriciennes et le musée de la Réforme.

Et c’est sur ces pavés qu’un étrange petit arbre a poussé tout dernièrement. On m’avait signalé son existence et l’effet qu’il pouvait provoquer.

Ça n’a pas manqué! En le regardant de près m’est revenu, du fond de la mémoire, ce cantique de Noël «D’un arbre séculaire» chanté encore en décembre dernier à Saint-Pierre.

Je vous redis les paroles? Parce que la musique, faudra faire sans… «D’un arbre séculaire/Du vieux tronc d’Isai/Durant l’hiver austère/Un frais rameau jaillit;/ Et sur le sol durci/Dans la nuit de la terre/Une rose a fleuri.»

En l’occurrence, ce n’est pas une rose mais de délicates fleurs roses qui se sont épanouies sur cet arbre tout sec et gris. Branches, tronc, racines, tout est de cette couleur qui se fond si bien dans le décor. Drôle de végétal! Et pour cause: c’est une œuvre en bronze, intitulée «Blossom Tree», qui a été posée là dans le cadre d’Artgenève.

Une dizaine de sculptures investissent ainsi le centre historique de la ville. En allant à leur découverte, on peut pousser la promenade jusqu’à la Treille, qui accueille elle aussi des interventions artistiques. De là, il y a une vue plongeante sur le parc des Bastions. Et sur sa grande pelouse, mitée comme pas possible. Une vraie désolation.

Et là, ce n’est plus un cantique qui vient à l’esprit, mais la plainte de Victor Hugo dans son poème «L’Expiation». «Waterloo! Waterloo! Waterloo! morne plaine!»

Comme quoi les balades dans la Cité sont toujours source d’inspiration…

Le commerce s'affiche sale

30 janvier 2019

À quoi bon s’énerver encore là-contre, après tout ce temps? La cause semble perdue d’avance…

Cette pratique commerciale s’est faufilée petit à petit dans les mœurs locales. Puis elle s’est imposée un peu partout sans susciter de tollé général. Pourtant, je n’arrive pas à m’y faire. Et je ne dois pas être la seule dans ce cas.

À cette période de l’année, il m’est toujours insupportable de voir ces lettres SALE s’étaler en rouge et en capitales sur les vitrines des grands magasins. Sur des banderoles. Sur les panneaux publicitaires. Sur des affiches. Ça me débecte!

Parce que sale, en français, c’est pas joli joli. Ça veut dire taché, maculé, crotté, crasseux, poussiéreux, négligé, répugnant, immonde, et j’en passe et des meilleures.

Comment faire comprendre à ces commerces qu’une telle invite ne fait pas envie du tout? À ma connaissance, quelques personnes boycottent les enseignes qui affichent en gros SALE. Mais les autres Genevois ne s’en soucient guère. Ils profitent des soldes sans regarder de quelle façon ces bonnes actions sont présentées.

Ainsi cette dame qui se rend samedi dernier dans un magasin du centre-ville pour s’offrir quelques vêtements à meilleur prix.

Son choix fait, elle se dirige vers les cabines d’essayage. Et là, que voit-elle à l’entrée? Des tas d’habits à même le sol. D’autres sont suspendus à la va-vite ou jetés en vrac dans la cabine.

La vendeuse, à qui elle s’adresse, n’est même pas étonnée devant ce spectacle désolant. Elle a l’habitude de ce genre de comportement. Spécialement en temps de SALE. Le personnel travaille plus longtemps après la fermeture pour ranger tout ce que les clients laissent derrière eux. Après moi le déluge. Ou la saleté.

Quand je vous dis que la cause semble perdue d’avance…

L'ambulancier des airs témoigne

29 janvier 2019

«Dans ma vie, j’aurais aimé être poète et comédien, mais j’ai été un sauveteur volant», résume l’ancien ambulancier des airs. C’est très bien aussi, pardi! Même mieux, qui sait?

Car cet homme a mené sa carrière avec passion, assurant pendant presque trente ans le sauvetage héliporté au départ de Genève, sauvant ainsi pas mal de gens. Une telle expérience de vie mérite d’être connue et partagée.

Eh bien, ce sera chose faite ce jeudi 31 janvier: Jean-Jacques Steiner donnera à la salle des Délices du Grand-Saconnex une conférence intitulée «Voler pour sauver» qui devrait être pleine de surprises et d’émotions.

Pour le jeune retraité, ce rendez-vous est une grande première, et il s’y prépare avec sérieux! Car s’il a souvent pris la parole devant les gens du métier, pompiers ou infirmiers, il ne s’est jamais adressé à un large public.

Or, jeudi, des amis, des curieux, des victimes transportées à bord de son hélicoptère REGA15 ou même d’anciens collègues seront sans doute dans la salle pour l’écouter, regarder les images qui illustreront ses propos et prendre part à la discussion qui suivra l’exposé.

«Il y aura sûrement autant de rires que de pleurs», prédit le conférencier, qui en sait long sur le sujet: dans les situations d’urgence, humour et compassion font souvent bon ménage!

Jean-Jacques Steiner racontera donc comment le gamin des rues qu’il était est devenu sauveteur des airs, ce qu’il a trouvé et appris dans ce métier au service des autres. Il livrera aussi quelques anecdotes qui ont jalonné sa carrière et dira combien ces rencontres et expériences l’ont marqué à tout jamais. Un témoignage qui compte.

Voler pour sauver, conférence jeudi 31 janvier à 20?h, salle communale des Délices, route de Colovrex 20. Entrée libre, buvette et petite restauration sur place. Les bénéfices de la soirée seront reversés au Téléthon Genève

Les gestes qui dépannent

28 janvier 2019

C’est devenu son rituel du vendredi. Après avoir mangé au bistrot ou dans un lieu de restauration rapide, Bernard achète toujours un repas à emporter. Quel appétit d’ogre! Pas vraiment.

Car ce plat supplémentaire n’est pas pour lui. Il est destiné à une personne qu’il ne connaît pas encore et qui n’est pas au mieux de sa forme. Il ira à sa rencontre au hasard, dans les rues de la ville ou du canton.

Au fil des ans, notre homme a ainsi apporté ce plat du jour nomade à beaucoup de gens vivant dans de tristes conditions. Des toxicos, souvent. Et il retire de ces moments-là une expérience très positive: offrir un repas, ce n’est pas seulement donner à manger à quelqu’un, c’est aussi entrer en contact avec lui, échanger quelques mots. Et refaire le monde, pourquoi pas.

Ce vendredi-là, il était pour une fois en voiture avec, sur le siège passager, le plat thaï qu’il venait d’acheter. Après avoir aperçu un être qui pourrait sans doute apprécier ce repas imprévu, il gare son véhicule correctement et va à la rencontre de cet inconnu.

Et tandis qu’ils devisent un moment autour du plat, ils entendent soudain un affreux crissement derrière eux. Un taxi griffe la voiture de Bernard sur toute la longueur. Puis le chauffard file sans demander son reste. Moche!

Bernard contacte ensuite son assurance. La réparation est estimée à 6000?francs. Mais au vu de son contrat, on lui donne 1000?francs pour remettre le tout en état. Une plaisanterie, donc.

Qu’importe, il s’en contentera pour faire réparer le plus gros des dégâts, et le reste, ma foi tant pis. Il se rend à la carrosserie de la Croisette, aux Acacias, et raconte son histoire. Là, oh stupeur, il s’entend dire, à peu de chose près: «C’est bien, votre geste du vendredi. À mon tour d’en faire un: je vous répare le tout pour 1000?francs!» Extra, non?

Et ça nous fait deux jolies histoires pour le prix d’une!

Changement de climat

26 janvier 2019

À Davos, l’adolescente a fait sensation. Avec sa dégaine à la Fifi Brindacier, mais dans un registre plus grave, Greta Thunberg est venue interpeller les grands de ce monde sur la nécessité de prendre d’urgence des mesures concrètes pour lutter contre le changement climatique.

Pour joindre le geste à la parole, cette fille de 16?ans s’est rendue dans la station grisonne en train depuis sa Suède natale. Là où elle mène depuis plusieurs mois, et avec détermination, sa grève pour le climat.

Une action forte qui a inspiré des jeunes de notre pays. De notre ville aussi. Ils sont ainsi descendus dans la rue en brandissant des panneaux disant «Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé depuis longtemps!» et autres slogans qui laissent les adultes songeurs. Et un brin embarrassés.

Ces jeunes manifesteront à nouveau le 2 février. Car leur réaction n’est pas épidermique. C’est un mouvement de fond, une préoccupation majeure de ceux qui devront se dépatouiller avec une Terre assez mal en point.

Je songeais à tout ça quand une affiche, croisée dans la rue, m’a soudain fait monter les tours. Une publicité, toute en longueur pour une marque de voitures. Le message délivré pour vendre le produit? «Quand rouler devient une fin en soi.»

Une fin en soi!

Ainsi donc, on ne prendrait pas sa voiture dans un but utilitaire. Pour se déplacer d’un point à un autre et faire des emplettes, accompagner sa vieille tante à l’hosto, se rendre au boulot quand on habite à perpète et qu’on ne peut pas faire autrement.

Non. On grillerait de l’essence uniquement pour le bonheur de vivre enfin «la quintessence de la conduite», et puis avaler du bitume et faire tourner le moteur comme ça, juste pour le plaisir.

Je me pince. Mais pas autant que les adolescents qui se mettent ces jours en grève pour le climat.

Faire durer le plaisir

25 janvier 2019

Si je calcule bien, Noël a été célébré il y a un mois pile-poil.

Un mois plein, entrecoupé de vacances, de grippe, de refroidissements divers et de gros coups de mou. Plus les bonnes résolutions à choisir pour la nouvelle année, et à commencer à tenir. Tout ça peut facilement occuper des jours entiers.

Mais tout de même! Un mois après Noël, des sapins secs et déplumés viennent toujours s’échouer en ordre dispersé sur les trottoirs. Qu’ont-ils donc fait pendant tout ce temps, je vous le demande.

Ont-ils gardé précieusement sur leurs branches fatiguées les guirlandes, les boules et les bougies, histoire de faire durer le plaisir des fêtes le plus longtemps possible? Ont-ils été allumés, admirés, chouchoutés, comme lors des beaux soirs? J’en doute.

Tout laisse à penser que ces arbres ont plutôt quitté le cœur des foyers pour finir abandonnés dans un coin sombre de l’appartement. Ils n’ont plus de décorations, ils ne font plus rêver. Ils ne sont plus que des déchets encombrants attendant que l’on veuille bien en finir une fois pour toutes avec eux. Or cela peut prendre des plombes avant que les choses bougent…

En début de semaine, il poussait encore des buissons de sapins au coin des rues. Avec la neige, ils étaient du plus joli effet: ces semblants de cheveux d’ange leur avaient redonné le sourire. Ils ont pourtant fini dans une benne!

Car la Ville de Genève assure jusqu’à fin janvier le ramassage des rois déchus de la forêt. C’est dire si les pros de la propreté sur la voie publique connaissent les lenteurs de nos concitoyens en la matière.

Seul un jeune conifère a fait un pied de nez à cette grande opération de nettoyage. Faut dire qu’il était juché tout en haut d’un chantier, pour signaler la fin des travaux. Entre tous ces sapins, mon cœur balance…

Un vrai temps à fondue

24 janvier 2019

Il fait un temps à fondue, pas vrai?

Quand la neige n’en finit pas de tomber et qu’elle parvient à napper de blanc tout le paysage, il nous vient souvent comme un vieux réflexe. Une envie irrépressible de se retrouver autour d’un caquelon pour partager, avec des proches, ce mets convivial. Et de s’imaginer à la montagne…

Mais nous sommes au bout du lac, avec ce désir pressant de planter notre fourchette dans un morceau de pain et de touiller du fromage fondu. Où aller pour l’assouvir, ailleurs que chez soi?

Eh bien, facile! Le guide Gault&Millau Suisse a sorti en début d’année la sélection des dix fondues incontournables à Genève, avec les adresses emblématiques pour déguster cette spécialité au fromage. Qui arrive en tête de ce top 10, je vous le demande? La buvette des Bains des Pâquis!

C’est énorme, cette distinction, pour une buvette qui n’est pas d’alpage, mais de plage! Et située, qui plus est, dans un lieu associatif. Mais il faut savoir que la buvette des Bains sert la fondue toute l’année, même en été, sur demande de ses usagers, avec un fromage venu tout droit d’un producteur de Fribourg.

Ce qui lui vaut d’arriver en haut du classement? Sa fondue au crémant «se déguste sans chichi dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Pour une fondue plus intimiste, songer à réserver la «fondue cabine» qui vous sera servie dans l’une des cabines de change des bains. Drôle, non?»

Suivent dans l’ordre de classement du guide le Café du Soleil, le Gruyérien, la Brasserie de la Bourse, le Vieux Carouge, le Café de la Limite, les Armures, La Coulouvrenière, le café des Antiquaires et le Château D’If.

Gault&Millau propose aussi le top 10 des fondues chic ou atypiques et des lieux où la manger avec classe! Mais tous ceux qui ont lu «Astérix chez les Helvètes» savent que la chose n’est pas aisée. Surtout si la fondue fait des fils…

Rentrer dans le moule?

23 janvier 2018

Du haut de ses 80 ans, elle pensait avoir presque tout entendu. Pourtant, Liliane était encore loin du compte.

Lors d’une récente émission de télévision, cette Genevoise a appris qu’elle était, parmi d’autres, atteinte d’analphabétisme numérique!

Son sang n’a fait qu’un tour. Ainsi donc, parce qu’elle préfère les balades, les musées, les discussions ou les bouquins à l’usage d’internet, elle serait analphabète? Numérique, qui plus est?

«La réflexion de cet intervenant reflète bien la société actuelle», s’énerve l’aînée, dans sa lettre rédigée à la main. «Il faut rentrer dans le moule!»

Euh, comment dire. C’est un peu ça, en pratique! Il ne faut pas se voiler la face: quand on n’est pas connecté, on est vite largué. Les personnes qui sont âgées aujourd’hui et qui n’ont pas pris le train numérique en marche à temps restent désormais à quai. Ce qui ne facilite pas leur quotidien. Et ça ne va pas aller en s’améliorant…

Alors oui, ce n’est pas marrant de se faire traiter d’analphabète numérique. Ou d’être sujet d’illectronisme. Mais pour éviter d’être totalement hors-jeu, il faudrait en apprendre les règles. Et il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.

Ne pas hésiter ainsi à se faire aider par les plus jeunes. Les petits-enfants sont souvent d’excellents profs. Des cours d’initiation aux nouvelles technologies sont aussi donnés à Cité seniors. D’autres coups de main sont possibles, suffit de les demander.

À quoi bon faire de la résistance? Ça ne sert à rien. Sinon à se couper toujours un peu plus de son époque. Ce qui peut convenir à ceux qui ont décidé, une fois pour toutes, que la plaisanterie a assez duré.

Mais pour les autres qui en veulent encore, ça vaut la peine d’apprendre quelques rudiments informatiques. Car on peut très bien utiliser internet et continuer d’aller se balader, visiter les musées, discuter ou lire des bouquins…

Fumer en cachette

22 janvier 2019

«Tout notre site est un espace sain, sans fumée!» est-il écrit en grosses lettres sur le panneau d’entrée du site de l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, accompagné d’un logo géant bannissant la cigarette du périmètre. Je dis très bien. Faut montrer l’exemple.

Mais voilà. Dans une institution de cette importance, tous les employés ne peuvent être exemplaires en la matière. Certains ont leur jardin secret. Qui est, justement, de fumer, même si cela n’est pas bien vu du tout. Alors ils tirent sur la clope à l’extérieur du lieu sain, pendant la pause, à l’abri des regards.

C’est ce que m’a raconté une dame qui habite non loin de là et qui en a marre de voir, sur les chemins piétonniers proches de l’OMS, des tas de mégots écrasés au sol. Ce qui est vraiment malsain pour la nature.

Alors je suis allée voir sur place pour vérifier l’information. Car ça semble un peu gros, tout de même, d’exporter de la sorte la fumée sur la voie publique pour garantir l’air pur à l’intérieur de l’organisation internationale. Eh bien le constat est assez troublant!

Un tapis de mégots recouvre effectivement le pied du premier arbre situé au début du chemin de la Riole, du nom d’un charmant liseron des champs, et de nombreux autres bouts de cigarette sont visibles en remontant les premiers mètres de la promenade. On en trouve encore en quantité sur un cheminement en contrebas, là où se tiennent précisément des employés occupés à s’en griller une.

Que faire là contre? Installer des cendriers, pardi! L’OMS ne le fera peut-être pas à l’extérieur de chez elle. Mais l’État, ou la Commune, pourrait prendre le relais. Pour que ces fumeurs contrariés puissent s’adonner à leur plaisir sans pour autant polluer tout le monde: un mégot met plus de dix ans à se dégrader. Ce serait ainsi moins toxique pour l’environnement. Et mieux pour la santé de tous!

Clins d'oeil dans la nuit

21 janvier 2019

Ça vous arrive aussi de vous amuser de la sorte? Vous roulez de nuit. Vous conduisez, ou pas. Mais votre regard s’arrête juste une fraction de seconde sur les feux arrière des véhicules qui vous dépassent en vous faisant de l’œil. Et ça vous fait penser à quelqu’un, forcément.

Drôle d’occupation, me direz-vous. Pas tant que ça. Parce que c’est fou, aujourd’hui, la variété des formes de phare et leur façon particulière de s’animer. On le doit aux LED, m’a-t-on glissé à l’oreille. Ces diodes électroluminescentes ont dopé la créativité des fabricants d’accessoires: chaque marque y va de sa formule magique pour donner à sa production un certain caractère. Il faut bien ça pour distinguer une auto d’une autre dans la nuit.

Je connais assez peu les membres de la grande famille automobile. Mais en observant les formes et les jeux de lumière des phares arrière, je les classe selon leur mine: réjouie, hautaine, taquine. Ces catégories sont infinies…

Suffit d’imaginer que les feux de signalisation sont comme des yeux sur un visage et qu’ils reflètent une personnalité. Des exemples? Volontiers!

Les phares affichant des formes rondes et écarquillées ont l’air d’être étonnés, voire surpris. Ils deviennent vite colériques, si le point rouge est démesuré, ou alors rêveur, s’il part aux fraises. Il y a des regards très plissés, soupçonneux, méfiants. D’autres qui partent à l’horizontale et s’abaissent sur l’extérieur. Des tristes. S’ils remontent? Ils voient la nuit du bon côté.

Des fils de lumière surlignent ou soulignent, comme un trait de khôl, le regard du phare, qui se fait aguicheur. Certains ont besoin de trois lignes plates ou de travers pour s’imposer. D’autres sont plus modestes. Timides.

Et quand tous se mettent à clignoter, c’est encore une autre affaire! Mais je vais m’arrêter là. Je suis peut-être la seule à m’amuser de la sorte…

Le piano mène à tout

19 janvier 2019

C’est une histoire peu banale. Elle met en scène une arrière-grand-mère africaine et un jeune de chez nous. Un garçon de 17?ans, plein de talent, qui joue régulièrement du piano dans le grand hall de la gare Cornavin. Qui chante aussi fort bien, d’après ce que l’on m’a rapporté.

L’aînée qui passait un jour par là est tombée sous le charme de la musique et de son interprète. Elle a pris le temps d’écouter les morceaux, de les entendre résonner ample, jusqu’à couvrir le bruit des trains. Et à la fin du concert improvisé, elle est allée discuter avec Lucas. C’est le nom de l’artiste.

Ce qu’ils se sont dit? Mystère! Une chose est sûre, la dame a cru comprendre que le jeune musicien se produisait là en attendant de décrocher un emploi. Un boulot d’électricien.

Alors elle a décidé de lui venir en aide. Pourquoi? «C’est un jeune qui a bon cœur, il faut lui donner sa chance. On fait comme ça, en Afrique!» Cette femme bienveillante a donc pris les coordonnées de Lucas et s’est rendue à la réception de la Julie pour faire passer un message payant.

La petite annonce est parue ce jeudi dans le supplément emploi: «Jeune homme motivé cherche travail dans l’électricité.» Suivi d’un nom de famille et d’un numéro de téléphone.

Le principal intéressé n’en revient pas. Il est surpris, touché par cette initiative. Ainsi, une inconnue s’est souciée de son sort, s’est déplacée pour lui offrir une annonce, dont il ignorait l’existence. C’est extra! Mais ça le gêne.

Car il y a malentendu: le garçon ne cherche pas une place de travail! Il est actuellement apprenti électricien chez un patron. C’est ce qu’il a dû expliquer à l’employeur potentiel qui l’a contacté, suite à la parution de la petite annonce. Comme quoi ça marche encore…

Lucas joue souvent du piano dans le hall de la gare Cornavin après ses cours, par plaisir. Il fait aussi des spectacles de magie. Où? Quand? Je ferai aussi une petite annonce, le moment venu!

Quand le trolley se trompe

18 janvier 2019

C’était mercredi, peu après midi, et il faisait grand beau. Il aurait pu rentrer chez lui à pieds. Mais non. Mon collègue a préféré grimper dans le trolleybus N° 2, place du Cirque, pour aller en direction de Genève-Plage.

Le véhicule devait donc rester sur la rive gauche. Mais le voilà qui prend soudain un tout autre chemin. Plutôt que de s’engager dans les Rues-Basses, il prend le large: à moi l’Ile et la rive droite. L’homme, à son volant, a dû croire qu’il conduisait encore le 19…

Émoi dans le trolley! Des passagers, incrédules, s’en vont tambouriner à la porte qui isole le chauffeur du reste du convoi. «Mais c’est le 2, Monsieur!»

Le pauvre se rend assez vite compte de sa bourde, s’excuse et ouvre les portes pour permettre aux passagers de descendre à Bel-Air et récupérer le 2 suivant, à quelques pas de là.

Étrangement, pour dire qu’on est à Genève, il n’y a pas eu de rouspéteurs dans le véhicule détourné. «Tout le monde peut se tromper, n’est-ce pas?» a gentiment relevé une cliente.

Reste cette question. Que peut bien faire un conducteur quand il se trompe ainsi de parcours? Rebrousser chemin? Difficile, avec les perches qui le relient au réseau électrique et la circulation. Continuer comme si de rien n’était et changer le numéro de sa ligne, la faisant passer du 2 au 19? Pas si simple!

Pour reprendre son parcours initial, nous a-t-on expliqué aux TPG, le chauffeur a poursuivi par Coutance, avant de retrouver l’arrêt Rive de la ligne 2, via le pont du Mont-Blanc. Le trajet de la ligne 6, en somme.

De telles histoires sont-elles fréquentes? Oh que non! Mais il fallait que ça tombe sur le jour où mon collègue avait la flemme de marcher! Ainsi en 2018, les TPG ont enregistré, tous modes de transport confondus, une erreur de parcours tous les 90?000 kilomètres. Soit deux bonnes fois le tour de la terre sans couac! Qui dit mieux?

La relève est assurée

17 janvier 2019

«La relève est assurée!» constate une dame, tout sourire, devant les vitrines de la papeterie Brachard. La relève? Ben oui! Celle qui, avec talent, dessine ou peint avec de belles couleurs sur du papier ou du carton. Tout ce qui se trouve, précisément, à l’intérieur de la fameuse enseigne genevoise…

Depuis le début de la semaine, ses trois vitrines donnant sur la rue Firmin-Abauzit exposent les travaux des lauréats du 4e concours lancé l’an dernier autour de Ferdinand Holder.

Pourquoi un tel sujet? En 2018, on a fêté un peu partout en Suisse, et même au musée Rath, le 100e?anniversaire de la mort du peintre. Pour la famille qui tient depuis des lustres la papeterie de la rue de la Corraterie, c’était l’occasion de rendre hommage à Ferdinand Hodler. Et de rappeler au grand public que l’homme était client de Brachard, où il trouvait toutes ses fournitures d’artiste. De quoi susciter des vocations, peut-être?

Le concours intitulé «Envie de dessiner?» invitait donc les intéressés à créer une œuvre figurative ou abstraite en s’inspirant des couleurs de l’artiste. Tout un programme! Près de 250?personnes ont joué le jeu et remis leur dessin au rayon Beaux-Arts du magasin.

Un jury a eu ensuite la mission de passer tous les travaux en revue et d’en faire une sélection pour chaque catégorie: enfants, ados, adultes.

Les vitrines donnant sur la voie publique présentent ainsi les œuvres des dix premiers de chaque tranche d’âge. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai une tendresse particulière pour les dessins des enfants, visibles dans la vitrine de gauche, qui explosent de couleurs, de fraîcheur et de spontanéité. Tout est question de goûts et de couleurs, bien sûr, et ce n’est pas Hodler qui dira le contraire.

L’exposition des dessins primés est visible jusqu’au 29 janvier. Ce serait dommage de la rater!

Les horaires de poche

16 janvier 2019

Tout fout le camp, c’est bien connu. Ce qui était utile ne l’est soudain plus, ce qui rendait drôlement service ne le rend plus.

Ainsi l’horaire des «Transports publics entre Lausanne et Genève». Un horaire de poche fort pratique de 274 pages, tout de même, et qui contenait toutes les lignes de trains et de bus, avec leurs arrêts, des plans, des numéros de téléphone et adresses de toutes les entreprises concernées. Les CFF bien sûr, mais aussi les TPG, MBC, TPN, TL, NStM et CarPostal.

Il contenait, car il ne contient plus rien du tout! Édité depuis plusieurs années, cet horaire a connu sa dernière version en 2018. Il n’existe plus en 2019. C’est fini, terminé.

Martin l’a appris à la gare, alors qu’il venait se procurer cette mine d’informations précieuses. La guichetière lui a annoncé la nouvelle. Surprise et déception de l’intéressé, qui comptait beaucoup sur cet indicateur pour organiser tous ses déplacements dans la région en transports publics.

Ainsi donc, à l’heure où l’on prône la mobilité collective, un tel outil n’est plus mis à disposition des passagers?

Effectivement. Les CFF confirment. D’entente avec les autres entreprises éditeurs, ils ont décidé d’arrêter cette publication: «Nous avons constaté que la demande des horaires suprarégionaux a diminué d’année en année.» Donc acte.

Mais, car il y a toujours un «mais» qui se glisse quelque part, la plupart des entreprises de transport maintiennent des petits formats permettant aux clients qui n’ont pas internet de s’informer. Ainsi, les CFF proposent encore des horaires de poche «Région Genève-Lausanne».

Il faudra désormais de nombreuses poches aux passagers non branchés de la région pour organiser leurs sorties. «Le tout numérique laissera beaucoup de monde à quai…» prédit déjà Martin.

Le retour au quotidien

15 janvier 2019

Julie, le retour!

Dès aujourd’hui, je suis de sortie tous les jours, et non plus un jour sur deux comme je le faisais depuis la fin de mars 2017 déjà. Ciel, comme le temps passe…

J’avoue que ça me fait grand plaisir de retrouver un rendez-vous quotidien! Ce rythme de parution va me permettre, je l’espère, un meilleur suivi des affaires et donnera plus de variations, de souplesse dans les thèmes abordés. Plus de respiration aussi.

Espérons que les amateurs de la chronique «Il y a 50?ans» dans «La Tribune» ne vont pas me faire une scène de ménage parce que je lui pique sa place. Je reprends juste mes aises, et advienne que pourra.

Tous ceux qui se décourageaient de voir leur proposition de sujet attendre des jours meilleurs pour passer, ou pas, dans l’encre bleue, pourront à nouveau m’envoyer leur témoignage ou récit. Pas dit que j’en fasse toujours quelque chose, mais il y aura au moins plus de place pour les accueillir.

Ainsi ce courrier, reçu à la mi-décembre, alors que je courais à fond la caisse pour la Thune du Cœur. Il venait de Rita, une dame de Satigny dont je vous avais parlé en 2015. Elle venait de lancer l’action «SOS Népal-village Sakkal» suite au terrible tremblement de terre qui avait détruit la région. Particulièrement un village qui lui était cher, Syalue, perché à 2100?mètres d’altitude près de la frontière du Tibet.

Après des années de levées de fonds et d’engagement, Rita nous signale que c’est désormais mission accomplie: les maisons démolies sont toutes reconstruites, les jardins à nouveau cultivés, les chemins propres. Des poubelles équipent l’école, le monastère et des lieux publics; des robinets ont été posés à différents points d’eau. «Ainsi le projet de reconstruction du village de Syalue se termine avec bonheur!» conclut Rita. Que demander de plus?

La Thune fait des heureux

12 janvier 2019

Pour une fois, vendredi était jour du cochon, pas du poisson!

Hier, notre bon vieux Jules a décidé de rendre les plaques. Faut dire que le goret était complètement vidé. Lessivé. Il a donc rendu sur la table, et jusqu’au dernier centime, tout ce qu’il avait rupé ces dernières semaines et stocké dans ses bourrelets: petits sous, gros sous et billets de toutes les couleurs.

J’ai fait de tout ça des rouleaux et des tas. Puis j’ai compté et recompté pour m’assurer que je n’avais rien perdu en route. Mais non, tout est là.

La collecte 2018 de la Thune du Cœur se monte à 55?043?francs. Plus 313?euros en monnaie qui ne demandent qu’à être changés.

Alors, c’est mieux ou moins bien que d’habitude? J’entends déjà la question. Disons que c’est pas mal du tout, compte tenu des circonstances, mais qu’il y a encore une bonne marge de progression possible. On fera donc mieux la prochaine fois!

Quelques fidèles contributeurs ne se sont hélas pas manifestés cette année. Peut-être ne les ai-je pas assez relancés? Ou alors ils en avaient marre de Jules? Ou ne pouvaient plus le remplir? Mais nous avons aussi pu compter sur des donateurs indéfectibles, comme des occasionnels, que je remercie encore chaleureusement au passage. Sans eux tous, rien ne serait!

Nous avons remis hier le montant de notre action de solidarité aux représentants de Partage, Carrefour-Rue et du Bateau Genève, qui nous accueillait pour l’occasion. Ces associations étaient ravies de disposer ainsi de fonds supplémentaires pour venir en aide à celles et ceux qui vivent ici dans une grande précarité. Je vous recommande de lire en page 5 l’article qui donne plus de détails sur ce moment de partage.

Une autre bonne nouvelle? À partir de mardi prochain, je reviens tous les jours vous tenir compagnie avec l’encre bleue. Comme avant, quoi! Faudra donc mettre la briquette pour m’aider à alimenter ces billets quotidiens.

Je compte sur vous!

Une quête au goût du jour

10 janvier 2019

Vous avez vu la dernière?

Le cirque national suisse vient de réussir haut la main sa première campagne de financement participatif! En quatre mois, la famille Knie est parvenue à se faire offrir une nouvelle toile de chapiteau pour ses 100?ans. Un joli cadeau d’anniversaire, ma foi!

L’entreprise familiale espérait collecter 250?000?francs, elle les a eus, et plus encore. Alors là, je dis bravo, chapeau les artistes! Ils ont même offert au plus chanceux des donateurs, tiré au sort, de passer un week-end avec la famille Knie. Le rêve! Voilà une affaire rondement menée.

Et vous avez vu l’autre dernière, en France?

Une cagnotte a été mise en ligne pour soutenir l’ex-boxeur soupçonné d’avoir agressé des gendarmes à Paris, lors de «l’acte VIII» des «gilets jaunes». En quelques heures, elle a grimpé à plus de 110?000?euros, suscitant l’ire de la classe politique et des forces de l’ordre. Par gain de paix, la plateforme a finalement décidé de clore la collecte.

Mais tout de même. Je m’interroge. Devrais-je radicalement changer de méthode pour lever des fonds en faveur des plus défavorisés d’entre nous?

Devrais-je me lancer dans le «crowdfundig» pour la prochaine Thune du Cœur, avec des objectifs à atteindre, des publics cibles à définir, des statistiques à tenir? Ou alors «créer le buzz» à propos de je ne sais quoi et susciter des dons dingues qui feraient exploser le montant de notre collecte?

Parce mon bon vieux Jules, malgré sa panse rebondie, ne fait pas vraiment le poids à côté des deux exemples donnés.

Mais je ne vais pas en dire plus pour l’instant. Car nous allons remettre ce vendredi le fruit de ses entrailles à trois associations: Partage, Carrefour-Rue et le Bateau Genève. Je vous raconterai tout ça par le menu samedi. Et plus, si entente…

La guirlande en rade

8 janvier 2019

Quand la nuit tombe, et elle tombe vite ces temps-ci, Geneva Lux brille de mille feux au centre-ville, et c’est un régal pour les yeux. Ce festival de lumières embellit ainsi vingt-cinq espaces publics qui sont transformés, déguisés ou mis en valeur par des artistes de façon poétique, voire amusante.

Et c’est beau, une ville, la nuit…

Profitez, ça ne va pas durer! Lundi prochain, le 13 janvier, il ne restera plus rien de ces créations lumineuses qui nous ont ravis depuis la fin de novembre. La prise électrique sera retirée, et puis au revoir et à l’année prochaine.

L’extinction de Geneva Lux redonnera peut-être du jus à celui assure par tous les temps, et toute l’année, la plus jolie décoration de la ville: le fameux cordon de la rade! Or cette guirlande lumineuse qui ceint le bout du lac comme le ferait un collier de perles autour d’un cou n’a plus rien glamour.

Depuis des semaines, cette parure est d’une tristesse absolue. Je n’ai pas fait le compte, mais sur certains tronçons, il n’y a plus qu’une ampoule sur deux, et encore, qui fonctionne. Faut dire qu’il y en a 4200 en tout…

On dirait que la guirlande s’exprime en morse lumineux pour nous dire «Au secours! Regardez-moi, je suis toute mitée, je pâlis, je m’efface du paysage. Faites donc quelque chose!»

Oui, mais quoi? À la Ville de Genève, on nous dit que ces lampes sont de technologie LED, car elles consomment peu d’énergie et sont durables. Ce qui est plutôt bien vu. Oui mais voilà: les ampoules ont été changées en septembre, et 70% d’entre elles présentaient un défaut de fabrication. Moche!

Des pièces ont été retournées au fournisseur, lequel s’est engagé à remplacer à ses frais l’intégralité des lampes au printemps. Il a déjà fourni 600 unités pour pouvoir continuer à éclairer le pont de la Machine et le Jardin anglais. Le reste, ma foi, attendra. Post Tenebras Lux, c’est bien connu!

Des rois et des reines bien enrobés

5 janvier 2019

«M’as-tu vu en roi?» «Pourquoi pas, si tu tires la fève! T’auras enfin droit à la couronne…»

On a beau faire, c’est toujours la même histoire: Nouvel-An est à peine digéré qu’on remet déjà une couche de frangipane sur l’estomac dimanche, à l’occasion de l’Épiphanie. On ne va pas s’en sortir…

Les boulangeries tournent ces jours à plein régime pour fabriquer des galettes des Rois les plus sucrées, les plus dodues et savoureuses qui soient, avec des figurines cachées à l’intérieur, juste bonnes à se casser les dents dessus. Encore un coup des dentistes, diront certains. Même pas. C’est pour nous donner l’occasion d’être, une fois dans la vie, sacré roi ou reine d’une assemblée, ce qui change plutôt de l’ordinaire!

Si l’Épiphanie a lieu un peu partout le dimanche 6 janvier, elle sera fêtée lundi 7 à Perly. Les habitants de la commune sont invités à venir déguster le vin chaud chez Suzanne et Louis Portier dès 18?h et à partager un bon moment. Mon nourrain sera de la partie puisqu’une tournée de thunes est prévue à cette occasion.Ce sera sa dernière sortie. Car son heure a sonné: vendredi prochain, le Julot passera sur le billot! Un rude moment pour lui, mais une bonne nouvelle pour les trois associations qui se partageront alors la galette du roi Jules.

En avant la musique!

3 janvier 2019

Nous y voilà! La nouvelle année est là, pleine de promesses et de bonnes résolutions en tous genres. Elles ne seront pas faciles à tenir, c’est sûr. Le naturel revient si vite au galop…

Mais en avant la musique! Nous avons ainsi commencé 2019 sur la meilleure note qui soit en assistant au Concert de l’An donné, faut-il le rappeler, au bénéfice de la Thune du Cœur.

À la nuit tombée, la foule des grands jours emplissait le temple Saint-Gervais alors que les rues alentour, voire la cité entière, étaient étrangement dépeuplées.

C’est donc sous les voûtes de ce bel édifice et dans une ambiance chaleureuse que les musiciens de l’Ensemble Instrumental Romand ont joué sous la direction du maestro Eric Bauer, avec Abdel-Hamid El Shwekh au violon. Le comédien Vincent Aubert assurant quant à lui la liaison entre les œuvres de Vivaldi, de Mozart et des tangos à faire chavirer les cœurs.

Un moment de belle émotion qui a donné des ailes au public, plus le sourire aux lèvres. Les Jules qui montaient la garde à la sortie de cette heure musicale ont tout naturellement été truffés de thunes, pour leur plus grand plaisir.

Avec la collecte faite à l’issue du concert, que les musiciens avaient déjà donné dans l’après-midi du 1er janvier à la salle Opéra des HUG, plus celle de Saint-Gervais, nous avons rassemblé 4229?francs et une brassée d’euros.

Un grand merci à l’Ensemble Instrumental Romand, à son chef et à la Fondation Coromandel qui a soutenu cette prestation.

Au lendemain des Fêtes, la panse de Jules s’élargit encore de quelques centimètres. Pour lui, les bonnes résolutions, c’est de prendre encore du gras, pas d’en perdre! Il doit bien être le seul dans son cas…

Mais je ne vais pas oublier l’essentiel: bonne et heureuse année à vous, santé, bonheur, et toutes ces sortes de choses!

La toute dernière ligne droite

29 décembre 2018

Nous sommes donc dans la dernière ligne droite. Celle qui voit le beau Jules pousser son ultime sprint, avec l’énergie du désespoir. Le pauvre. Il sait ce qui l’attend, au tournant de l’an!

Car après l’avoir encouragé des semaines durant à se doper à la thune et plus, si entente, je lui ouvrirai la panse froidement au début de janvier, quand sonnera l’heure des comptes.

À ce propos, si des communes genevoises, des entreprises ou des banques de la place bouclent ces jours leur année le sourire aux lèvres, il ne faudrait surtout pas qu’elles se gênent! Notre Jules prend volontiers une partie de leurs bénéfices. Même petite! L’essentiel, c’est de participer, n'est-ce pas?

C’est ainsi que le nourrain a reçu avec plaisir la contribution de Lola (9), Gigi (60), Pépé (91), les parenthèses indiquant les âges et non le montant des dons, doublé par Jean-Pierre (62). Top! Il ronronne aussi d’aise devant les largesses répétées de l’atelier d’architecture Eric Dunant et celles de l’atelier Décorann. Annette, Martine, leurs élèves de peinture sur porcelaine et amis ont fait un loto, vendu des pièces et vidé des tirelires pour lui. Merci!

Cédric a aussi cassé le petit cochon où il a glissé des sous toute l’année, comme l’ont fait également les pros du cochonnet, lors de l’apéritif de Noël de la Pétanque de Confignon.

Et s’il est encore un rendez-vous à ne pas manquer, c’est bien le concert de l’an qui sera donné par l’Ensemble instrumental romand en faveur de la Thune du Cœur. Un plaisir qui ne se refuse pas! Après avoir joué le 1er janvier 2019 à la salle de l’Opéra des HUG (15?h), l’orchestre se produira à l’Espace Saint-Gervais à 18?h, avec un programme pétillant comme les bulles de mousseux de la veille.

Bonne année à vous tous!

Rockers, bridgeurs, nageurs et pompiers!

28 décembre 2018

Vous pensiez peut-être que j’étais partie en vacances sans rien vous dire, en laissant tout en plan? Que nenni! Je turbine à plein régime pour la Thune. Et si l’encre bleue n’a pas été fidèle au rendez-vous ces derniers temps, c’est faute de place. Comme si j’en prenais beaucoup. Bref. On en était où, déjà?

À la Thune du Cœur! J’étais de sortie vendredi dernier à la Brasserie des Artisans pour la soirée organisée en sa faveur. Une ambiance du tonnerre! Le groupe de rock Hot Spot a fait danser les foules et une tombola géante (une thune le billet) a fait quantité d’heureux, avec des lots de vins et d’autres produits du terroir qui n’arrêtaient pas de sortir des réserves, comme par magie. Jules s’est sacrément bien rempli la panse, ce soir-là!

Un immense merci à tous ceux qui ont organisé l’événement, spécialement Delfim, le patron des lieux, et Pierrot, l’homme sans qui rien ne se ferait, et à qui l’on souhaite un prompt rétablissement.

Avant d’aller guincher aux Artisans, j’ai reçu la généreuse contribution des SIG et de ses collaborateurs, une collecte rassemblée lors de leur Revue de l’Escalade. Les SIG branchés au courant de la solidarité, c’est extra bleu ciel!

Me sont aussi parvenues les enveloppes garnies venant des bridgeurs du Club rive gauche et du club de bridge du Mouvement des aînés, et celle du groupe sportif de l’association d’usagers des Bains des Pâquis. Bien joué! Les voisins de la courette des Noirettes ont aussi pensé à Jules lors de leur apéro.

Un membre de l’Amicale des sapeurs-pompiers de Plan-les-Ouates est encore venu remplir notre nourrain avec l’oseille récoltée lors de la soirée du Noël communal. Ces hommes du feu y ont mitonné et distribué leur fameux risotto, et leur tirelire s’est remplie de dons, de retours de consignes ainsi que du bénéfice de la vente de sapins de Noël. Bravo, et vive les pompiers!

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