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ChroniquesL'encre bleue

Partie 8 de la série

Quand Genève faisait rêver

8 juin 2019

«Genève est un grain de musc qui parfume le monde»…

La formule, odorante à souhait, est signée Capo d’Istria. Elle figure dans un petit dépliant touristique datant du temps jadis, quand la ville faisait encore rêver!

C’est mon pucier préféré qui a déniché ce document je ne sais où (secret des sources...) et qui me l’a filé. Proposé avant-guerre aux gens de passage par le Bureau de renseignements officiels, sis à la place des Bergues, ce joli objet est constitué de quatre longues cartes reliées entre elles par un ruban aux couleurs locales et est agrémenté de dessins en couleur.

En le feuilletant, on prend instantanément conscience du temps passé et des changements survenus.

Sous le chapitre «Genève sanitaire», on lit ceci: «Climat sain, tonique, recommandé aux anémiques, aux personnes surmenées (!!!) Eau la plus pure de celles des villes d’Europe. Épidémies inconnues, canalisations parfaites. Température moyenne sans grands froids ni grandes chaleurs. Mortalité 14 pour mille.»

Mieux encore. Sous «Genève, ville de séjour», on découvre qu’elle «offre toutes les ressources d’une capitale, tout en étant une petite ville au milieu de la belle nature. Vie à bon marché (!!!) Les étrangers qui n’exercent pas de profession sont exempts d’impôts»…

Enfin, il est encore précisé: «Appartements et villas modernes à prix modérés.» Aujourd’hui, de tels arguments font vraiment rêver!

Sur le plan donnant en heures la distance séparant Genève des principales villes d’Europe, on apprend que Paris était alors à 11 h de la Cité de Calvin, Rome à 25 h 30, Berlin à 24 h, Marseille à 12 h, Bruxelles à 16 h 30. Le type de véhicule utilisé n’est pas précisé.

Et pour ceux qui restaient à demeure au bout du lac, la ville assurait des Théâtres d’hiver et d’été, des salles de concert et cercles divers.

Que demander de plus?

Faire de la monnaie...

7 juin 2019

Gare de Satigny, un jour de printemps. Un monsieur, inconnu des habitués de la halte ferroviaire, demande à un cher collègue de la Julie s’il peut lui faire la monnaie d’une pièce de 2 francs.

«Mais bien volontiers», lui répond Jean-Claude. Il sort alors son portefeuille de la poche, ouvre grand la partie qui contient les pièces, trifouille un moment dans la grenaille accumulée et finit par trouver ce qu’il cherche.

Les deux hommes sont contents de l’opération. Jean-Claude, parce qu’il a pu rendre service. Le type inconnu, parce qu’il vient de réaliser une excellente affaire.

Car pendant que le brave Genevois cherchait des pièces de 20 ou de 50 centimes, l’autre gus n’a pas sagement attendu en retrait le résultat des courses. Il a piqué vite fait pas tard, et sans se faire voir, le billet de 200 francs glissé dans le portefeuille qui lui faisait de l’œil.

Mon collègue, bien sûr, ne s’en est rendu compte que beaucoup plus tard. Il a été à la fois admiratif de la dextérité du bonhomme, déçu de cette fourberie et fâché contre lui-même de s’être fait rouler si facilement.

On ne la lui refera plus, promis juré! C’est pourquoi il a tiqué l’autre jour dans les couloirs de l’Hôpital cantonal quand il a vu un autre inconnu, semblable à celui de la gare de Satigny, occupé à rejouer la même scène à une dame venue rendre visite à un malade. Elle était sur le point de faire de la monnaie contre la pièce de 2 francs qu’il lui tendait. Et de se faire plumer.

Jean-Claude a sonné la cavalerie et le service de sécurité a mis le changeur de monnaie à la porte. Ce qui ne l’a sans doute pas empêché d’aller refaire le même manège auprès d’une autre personne prête à rendre service.

Alors si le besoin d’aider est plus fort que tout, ayez toujours de la monnaie en poche au cas où, et gardez votre portefeuille à l’abri des tentations…

Apprendre à aimer lire

6 juin 2019

Quand on aime, on ne compte pas.

Sauf s’il faut additionner des voix pour exprimer une préférence. Un livre chéri, par exemple.

Des élèves de la Ville de Genève ont ainsi compté les avis des uns et des autres avant de décerner le «Coup de cœur des jeunes lecteurs», 4e du genre. Ce prix a été remis mardi lors d’une cérémonie tout ce qu’il y a de plus officielle et néanmoins joyeuse.

Certes, les 1800 enfants de 5P et 6P qui ont participé à cette opération de sensibilisation à la lecture n’ont pas tous fait le déplacement. Seule une classe de l’école de Cayla a été invitée au Palais Eynard pour assister à l’exercice et discuter avec la conseillère administrative Esther Alder des raisons de son choix.

Une classe seulement sur les 89 qui ont lu, durant trois mois, trois livres proposés par les bibliothèques municipales et deux librairies partenaires, avant de désigner leur titre favori.

Lire un livre par mois, ce n’est donc pas la mer à boire, pour celles et ceux qui ont biberonné aux bouquins durant toute leur enfance, et même après. Mais pour ces nouvelles générations nées avec toute une gamme d’écrans sous les yeux et dans les mains, se plonger dans un bouquin relève presque de l’exploit!

Et c’est justement pour titiller les enfants qui viennent d’apprendre à se débrouiller seuls en lecture que ce prix a été lancé. Pour leur apprendre à aimer lire. Et à donner leur avis. Trois titres ont été présentés aux enfants par des médiateurs dans la bibliothèque de leur secteur, ils s’y sont plongés, puis ont voté.Au final, 39 classes sur 89 ont plébiscité «Juliette Pommerol chez les Angliches», de Valentine Goby, paru aux éditions Thierry Magnier. Un titre que l’on peut donc recommander!

Les jeunes lecteurs qui ont participé à l’aventure ont reçu un bon d’achat de 20 francs. De quoi s’offrir un nouveau bouquin à dévorer pendant l’été!

La musique partageuse

5juin 2019

Quand il fait pareille et subite touffeur, rien de tel que d’entrer dans une église!

Pas besoin d’avoir la foi chevillée au cœur pour se glisser dans ces endroits accueillants, paisibles et frais!

Car si l’agitation et les bruits divers règnent trop souvent aux portes de ces édifices, plus rien de tel ne se perçoit dans ces intérieurs à lumière tamisée où le temps semble ralentir, et le calme revenir. Une certaine sérénité aussi, à regarder les murs, les vitraux, ou à se laisser aller à l’instant présent.

Que l’on vienne dans les églises pour prendre le frais ou se ressourcer spirituellement, les moments passés en ces lieux sont toujours bons à prendre. Et qui plus est lorsqu’il s’y tient un concert de musique classique en faveur d’une bonne cause!

Ainsi, c’est dans l’ancien temple de Saint-Gervais, sis rue des Terreaux-du-Temple, que les amateurs se rendront ce jeudi 6 juin à 20?h pour un concert donné au profit de la Fondation Partage.

L’Ensemble instrumental romand, placé sous la direction d’Eric Bauer, jouera un programme tonique avec l’«Ouverture des Noces de Figaro» et la «Symphonie N° 25 en sol mineur KV 183» de Mozart, ainsi que la «Symphonie N° 1 en do majeur Opus 21» de Beethoven.

Ce concert bénéficie du soutien de la Fondation Coromandel. Cela signifie que les musiciens professionnels sont rémunérés et que l’entrée au concert est libre, les spectateurs faisant un don lors de la collecte organisée à l’issue de la prestation musicale. Et ils sont fort généreux, si je me souviens du concert de l’An donné dans ce même lieu par Eric Bauer et ses musiciens au profit de la Thune du cœur.

Le concert de jeudi fait donc du bien tout partout. Et elle ravit particulièrement la Fondation Partage, la banque alimentaire qui lutte sans cesse contre la faim et le gaspillage alimentaire à Genève.

Le temps des coquelicots

4 juin 2019

Les fleurs sont peut-être périssables, mais elles sont préférables aux bonbons, n’en déplaise à l’ami Brel!

Ainsi les coquelicots…

Ces fleurs sauvages animent depuis toujours les champs à perte de vue, formant des vagues rouge vif ou des pointillés qui allument le paysage, inspirant de grands éblouissements aux peintres, aux chanteurs ainsi qu’aux êtres sensibles à la beauté des choses. Vous et moi, donc.

Ces sauvageonnes graciles et rebelles n’en font bien sûr qu’à leur tête. Parties de la vaste campagne, elles s’invitent toujours plus souvent en ville, au petit bonheur la chance. Elles surgissent soudain dans des lieux incertains, au gré des humeurs d’une graine portée par le vent et qui trouve là de quoi pousser et s’épanouir. Une tache rouge dans le gris triste d’un trottoir.

Elles sont parfois aussi aidées par quelques mains vertes et amies qui les incitent à faire leur nid dans les plates-bandes un peu fofolles, au pied des arbres ou en bordure de jardins. Ces belles plantes se font citadines et leur robe flamboyante nous fait de l’œil au moment où l’on s’y attend le moins.

Les coquelicots tirent leur nom, dit-on, d’une ressemblance avec la crête d’un coq. Pour la couleur, je veux bien. Pour la matière, c’est une autre affaire, même si j’avoue avoir rarement tâté l’excroissance charnue sur la tête de ce gallinacé… Mais il est évident que leurs pétales sont fins et doux, presque soyeux. Et dans la symbolique des fleurs, il est écrit que ces pavots sauvages évoquent le repos, la quiétude et la consolation. Rien à voir avec le chant du coq!

Rincez-vous donc l’œil de coquelicots, c’est pile le moment, et c’est bon pour le moral. Il serait temps aussi de s’intéresser à «L’appel des coquelicots», une récolte de signatures en ligne visant à interdire l’usage des pesticides, mais c’est encore une autre histoire…

Donner, c'est donner...

31 mai 2019

«Donner c’est donner», dit l’adage. On pourrait donc s’attendre à ce que je continue en disant «reprendre, c’est voler…» Eh bien non, c’est pas tout à fait comme ça que ça se passe.

Exemple: quand un contractuel donne une amende à un automobiliste visiblement fautif, le don est définitif. Il ne peut plus le reprendre. Même s’il a ensuite des remords…

Celui qui colle ainsi un papillon sur le pare-brise d’une voiture stationnée sur une place réservée aux personnes handicapées, où aucune carte visible atteste que le conducteur l’est vraiment, a raison de le faire. Car il est interdit de se garer là si l’on ne possède pas une carte «handicapé», carte qui est rattachée à un être, non à un véhicule.

Si cette voiture est bel et bien pilotée par quelqu’un qui a droit à cet emplacement mais qui a oublié de le signaler, ça devient vite compliqué!

Car il aura beau essayer de faire des courriers explicatifs à la Fondation des parkings pour tenter de faire sauter l’amende de 120?francs donnée par ses agents, il se heurtera vite à un mur! Pour la simple et bonne raison que ce service n’a pas la compétence pour annuler une amende valablement émise.

Seul le service des contraventions a ce pouvoir. Pour obtenir gain de cause, il faut mettre les formes: faire opposition à temps, présenter sa carte de handicapé, prouver qui conduisait au moment précis de l’infraction, emballer le tout joliment et attendre le verdict.

C’est tout de même assez compliqué pour réparer la faute d’avoir oublié de glisser sa carte derrière la vitre du véhicule…

Oui mais. On peut aussi dire qu’en mettant de telles amendes, les contractuels protègent les personnes à mobilité réduite qui voient trop souvent leurs places réservées occupées par des gens bien portants qui trichent ou qui ont la flemme d’aller se garer plus loin.

Il n’y a donc pas de solution miracle.

L'amiral arrive à bon port

29 mai 2019

Le buste de l’amiral François Le Fort ne se dresse plus sur la place Sturm.

Ces dernières années, il campait tristement en lisière de ce périmètre en travaux, exposé à la créativité brouillonne de certains graffiteurs.

C’est en janvier déjà que la statue du plus russe des Genevois a disparu de la circulation pour laisser place libre au chantier du Pavillon de la danse.

Inutile pour autant de lancer un avis de recherche: le buste de cet homme illustre, représenté à l’ancienne avec une perruque frisottante, la tête altière et l’allure conquérante, n’a pas fini aux oubliettes de l’histoire.

Il vient de réapparaître en ce joli mois de mai là où il aurait sans doute dû se trouver depuis le début. C’est-à-dire depuis 2006, quand la mission de Russie a offert à Genève ce monumental cadeau en souvenir de celui qui était né au bout du lac en 1656 et qui devint amiral de la flotte impériale et général des armées du tsar Pierre le Grand.

Le buste de François Le Fort a donc trouvé refuge au square de la rue François-Le-Fort, dans le quartier des Tranchées. Précisément sur la partie herbeuse centrale, à la hauteur de la rue Émilie-Gourd. L’amiral arrive ainsi à bon port!

Avant son transfert, décidé par la Municipalité, la pierre du socle a été refaite, et un rang de pavés est venu compléter son pourtour. Il ne devrait plus pouvoir s’échapper ainsi. Mais pourquoi aller voir ailleurs quand il a, dans sa ligne de mire, l’église russe de Genève avec ses coupoles dorées et toutes ces belles demeures alentour…

Aucune manifestation officielle ne sera organisée ces jours puisqu’il s’agit d’un simple déplacement, et non d’une inauguration. Si les donateurs du buste sont déjà au courant du transfert, le descendant de l’amiral – et son homonyme parfait – sera sans doute content d’apprendre que son prestigieux aïeul a enfin regagné ses pénates.

Le signofile au giratoire

28 mai 2019

La police cantonale a des priorités que le simple pékin ignore, me signale Isabelle, en écho à mon billet de samedi sur la jungle urbaine. Et sa priorité ne semble pas être celle de droite ou du feu rouge à faire respecter.

L’histoire qu’elle me raconte alors tourne autour du giratoire qui noue les rues Giuseppe Motta, du Pré-de-la-Bichette et le chemin Louis Dunant, près de la piscine de Varembé, non loin de la place des Nations.

Ce rond-point est tellement minuscule que les automobilistes ont à peine le temps de s’y engager et d’essayer de mettre leur clignotant pour indiquer où ils veulent sortir qu’ils sont déjà hors du cercle pour filer droit sur la route.

Mais en cet après-midi du mois d’avril, la police veille au gain!

Elle est postée là, pépère, et surveille le manège des voitures. Ses hommes arrêtent ensuite pratiquement tous ceux qui ont mis une roue sur le giratoire et qui n’ont pas mis le fameux signofile pour le quitter.

Isabelle fait partie du lot. Elle admet qu’elle a fauté, faute de temps ou de conviction pour cette règle de circulation assez peu adaptée à l’endroit. Mais elle n’a pas son mot à dire. Elle reçoit donc le recommandé par la poste, avec l’ordonnance pénale plus la douloureuse, qui se monte à 240 francs…

Eh oui, la police tape souvent là où ça fait le plus mal: dans le porte-monnaie!

Une telle amende pour un clignotant oublié à ce giratoire-là passe assez mal. Son prix paraît disproportionné, rapport à la gravité de la faute, alors que des gens continuent de conduire en téléphonant ou grillent des feux de signalisation sans être autrement inquiétés. La vie est injuste…

Mais la mésaventure d’Isabelle est là pour rappeler aux conducteurs qu’il faut toujours se méfier des giratoires et du zèle policier. Et qu’un signofile, c’est si facile…

Le grand déballage

27 mai 2019

Ils déballent tout au grand jour: habits, vaisselle, vieilles pompes, jouets et bouquins fatigués, bijoux de pacotille ou trésors amassés au fil d’une vie par des collectionneurs obsessionnels et qui finissent par devenir trop encombrants. Les trésors, donc.

Tous ces objets qui ont fait partie du quotidien de vos voisins, de vos copains ou de parfaits inconnus se retrouvent un jour livrés sans retenue à la vue des passants. Ils sont exposés sur des tables ou à même le sol lors de ces braderies de quartier qui transforment les rues en puces géantes.

C’est un peu de l’intimité de chaque foyer qui s’étale alors sur la voie publique. Et c’en est parfois assez troublant…

Les gosses qui ont grandi soldent leur enfance de joueur de Playmobil ou d’apprentie magicienne au plus offrant. Les ados se défont de patins, de jeux électroniques obsolètes, de tout ce que la famille pensait bien pour eux. Les adultes se débarrassent du reste.

Et ce reste est gigantesque, vertigineux! Tant de matériel inutile dont on croyait ne pas pouvoir se passer au moment de l’achat mais dont l’usage prouve au contraire que l’on peut très bien faire sans. Tant d’affaires qui ne font qu’occuper l’espace vital sans apporter plus aucune satisfaction. Tant de choses inutiles, tant de gaspillage…

Tout cela attend preneur. Il tarde parfois à venir. Le but de certains passants n’est-il pas justement de flâner là mais de ne rien acheter, puisqu’ils ont déjà tout?

Des objets passent pourtant d’une main à l’autre, et ce grand déballage public fait toujours des heureux. À ce titre, les habitants des Délices (Les Délicieux et les Délicieuses?) ont été gâtés: ils ont vu des policiers genevois jouer sur scène, et en uniforme de service s’il vous plaît, des reprises de rock bien carré. «Jouez-cool» qu’ils s’appellent.

Et ils l’étaient vraiment!

Dans la jungle urbaine

25 mai 2019

Quand les feux de signalisation deviennent purement indicatifs, et non plus contraignants comme ils devraient l’être, ça craint vraiment!

Vous l’avez sans doute remarqué: ils sont toujours plus nombreux, ces usagers des routes genevoises, toutes catégories confondues, qui n’en font plus qu’à leur tête, ignorant superbement les règles les plus élémentaires de circulation, risquant à tout instant de mettre en danger le premier venu.

Ces individualistes forcenés auraient tort de se gêner puisque leurs écarts de conduite se font généralement dans l’indifférence des autorités. Et dans une impunité quasi totale quand ces infractions se passent sans casse.

Il suffisait ainsi de pas grand-chose pour que je ne sois plus en mesure de vous écrire ce billet bleu. Une voiture qui grille allégrement un feu rouge, et c’était moi qui virais rouge sang sur le bitume, sans mes bons réflexes. Ben oui, les deux-roues font rarement le poids contre une carcasse métallique…

Alors quoi, n’y a-t-il donc personne pour endiguer cette marée d’incivilités routières? Pas l’ombre d’un uniforme aux nœuds routiers importants, là où la peur du gendarme ferait peut-être encore effet pour réguler le trafic…

La police répète en boucle qu’elle ne peut pas être partout. Certes. Mais dans la circulation, elle est la bienvenue!

Je me souviens encore de ces guérites posées à certains carrefours genevois où se tenaient des messieurs, en tenue grise je crois, et qui guidaient de là-haut les flots de voitures en faisant tournoyer leur bâton blanc. C’était au siècle dernier, quand il y avait moins de monde, moins de trafic, moins de tout.

Sans réclamer pour autant le retour de ce type de dispositif, il faudrait que les garants de notre sécurité soient plus présents dans le trafic automobile. Ne serait-ce que pour donner l’illusion de nous protéger dans cette jungle urbaine. Quant à changer le comportement de certains usagers, ça semble perdu d’avance!

Un samedi qui rassemble

24 mai 2019

Il y a des jours comme ça dans le calendrier des Genevois. Tout se passe en même temps. Et tout tente…

Autant donc attaquer ce samedi 25 mai avec un programme bien établi, histoire de ne rien rater. Certains débuteront leur journée du bon pied par la tournée des Caves ouvertes, manifestation si joliment annoncée ci-dessus. Pas sûr qu’ils l’aient encore quelques heures plus tard, le bon pied.

Car ceux qui pousseront les portes des 80 caves du canton pourront découvrir le millésime 2018, d’ores et déjà qualifié d’«exceptionnel» par notre cher Robert Cramer, président de l’Interprofession du vignoble et des vins de Genève. Un fin connaisseur. Ils dégusteront aussi les crus élevés en barrique du millésime précédent, sous l’œil attendri des vignerons du Mandement, de la région «entre Arve et Rhône» et celle d’«Arve et lac».

Bacchus s’en lèche déjà les babines!

Et tandis qu’on lève généreusement le coude dans les caves de la République, les pompiers de la ville de Genève, toujours sur le pont, organisent matin et après-midi une initiation aux gestes qui sauvent des vies au cœur de sa caserne principale de Plainpalais.

Bonne nouvelle, cette action citoyenne est gratuite. Elle a pour but de familiariser la population aux bons réflexes en cas d’incendie ou lorsqu’une personne fait un malaise. L’inscription au Samedi qui sauve est ouverte aux personnes dès l’âge de 10?ans (www.pompier.ch).

Entre ceux qui boivent et ceux qui sauvent, il y a encore ceux qui aident: 800 bénévoles et des milliers de clients de 80 supermarchés de Genève vont ainsi participer au Samedi du partage, afin de récolter des tonnes de denrées pour venir en aide aux plus démunis.

Et dire que toutes ces réjouissances ont lieu alors que la veille, aujourd’hui, donc, c’est la Fête des voisins! On n’est pas encore couché…

Mais où diable est la boîte?

22 mai 2019

Amis voyageurs, ne paniquez plus!

Inutile de courir à gauche à droite à toute berzingue pour trouver la boîte aux lettres où glisser l’ultime courrier avant de grimper dans le train. Ou l’avion. Car La Poste pense à tout. À condition d’avoir un portable…

Mais ce détail, Henri l’ignorait!

Juste avant de partir en vacances à Paris, il avait encore une lettre importante et urgente à expédier avant de monter dans le TGV. Arrivé à Cornavin une demi-heure avant le départ du train, notre homme, galant, laisse sa femme l’attendre près des bagages et s’en va chasser la boîte jaune.

Car il y en a forcément une dans la gare! Le Genevois arpente à toute allure les halls sans rien voir. Pas davantage côté ville. Les Securitas de service, à qui il demande conseil, l’expédient au fond de la galerie commerciale. Mais où diable se cache-t-elle? Mystère.

Il sort sur la rue piétonne du Mont-Blanc: rien à l’horizon, si ce n’est la grande et majestueuse Poste au loin. Pas le temps d’y aller, les minutes filent. Retour dans la gare pour se renseigner au guichet CFF: les employés fédéraux ne savent pas. Ça se corse.

Henri se dit alors qu’aux Grottes, il doit bien se trouver une boîte, puisqu’il y en a près de 140 en ville de Genève… Le TGV part dans quinze minutes, il accélère le pas. Rien sur la place des Grottes. Un tenancier de bistrot l’envoie en bas de la Servette. Il y court. Nada.

Et c’est en sprintant sur le retour que, oh miracle, il voit la salutaire boîte jaune discrètement installée dans le passage souterrain, côté arrêts de tram.

Alors un conseil, me dit La Poste. Pour éviter ce genre de mésaventure, suffit de consulter son application jaune qui localise les boîtes aux lettres autour de nous pour guider nos pas droit sur elles. Henri aurait ainsi évité de courir à toute berzingue et de s’énerver.

La technologie a parfois du bon. À condition d’y avoir accès.

Comment la protéger?

23 mai 2019

On va l’appeler Jeanne, car comme l’amie de la chanson de Brassens, elle a toujours eu le cœur sur la main.

Mais voilà. Parvenue à un âge respectable, et atteinte dans sa santé, elle est devenue la proie d’un escroc… Comment ce beau parleur s’y est pris pour l’embobiner, mystère. Mais elle a cru à son histoire de frais d’avocat à régler pour que le pauvre hère puisse récupérer une somme qui lui était due.

Alors Jeanne lui prête des thunes. Ou plutôt elle les lui donne, car elle ne les reverra jamais, contrairement à ce qu’elle pense. Elle donne d’abord un peu, puis toujours plus, allant même jusqu’à emprunter de l’argent à son ancien mari, puis à ses sœurs et à ses amis pour le passer à ce jeune père de famille qui a tant de peine à joindre les deux bouts…

Sauf qu’à dilapider ainsi des milliers de francs, son AVS et ses rentes y passent. La Genevoise n’a vite plus de quoi manger, son loyer est impayé, elle a des dettes partout. Et quand ses proches la mettent en garde, elle défend bec et ongles son manipulateur.

De guerre lasse, sa fille intervient auprès de la police pour déposer une plainte contre l’individu qui profite de la faiblesse de sa mère et la met sur la paille. Mais l’agent lui signifie qu’à part rédiger une «main courante», il ne peut pas faire grand-chose d’autre. C’est à Jeanne de dire qu’elle est en danger.

Alors la famille passe la vitesse supérieure. En début d’année, elle fait les démarches pour placer l’aînée sous curatelle. Le tribunal l’accorde au mois de mars. Mais à la mi-mai, il n’y a toujours pas de curateur, ou de curatrice, pour défendre les intérêts de Jeanne.

Si bien que le vampire est à nouveau parvenu à lui soutirer tout son argent, soit son AVS et ses rentes de mars et avril. Et bientôt les versements de mai?

C’est terriblement long le temps qu’il faut pour porter secours à une personne âgée et malade.

Une nuit très top secret

21 mai 2019

Ah, la Nuit des musées! Je ne m’en suis pas encore remise, tant il y avait à voir, à tester, à fureter dans tous les coins de la ville et jusqu’à plus d’heure, bien sûr.

Et dire qu’il faut pareille manifestation pour que nous prenions enfin le temps de (re)découvrir les trésors qui se cachent derrière les murs imposants de nos institutions culturelles…

Ce samedi un brin grisouille a ainsi vu plus de 12?000 personnes se balader de la Fondation Bodmer jusqu’aux Berges de Vessy, chacun composant son parcours en fonction de ses intérêts, du temps à disposition ou de sa curiosité.

J’avoue avoir fait à cette occasion une très belle découverte: le Musée des sapeurs-pompiers! Un lieu aménagé de leurs mains par les pompiers professionnels, avec quantité de véhicules et d’accessoires extraordinaires. Un musée animé par des retraités, tous bénévoles et passionnés par la présentation de leur métier à un large public.

Et l’on voudrait déménager le tout à l’avenir? Au secours! Ces serviteurs de la collectivité publique méritent d’avoir un lieu à eux qui ne soit pas remis en question à la première occasion. Non mais, pas touche aux pompiers!

Pour revenir à la Nuit des musées, j’ai été chiffonnée, et d’autres avec moi, par le «pass» mis en vente par la Ville de Genève. Elle qui se veut championne du développement durable et qui vante la récupération tous azimuts nous file un sésame fort peu dégradable.

Chaque participant reçoit un tour de cou sur lequel est inscrite à tout jamais l’année de la manifestation, avec un fermoir métallique accrochant une fausse loupe en carton plastifié pour être raccord avec le thème «top secret».

C’est sans doute très bien pour les enfants. Mais franchement, faut-il vraiment un tel attirail pour justifier le fait que l’on a payé son entrée? Un bête tampon sur la main ou même un billet en papier recyclé ferait l’affaire.

Mais peut-être est-ce trop banal?

Containers endommagés

20 mai 2019

Les éboueurs de la Ville de Genève, ceux qui se coltinent l’évacuation de nos poubelles, manipulent chaque jour environ 15 000 containers lors de leur collecte de déchets. C’est énorme!

Ces grosses caisses qui abritent aussi bien le papier que les ordures ménagères et le compost subissent forcément des dommages. La faute au maniement mécanique de ces récipients par les véhicules de la Voirie qui les secouent sans ménagement pour qu’ils rendent leurs tripes.

Or, qui passe à la caisse lorsqu’ils sont endommagés?

Il faut savoir que depuis le 1er janvier 2015, tous les propriétaires d’immeubles ont l’obligation d’acheter ce type d’équipement pour éviter les piles de sacs-poubelles au coin des rues et faciliter la tâche des éboueurs.

Et quand on a déboursé des sous pour acheter de solides containers en plastique et que l’un revient méchamment entaillé, puis l’autre avec un goupillon en moins et le couvercle pendouillant sur le côté, puis la fois suivante jeté à l’intérieur sans un mot d’excuse, ça finit par agacer…

Philippe a tenté à deux reprises de réparer la grosse boîte noire avec les moyens du bord, mais le bricolage n’a pas résisté au camion poubelle.

Alors il s’est fendu d’une lettre à la Voirie demandant ce qu’elle pouvait faire pour lui. À sa grande surprise, elle peut beaucoup! Le Genevois a ainsi appris, et nous avec, qu’elle possède un service de réparation.

Un employé vient constater sur place l’étendue des dégâts et évalue si les containers sont réparables ou non. S’ils ne le sont pas, le service municipal s’engage à les remplacer.

Philippe a donc retrouvé le sourire devant ses deux nouveaux containers livrés à domicile. Les étiquettes avec l’adresse font aussi partie du matériel fourni.

«Pas mal notre Voirie, non?» Je dirais même très bien!

Alors adieu, la zone bleue

18 mai 2019

S’il est un lieu de stationnement que tous les propriétaires de deux ou de quatre-roues fréquentent un jour ou l’autre, pendant leur vie de conducteur genevois, c’est bien celui de l’Office cantonal des véhicules.

Situé route de Veyrier, ce parking public est le passage obligé pour tous ceux qui doivent venir régler là des histoires de permis, de plaques et autres joyeusetés.

Eh bien ce lieu vient de changer de couleur, me signale Pierre. Il était jusqu’à présent en zone bleue à disque, stationnement limité à une heure. Et depuis le 6 mai dernier, il est devenu zone blanche. Avec horodateur à la clé.

Pourquoi un tel blanchiment? La demande a été faite par le propriétaire de cette surface bitumineuse divisée en une grosse septantaine de cases pour les autos et une vingtaine pour les motos, nous dit-on.

Avant que certains usagers ne voient rouge devant ce virage du bleu au blanc, la Fondation des parkings tient à préciser que cette modification est tout à leur avantage. Ben oui!

Il faudra certes enregistrer sa présence dans la machine située sur le parking, ou par téléphone, on n’arrête pas le progrès. Mais la première heure est gratuite.

Passé ce temps, c’est 2 francs l’heure les jours ouvrables, à savoir du lundi au vendredi, de 7 h à 17 h.

Quel est donc l’avantage?

Le calcul est simple. Avec la zone bleue, ceux qui restaient coincés trop longtemps au bureau des autos risquaient d’être amendés. Désormais, on peut jouer tranquille les prolongations administratives sans risquer de se prendre une prune sur le pare-brise. Alors payer seulement 2 ou 4 francs, c’est presque une affaire!

Une bonne nouvelle pour terminer? Ce parking reste gratuit en fin semaine. Les usagers de la piscine de Carouge peuvent donc respirer…

En avoir plein les oreilles

17 mai 2019

Sur le site officiel de la ville de Genève, et sous la rubrique «respect de la tranquillité publique», il est signalé que les bruits excessifs qui dérangent la population sont interdits à toute heure.

Chaque personne doit donc adopter un comportement responsable et respectueux des autres en matière de bruit, et ne pas faire un usage abusif d’instruments de musique ou d’appareils servant à la reproduction de sons. Bravo, bonne nouvelle, nos oreilles saturées vous remercient.

Mais ce qui est valable sur la voie publique l’est moins dans d’autres lieux où la foule se presse volontiers: les centres commerciaux, comme celui de Balexert. Vous me direz qu’il se trouve à Vernier, et que c’est pas pareil.

Sauf que la commune a déjà assez à faire avec la pollution sonore des routes et de l’aéroport pour se préoccuper de ce qui se passe chez un gros employeur, qui fait ce qu’il veut chez lui.

Car dans l’immense centre commercial, la musique de fond occupe bien le terrain, créant ainsi cette fameuse ambiance sonore propice aux achats. Autrement, on ne voit pas pourquoi on infligerait pareilles rengaines et à des volumes si élevés aux clients comme aux vendeuses, puisque ce sont majoritairement des femmes qui occupent ces postes-là. Les employées n’en peuvent souvent plus de ce boucan constant. Mais allez protester…

«On s’en prend vraiment plein les oreilles» déplore Anne-Marie, fidèle cliente des lieux qui aimerait faire ses achats sans se faire agresser par ce bruit de fond. Et quand elle appelle le service clients de la Migros pour s’en plaindre, une dame, qui doit avoir fait psy dans une autre vie, dit que c’est bien d’avoir téléphoné. Et rien ne bouge.

La musique de fond reste, les vendeuses trinquent, et une bonne partie des clients fatiguent. Il serait peut-être temps de tirer la sonnette d’alarme. Mais sans faire mal aux esgourdes…

L'abribus n'est pas un fumoir

16 mai 2019

Au temps pour moi, j’avais tout faux hier en écrivant que les TPG pourraient bien faire un effort en installant des bancs à leurs arrêts, afin que les usagers n’aient pas à s’asseoir par terre en attendant le bus.

Eh bien, une élue de Chêne-Bougeries me fait gentiment remarquer que les abribus et les bancs installés auxdits arrêts sont la propriété des communes.

À elles de prévoir, de financer et d’entretenir ce mobilier, qui comprend généralement aussi une poubelle. Génial, on en apprend tous les jours!

Or donc, concernant l’arrêt Bois-Caran qui nous intéressait hier, ce serait à la Municipalité de Collonge-Bellerive de s’en soucier pour le confort de ses administrés et ceux des communes voisines: les élèves du Cycle de Bois-Caran et les personnes qui se rendent ou travaillent à La Combe. Merci pour eux!

Cela dit, il est donc inutile que Fred se plaigne encore auprès des TPG de l’usage détestable qui est trop souvent fait des abribus. Ces lieux serviraient de fumoir, ni plus ni moins, spécialement les jours de pluie, lorsque la plupart des clients viennent s’y réfugier.

Bien souvent, ces fumeurs, non contents de faire profiter les gens alentour de leur fumée, balancent encore leurs mégots par terre. Ce qui est moche, quand on sait la cochonnerie que contiennent ces restes de cigarettes.

«J’ai même vu des non-fumeurs incommodés, mais n’osant pas faire de reproche aux intéressés, sortir de l’abribus afin de pouvoir respirer tranquillement. On marche sur la tête, là, ne trouvez-vous pas?»

Fred a donc contacté les TPG, sans succès à ce jour. Normal, il faudrait se plaindre auprès des communes. Et là, ça devient franchement compliqué, il y en a tant…

Contacté il y a trois mois déjà, le Cipret (prévention du tabagisme) a dit pour sa part qu’il allait tenter de faire quelque chose. Mais quoi? Et quand?

L'utilité des bancs publics

15 mai 2019

Avec le retour des beaux jours, ils sont plus indispensables que jamais pour nous autres bipèdes.

Car les bancs publics sont les fidèles alliés des promeneurs fatigués et des personnes, âgées ou pas, qui patientent avant l’arrivée d’un bus, d’un rendez-vous ou de jours meilleurs.

Ils sont les compagnons des contemplatifs qui viennent volontiers s’y poser un moment pour admirer le paysage. Les complices aussi de ceux qui aiment simplement s’asseoir là pour regarder passer les gens sans avoir besoin d’aller consommer sur une terrasse pour disposer d’un tel point d’observation.

Mais ces amis de bois ou de métal se font parfois désirer, quand ils ne brillent pas par leur absence.

Dans le courrier des lecteurs d’hier, une octogénaire raconte qu’elle s’est fait rappeler à l’ordre par un policier à Collonge-Bellerive pour s’être assise sur le bord du trottoir, faute de siège à l’arrêt des TPG.

À en croire le pandore, il est interdit de s’asseoir par terre. Mais qui a bien pu inventer un truc aussi ballot? Si un lieu est prévu pour l’attente, il devrait être équipé en conséquence. Pourquoi n’y a-t-il donc pas de banc à cet endroit? Est-ce une question de coût, d’entretien, ou autre?

Si les TPG n’ont pas de budget pour financer de telles installations, ils devraient se tourner vers certaines communes riches ou faire appel à la générosité publique.

Dans certains sites touristiques ou des lieux bucoliques, des particuliers financent ainsi la construction de bancs en souvenir d’une personne disparue, ou en prévision de leurs vieux jours, quand il devient difficile de faire le tour du petit bois sans se poser un instant.

Avec le retour des beaux jours, les bancs publics sont plus indispensables que jamais. Surtout pour les amoureux, qui peuvent s’y bécotent à loisir.

On connaît la chanson!

Tempête au bout du lac

14 mai 2019

Il est des chutes qui font plus mal que d’autres. Ou qui nous perturbent davantage qu’une simple gamelle.

Ainsi ces panneaux des prochaines votations du 19 mai, balayés par la forte bise qui a tout renversé sur son passage. Lundi au petit matin, ils jonchaient le sol de la promenade Saint-Antoine et d’ailleurs.

Malmenés par les éléments, ces affichages reposent ainsi à terre, tordus, déprimés, inutiles. On ne voit plus rien des différentes prises de position politiques qui nous tournent carrément le dos. Bon, me direz-vous, il y a pire! Des arbres entiers et des grosses branches ont chu, occasionnant de gros dégâts, des tuiles se sont désolidarisées des toits, des papiers et des sacs en plastique ont pris d’incroyables libertés sur la voie publique.

Les sirènes des pompiers ont résonné dans tout le canton tandis que l’eau débordait sur les quais et que les passants peinaient à garder leur équilibre sous la force du vent. Avis de tempête sur Genève!

Mais ces panneaux de votation mis à mal en pleine affaire de fraude électorale présumée ont une portée symbolique particulière.

Certains citoyens genevois voient là la confirmation de leurs craintes ou de leur désarroi devant des pratiques qu’ils n’auraient jamais pu imaginer. À quoi bon voter désormais, puisque tout est manipulé…

Tandis que la bise continuait à faire des siennes lundi dans la République, nos autorités ont décidé de jouer à leur tour les pompiers et d’éteindre l’incendie. Avec force et conviction. Ainsi donc, l’affaire de fraude électorale présumée se dégonfle. Tout ou presque est sous contrôle. Circulez, il n’y a rien à voir. Allez donc voter dimanche la paix dans l’âme.

Et la tempête va se calmer. Dans le verre d’eau, ou sur le petit lac?

La mort du cirque Nock

13 mai 2019

Vous l’avez sans doute déjà appris par d’autres voies, ou pas. Mais je me permets de revenir sur cette triste fin de partie qui file le bourdon.

Ainsi donc le Cirque Nock, le plus ancien de Suisse, le plus populaire aussi, se fait hara-kiri, après 158 ans de vie.

Il ne reviendra plus jamais poser son chapiteau rouge et blanc, ses roulottes et sa ménagerie sur la plaine de Plainpalais, comme il le faisait depuis 155 ans à cette période de l’année.

Aujourd’hui, la place est occupée par le Cirque du Soleil. Une multinationale qui présente un show époustouflant à l’américaine, avec un siège social canadien et des capitaux chinois.

À côté de ce mastodonte du divertissement, Nock ne fait plus le poids.

La preuve? Les autorités genevoises ont préféré louer plusieurs semaines durant le ghorr de Plainpalais au grand Soleil, privant la petite caravane de s’y installer comme d’habitude et mettant ainsi en danger l’équilibre financier de l’entreprise familiale.

La pétition lancée à Genève l’an dernier pour demander aux autorités de revenir sur leur décision ou de trouver une solution de remplacement n’aura donc servi à rien. Mais ce qui s’est passé pour Nock à Genève n’est hélas pas un cas unique.

Dans un communiqué de presse diffusé vendredi, les familles Nock et Oeschgen déplorent le fait de ne plus se sentir les bienvenues dans certaines villes et communes. Autrefois, leur cirque était attendu avec impatience, maintenant, il est seulement toléré…

À quoi s’ajoutent les critiques contre leur spectacle avec les animaux, les coûts exorbitants de location des places, les tracasseries administratives, la concurrence des offres culturelles, la raréfaction du public. De quoi finir par décourager cette dynastie circassienne, privée de fêter bientôt avec nous son 160e anniversaire. Quel dommage.

Alors adieu et merci pour tout, les artistes!

Couches de plastique

10 mai 2019

Allez, j’en rajoute encore vite une couche sur le sujet. Une couche de plastique, bien sûr. Car on ne voit quasi que cette majesté synthétique emballer les produits achetés en magasin.

Hop, voici mes carottes réunies sous ce voile transparent et lustré qui leur rehausse le teint; et par ici les eaux, courgettes, fromages, mélanges de noix et compagnie protégés sous plastique souple ou rigide. La liste est infinie.

J’ai lu dans le magazine «Bon à Savoir» que, chaque année, les ménages suisses jettent 1,2 million de tonnes d’emballages dans les ordures ménagères.

On ne parle donc pas de nourriture, ce qui semble déjà un scandale, mais seulement de ce qui est mis tout autour d’elle pour la protéger. Du plastique, en très grande majorité (de 67 à 84% selon les enseignes).

Dans le meilleur des cas, la matière est récupérée par la filière de traitement des ordures. Dans le pire des cas, elle finit tristement ses jours dans la nature. Ce qui est moche. Et qui pollue.

À nous donc de nettoyer devant notre porte pour limiter le plus possible les quantités de déchets rapportés à la maison. Mais on n’est pas forcément aidé, lorsque l’on voit le suremballage de quelques produits…

Ceci ne vaut pas seulement pour les produits alimentaires, mais aussi pour ceux de consommation courante. Ainsi les revues qui arrivent dans nos boîtes aux lettres.

Elles sont toujours plus nombreuses à être recouvertes de plastique, sur lequel figure l’adresse du destinataire. Même le magazine des consommateurs romands n’y échappe pas, lui dont le dossier du mois d’avril traitait justement de ces amas de déchets à gérer au retour du supermarché. Faites comme je dis, pas comme je fais? Même pas.

Paraît que le film utilisé, en «polyéthylène non polluant», est la solution la plus adéquate pour protéger ses écrits. Ce serait pas plutôt le papier recyclé?

Aujourd'hui, on positive!

9 mai 2019

Positivons! Il n’y a rien de tel pour chasser les gros nuages qui s’accumulent sur nos têtes. Ou pour oublier le gel qui vient de faire de gros dégâts dans le vignoble genevois.

C’est Maurice qui nous envoie cette note positive du Valais. Là où il fait si souvent beau. Là où le raisin rigole et se dore au soleil, pendant que son cousin d’ici gèle. Ce qui le ravit, Maurice? Nous!

Enfin, la nouvelle version pour la lecture de la Julie sur iPad: elle lui ouvre de nouvelles perspectives! Pour ce mal voyant, cette formule proposée depuis environ une semaine est comme une renaissance à la lecture et aux images. Vous imaginez un peu le progrès?

Il peut désormais agrandir à volonté les articles tous ensemble, et non plus un seul texte à la fois comme auparavant, et ce sur la totalité du journal. Maurice est donc aux anges.

Et pour un lecteur qui prend la peine de nous féliciter chaleureusement, combien d’autres personnes, privées de bonne vue, peuvent ainsi continuer à nous lire dans de meilleures conditions, sur d’autres supports que le papier?

J’entends déjà certaines voix me dire qu’une bonne grosse loupe fait aussi l’affaire. Certes, mais sur internet, c’est moins pratique…

Restons branchés et reparlons de ces lieux de seconde main où l’on peut se procurer les pièces isolées pour faire fonctionner une machine (Encre Bleue d’hier). Laurent nous recommande les brocantes et magasins d’œuvres d’entraide qui trient soigneusement le matériel électrique et électronique et qui offrent un grand choix de câbles, prises, chargeurs, transformateurs, et ce pour quelques francs.

«Acheter chez elles, comme leur apporter les biens dont on a plus l’usage, conjugue un soutien de leur engagement et une lutte efficace contre le gaspillage.» Allons, et positivons!

Bonjour le gaspillage

8 mai 2019

Il y a parfois quelque chose de pourri au royaume de la consommation.

Vous me direz que ce n’est pas nouveau, que ça fait peut-être partie du jeu et qu’on n’y peut rien changer.

Mais à l’heure où l’on entend de partout hurler les sirènes pour nous avertir du danger qu’il y a à gaspiller les matières premières, à polluer et à dépenser tant d’énergie pour pas grand-chose, pourquoi continuer à se faire tondre de la sorte?

Gérard en sait quelque chose, lui qui a acheté il y a deux ans une charmante tondeuse à barbe pour 60 francs. La machine a bien fait son boulot, merci, jusqu’au jour où son propriétaire, distrait en diable, n’a plus pu remettre la main sur le cordon d’alimentation et le transformateur électrique qui étaient livrés avec l’appareil.

Qu’à cela ne tienne, il contacte le magasin pour savoir s’il peut racheter les deux pièces perdues.

La demande, à l’évidence, ne coule pas de source. Impossible d’avoir une réponse. Après plusieurs jours d’enquête, le vendeur le rappelle enfin pour lui dire que c’est possible. Ah, la bonne nouvelle. Et à quel prix? Euh, 73 francs!

Notre homme grimpe littéralement aux murs. Les accessoires seuls coûtent donc plus cher que la machine avec ses accessoires? Mais ça rime à quoi?

À lui faire racheter le tout!

En fait, il a le choix: dépenser moins d’argent pour se procurer une toute nouvelle tondeuse à barbe complète, ou en claquer plus pour permettre à l’ancienne de fonctionner à nouveau. Entre les deux, mon cœur balance…

Fâché comme il est, il pourrait aussi refuser cette logique économique et chercher dans des espaces de récupération ou des recycleries les pièces qui lui font défaut. Cela éviterait le gaspillage. Mais il n’a pas le temps.

Alors si je peux oser un conseil, faudrait plutôt que Gérard aille se détendre chez les barbiers genevois...

Le cauchemar du matelas

7 mai 2019

Autant le dire tout de suite, je ne suis pas en mesure de résumer ici tous les échanges de courriers générés par cette histoire à dormir debout. Je vais donc faire court, et opter pour la prévention.

Il était donc une fois des Genevois désireux de changer de matelas. Pour trouver le meilleur compagnon de leurs rêves, Jean et Sofia décident de faire leur choix sur internet. C’est une option, pas forcément la meilleure, sachant qu’il faut toujours l’essayer avant de l’adopter. Bref.

Ils vont sur un site qui offre un grand choix de matelas, avec retour gratuit du produit pendant 365?jours, est-il promis (de fait, ça l’est, mais seulement dans les 14 premiers jours…) Commande est donc passée en février pour un produit à 560?francs.

À la livraison, les clients tentent comme ils peuvent d’installer cette couche à deux places sur leur sommier. Mais c’est bien trop lourd et mal pratique à manier. Aussi les retraités décident-ils de retourner le tout à l’expéditeur.

C’est là que les ennuis commencent. Car pour atteindre les poignées du matelas et le manipuler, Jean et Sofia ont enlevé l’emballage d’origine. Erreur!

N’avez-vous pas lu les conditions générales (écrites en mini mini), leur a-t-on dit? Ces produits ne peuvent être retournés que dans leur emballage d’origine non ouvert. Point barre.

Eh bien ils n’avaient pas vu. Mais ils peuvent si jamais rafistoler l’emballage, ou échanger ce produit jamais utilisé contre un autre, moins lourd. Non!

Un vrai dialogue de sourds s’installe alors entre la plateforme de commande, le vendeur, les clients et leur avocat. Les jours, les semaines, puis les mois passent sans que les Genevois obtiennent satisfaction. Le matelas tout neuf a fini dans une œuvre caritative…

Vous saurez donc que pour tester un matelas commandé sur internet, il faut toujours le laisser sous capote. Ça évite les mauvaises surprises!

Sur le chemin de l'école

6 mai 2019

L’école, ils connaissent par cœur!

Ils n’ont fait que ça ou presque depuis leur tendre enfance. Et ils n’ont quasi pas quitté les salles de classe et les aulas puisqu’ils sont aujourd’hui encore à l’Université de Genève.

Mais l’école, ils en redemandent!

Pas pour eux, mais pour des enfants en Inde qui n’ont pas accès à l’éducation. Eux, ce sont Bérénice, Marie, Yasmina et Christopher. Quatre jeunes étudiants qui poursuivent leur bachelor à la Faculté d’économie et de management et qui, dans le cadre du cours «Projet responsable», ont créé l’association IndiKid.

Leur mascotte a les traits de Ganesh, dieu à tête d’éléphant de l’hindouisme et patron, entre autres, des travailleurs du savoir. Quant à leur projet, il s’intitule «Ensemble sur le chemin de l’école».

Le but de ces quatre étudiants, motivés par l’entrepreneuriat et l’humanitaire, est de recueillir des fonds pour soutenir la «Maison des enfants», une ONG vaudoise œuvrant depuis une vingtaine d’années au Kerala.

Ils souhaitent plus concrètement offrir à 45 enfants des uniformes, des moyens de transport pour se rendre en classe, des fournitures scolaires et des cours de couture. Ceci pendant au moins un an.

«Nous venons d’atteindre ce but», se réjouit Bérénice. Il faut dire que le quatuor d’IndiKid n’a pas chômé ces derniers temps: création d’un site internet, campagne de financement participatif, séance d’information à l’université pour présenter leurs projets et actions dans des écoles genevoises. «Mais si on arrivait à doubler la mise et à assurer cette aide pour deux ans, ce serait vraiment bien!»

La campagne de crowdfunding prend fin le 19 mai. Et pour en savoir plus sur l’action de ces jeunes dont l’enthousiasme fait vraiment plaisir à voir, rendez-vous sur www.indikid.ch.

Avant l'heure, c'est pas l'heure

4 mai 2019

On ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure. Plus rarement des bus qui passent trop tôt. Et pourtant, comme dirait la chanson, avant l’heure, c’est pas l’heure, après l’heure, c’est trop tard…

Un monsieur assez colère m’a sonné l’autre jour pour me signaler qu’une fois de plus son bus, au Bout-du-Monde, était passé de bon matin avec 5 minutes d’avance sur l’horaire! Ce qui lui a fait rater sa correspondance et arriver en retard au turbin. Mauvais carnet!

La faute à l’introduction des arrêts sur demande, suppose cet usager qui a déjà reçu un chèque reka, de la part des TPG, pour se faire pardonner pareille mésaventure vécue quelque temps auparavant.

Alors quoi, c’est tendance de prendre de l’avance?

Les Transports publics genevois démentent. Ils sont généralement à l’heure, plus rarement en retard, et exceptionnellement en avance. Ainsi l’an dernier n’ont-ils enregistré que 175 réclamations pour de tels cas, sur un total de 215,4 millions de voyages. Notez que tous les usagers ne se plaignent pas forcément…

Même en cherchant bien, les TPG n’ont pas observé de corrélation particulière entre l’introduction des arrêts sur demande, en décembre 2017, et les réclamations reçues pour des cas d’avance l’année suivante. Faut dire que les horaires ont été modifiés pour correspondre au mieux à ce changement de pratique.

Ils n’ont pas identifié pourquoi certaines lignes de bus, sans raisons géographiques particulières, sont plus touchées que d’autres par ces avances. Un podium des lignes enregistrant le plus de réclamations a néanmoins été dressé. On trouve dans ce trio de tête la ligne V (Aéroport-Versoix-Centre sportif), la 23 (Aéroport P47-Carouge – Tours), la 22 (Nations-Ziplo).

Et si c’était tout simplement le facteur humain, naturellement pressé, qui expliquerait cette drôle d’avancée?

Les dents de scie du ciel

3 mai 2019

Le temps n’est plus vraiment aux giboulées, puisqu’elles se déroulent plutôt en mars-avril et que nous vivons déjà le mois de mai.

Il n’est pas encore aux saints de glace: Mamert, Pancrace, Servais et Boniface ont été célébrés pendant le Moyen Âge entre le 11 et le 14 mai. Cet épisode de froid et de gel se terminant juste avant le 15 mai, date où l’on fêtait «Sophie la froide». Nous n’en sommes donc pas là.

Et encore moins au temps béni de la molle du lac, tout en moiteur, en chaleur et en paresse estivale. Autant dire une autre vie.

Comment dès lors caractériser ces dents de scie du ciel? Ce temps capricieux et changeant qui finit par nous porter sur le système à force de passer du froid au chaud, de l’humide au sec et réciproquement en deux temps trois mouvements?

Un temps de traîne, peut être?

C’est une période où il faudrait idéalement rester tranquille chez soi, en vaquant à ses activités favorites, et en attendant que les nuages, le vent, le soleil et la pluie cessent de se chamailler au-dessus de nos têtes.

Bon, faut pas rêver. Nous devons composer avec ces grands écarts de saison, et tant pis si l’exercice nous lessive et nous essore.

Me voyant ainsi désemparée devant «les dents de scie du ciel» s’affichant sur mon écran total, mon collègue Xavier m’a sauvée d’un naufrage certain. «Tu veux que je te dise pourquoi il fait un sale temps ces jours?» Euh, ben oui!

C’est la faute au Tour de Romandie!

Chaque année, c’est la même histoire: sur les six jours de course cycliste, il y en a au moins quatre qui se déroulent sous la flotte ou dans le froid. Là, on ne va pas y couper: la dernière étape de la compétition a lieu le 5 mai à Genève, sous la forme d’un contre-la-montre sur la rive gauche. Donc fraîcheur et bouchons au menu de ce dimanche…

C'est interdit mais toléré

2 mai 2019

Des 1er Mai, il devrait y en avoir tous les jours, tellement c’est bien de pouvoir se rendre au boulot sans se prendre la tête, et le reste, dans la circulation genevoise.

Parce que généralement, c’est plutôt galère, et aussi pour les cyclistes. Ce Genevois en sait quelque chose, lui qui, malgré trois vélos volés, continue à se déplacer léger en ville. Avec sa petite reine, il quitte un jour la Tour-Maîtresse et aborde la rue de Rive en direction du Molard. Une piétonne traverse alors ladite rue, sans un regard sur sa gauche. Normal, elle est seule au monde.

Le cycliste, qui n’est pas un écraseur public, lui lance: «Attention à vous, madame, vous devriez regarder!»

Sortant de sa bulle, elle lui hurle alors qu’il n’a pas le droit de circuler là. À quoi il répond qu’il pense l’avoir. Le droit, donc. La dame redouble d’agressivité et, voyant une voiture de la police municipale arriver à leur niveau, demande au cycliste de s’excuser. Mais de quoi, au juste? De l’avoir prévenue?

Le policier, galant, affirme que la passante a raison et demande à son tour au pédaleur de s’excuser. La dame abonde. Lui refuse, la situation se tend.

Le policier insiste et demande au cycliste ses papiers. Ce qu’il refuse de faire, demandant pourquoi on le chicane quand tant de vélos passent devant eux sans être inquiétés.

Arrive alors cette réponse admirable: «C’est interdit mais toléré.»

Et comme chacun campe sur ses positions, la situation dégénère. Les forces de l’ordre menacent d’emmener notre homme au poste s’il ne présente pas immédiatement ses papiers et ses excuses. Il obtempère, par gain de paix. Mais tout de même.

La tolérance à deux vitesses, c’est la porte ouverte à tous les abus. Soit c’est interdit, et les fautifs savent à quoi s’en tenir, soit c’est permis, et circulez.

Ainsi la police pourrait-elle vaquer à des tâches autrement plus urgentes…

Surveillez votre enfant!

1er mai 2019

Le message de ce 1er Mai ne tourne pas autour du brin de muguet, de la fête des travailleurs, voire de ceux qui ont congé ce jour et ceux qui ne l’ont pas.

Aujourd’hui, place à l’injonction «Surveillez votre enfant, pas votre portable». Ce clip de prévention vient en effet d’être mis en ligne sur les réseaux sociaux et il faut le diffuser le plus largement possible pour qu’il porte ses fruits.

Car ce petit film d’une minute à peine montre comment la distraction d’un père et d’une mère peut s’avérer dramatique à proximité d’un plan d’eau.

Sur les galets des Bains des Pâquis, face au lac, deux jeunes parents en maillot de bain sont ainsi très occupés à pianoter sur leur portable pour organiser une chouette sortie entre amis.

Laissé sans surveillance, et peut-être parce qu’il en a marre d’attendre, leur petit garçon entre alors tranquillement dans le lac avec son ourson. Quand les adultes vont enfin lever le nez de leur écran, ils ne verront plus qu’une peluche flotter au large…

Réalisé à l’initiative du Sauvetage de Genève, mais avec le concours de nombreux partenaires, ce message poursuit deux buts: rappeler leur devoir de surveillance aux parents, ce qui devrait tomber sous le sens mais ne l’est pas toujours, ainsi que le numéro de secours au lac, qui est le 117. Car c’est bien connu: «Plus on prévient, moins on intervient.»

Le message est diffusé dès aujourd’hui et le sera durant toute la saison de la baignade. Cette initiative est à saluer car elle arrive à point nommé: Genève s’enrichit cet été d’une nouvelle plage publique, celle des Eaux-Vives.

Une plage qui ne sera donc pas surveillée par des gardiens. C’est dire l’importance d’avoir ses enfants à l’œil! www.sauvetage-geneve.ch/prevention.html

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