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ChroniquesL'encre bleue

Partie 10 de la série

On lui a coupé le sifflet

28 octobre 2019

La nouvelle me coupe le sifflet. Ainsi donc, le Jet d’eau s’est fait la malle aujourd’hui. Il boude? Il a pris froid? Il en a marre de nous?

Même pas! Les Services industriels genevois, propriétaires de ce fleuron aquatique, le mettent à l’arrêt jusqu’au mercredi 13 novembre «pour des raisons d’entretien et de maintenance annuels», qu’ils disent.

Je veux bien. Mais passer plus de deux semaines sans lui, c’est beaucoup trop long!

Comment supporter son absence? En tournant le dos à la rade? En filant loin de Genève? C’est pas vraiment le moment, avant le lancement de la Thune du Cœur. Ne me reste plus qu’à camper au bureau. Et encore, ça va pas le faire…

Figurez-vous que dans des moments de fatigue, ou quand ça me plombe d’être clouée à la rédaction au lieu d’être au grand air, je m’accorde une petite pause Jet d’eau.

Je me branche sur le site des SIG, facile à trouver, et j’admire son panache grâce aux images diffusées en direct via la fibre maison. Effet hypnotique assuré!

L’eau monte et retombe, inlassablement, des heures durant. Elle tourne parfois sur elle-même au gré des brises. Et au pied de ce monument toujours en mouvement, on voit aussi des bateaux voguer dans la rade, des passants qui se promènent sur la jetée des Eaux-Vives, des mâts qui se balancent.

Les nuages bougent, les mouettes crèvent parfois l’écran, quand ce ne sont pas de drôles d’insectes qui s’agitent devant la caméra.

Mais si les images disent vrai, le Jet d’eau aura aussi disparu de ce fond d’écran. Mince alors! Paraît qu’il reviendra animer la rade le jeudi 14 novembre, selon un horaire d’hiver. Restreint, l’horaire: de 10 h à 16 h, selon la météo.

C’est pas assez, mais déjà mieux que rien…

Une heure de concert en plus

26 octobre 2019

Première brume du matin, chagrin. Nouvelle heure d’hiver, misère.

Et quand tout ça arrive de concert, on se dit qu’il est grand temps de changer de saison…

Il faudra s’en souvenir dans la nuit de samedi à dimanche. À 3 h du matin, il sonnera donc 2 h, comme par magie! Nous gagnerons ainsi une heure de sommeil. Ou une heure de foire, c’est selon.

À partir de maintenant, le jour va se lever plus tôt, ce qui est plutôt bien, mais la nuit tombera plus vite, ce qui l’est nettement moins. Et ça ne vaut plus la peine de grogner là contre. Ce changement d’horaire est bientôt le dernier d’une longue série commencée en 1976. Il y aura sans doute des gens pour le regretter.

Alors on change vite sa montre, on règle son réveil, et c’est reparti pour un cycle d’heures hivernales.

Mais attention. On n’attend pas lundi pour se mettre en règle avec le temps. Car c’est bien ce dimanche 27 octobre à 17 h, heure nouvelle, qu’a lieu un concert qu’il ne faudrait pas rater.

Les musiciens de l’Ensemble instrumental romand nous donnent rendez-vous au temple de Saint-Gervais pour un concert de musique classique et partageuse. Sous la direction d’Eric Bauer, ils interpréteront des œuvres de Mozart et de Haydn.

Pourquoi je viens vous faire de la publicité pour un concert, alors qu’il y en a tant à Genève dont je ne parle pas?

Parce que l’entrée à ce concert est libre, grâce au soutien de la Fondation Coromandel. Parce que la collecte qui sera faite à la sortie de cette heure de musique est au bénéfice de la Fondation Partage, la banque alimentaire genevoise, qui a toujours besoin de soutien.

Et parce que c’est un bon moment à vivre ensemble, quand la nuit s’invite plus vite et que le temps fraîchit.

Petit concert du soir, espoir!

La croqueuse de béton

25 octobre 2019

En cet été finissant, il est beaucoup question d’arbres qui passent de vie à trépas sous les rugissements des tronçonneuses.

Un spectacle désolant, quand on pense au temps qu’il a fallu pour que ces végétaux grandissent et s’épanouissent, ainsi qu’à toute la vie qu’ils portent en eux.

Mais avez-vous déjà assisté à la mort d’un bâtiment, pas même très vieux ni totalement décrépi?

La scène, assez nostalgique ma foi, se joue actuellement à Pont-Rouge, dans cette partie de la ville en pleine mutation qui voit des pans entiers de son histoire industrielle disparaître. Ainsi passent les générations…

La grande tour cargo des CFF, où battait, il n’y a pas si longtemps encore, le cœur du festival Antigel, vit donc ses dernières heures. Une croqueuse de béton l’attaque sans relâche depuis plusieurs jours, dans un couinement terrible des armatures métalliques et le roulement sourd des gravats.

Le monstre d’acier, vorace, insatiable, a une gueule de dinosaure et des mâchoires pleines de détermination qui ne lâchent pas leur proie.

Dans des mouvements reptiliens, le bras de la machine s’élève dans les airs, cherche le meilleur angle d’attaque pour saisir les dalles ou les murs et n’en faire qu’une bouchée.

Car tout ce qui pouvait freiner son avance sur le gâteau a été enlevé: portes, fenêtres, gaines techniques.

Et la croqueuse de croquer avec appétit son plat de résistance. Du bâtiment culminant, dès les années 60, à plus de 40 mètres de haut ne restaient jeudi après-midi que cinq petits étages taillés en sapin de Noël. Sans les boules.

Au train où va sa destruction, la tour des CFF aura disparu à la fin du mois. Et ce sera comme si elle n’avait jamais été là…

Les messages de prévention

24 octobre 2019

Notre paysage est truffé de panneaux divers et variés pour indiquer aux conducteurs la marche à suivre pour se partager au mieux la route: obligation de tourner à gauche ou à droite; stop; vitesse limitée; sens unique; interdiction de stationner et autres joyeusetés que l’on connaît bien.

Ces dispositifs tendent à rendre la circulation la plus sûre et la plus fluide qui soit. Le résultat des courses n’est pas toujours à la hauteur des attentes, mais la casse est au moins limitée.

Notre paysage est également saturé de panneaux d’avertissement en tous genres pour nous dire que la sortie pour Avenches, c’est dans cinq cents mètres, qu’il faut faire attention à la marche ou que les travaux en cours peuvent présenter un danger.

Ces messages de prévention, qui fleurissent dans l’espace public, couvrent à peu près tous les cas de figure possibles et imaginables. Confiant, on se dit que rien n’a été laissé au hasard. Erreur!

Est-ce que quelqu’un pourrait me dire pourquoi les portails «historiques» des parcs de Genève ne disposent pas d’un petit panneau indiquant la hauteur maximale autorisée, histoire que les gros véhicules ne défoncent pas tout sur leur passage?

Lundi dernier, un camion a démoli la clôture en fer forgé en manœuvrant dans les Bastions. Quelques jours plus tôt, le 5 octobre, c’est un pilier du portail monumental du parc des Eaux-Vives qui a morflé, enfoncé par un poids lourd.

Et en juillet 2017, c’est un camion-grue qui a décapité l’ouvrage en ferronnerie ainsi que les deux lampes à l’ancienne qui reposaient sur les piliers d’une entrée de ce même parc.

L’avantage du petit panneau, même moche, c’est qu’il coûte nettement moins cher que les travaux de réparation des portails historiques…

On marche sur la tête

23 octobre 2019

N’étant pas une inconditionnelle de la mode et de ses nouvelles extravagances, l’information m’avait échappé.

Elle m’est revenue, tel un boomerang, à la lecture d’une brève illustrée parue dans l’«Écho Magazine», revue que je feuilletais l’autre jour pour la première fois. Je n’ai pas été déçue!

J’ai donc appris (amis lecteurs, si vous connaissez l’histoire, passez votre chemin) que des petits malins ont créé une chaussure à référence religieuse pour marcher sur l’eau.

A priori, pourquoi pas. Sauf qu’ici, on marche plutôt sur la tête!

Jugez plutôt. L’entreprise Nike a fait appel à des créateurs pour donner une allure sacrée à une paire de baskets maison. La nouveauté, sortie au début d’octobre en édition limitée, a donc été baptisée «chaussures de Jésus»…

Elles sont naturellement d’un blanc immaculé et rehaussées d’un petit crucifix en acier doré au niveau des lacets. Chic! Les semelles intérieures sont faites en laine (référence obligée à l’agneau de Dieu) et imbibées d’encens! Et ce n’est pas tout: sur un côté des pompes se trouve encore une référence au verset biblique de Matthieu dans lequel le Christ marche sur l’eau.

Mais cela ne suffit pas pour que le commun des mortels marche à son tour sur l’eau, n’est-ce pas? D’où ce coup de «génie» commercial: à l’intérieur des semelles d’air se trouve de l’eau! De l’eau du Jourdain, précisément, que les créateurs de ces chausses mystiques sont allés pomper au Moyen-Orient.

Chaque paire a ensuite été bénie, nous dit-on, avant la mise en vente. À se demander quel homme ou femme d’Église peut encore se prêter à une telle mascarade.

Le hic, c’est que Jésus a marché sur le lac de Galilée, pas sur le Jourdain, relève l’«Écho Magazine».

Le deuxième hic, constaté sur d’autres sites, c’est que des pigeons ont dépensé jusqu’à 3000 dollars pour s’offrir des «chaussures de Jésus».

On ne marche pas sur la tête?

Des bobines prennent l'eau

22 octobre 2019

Que c’est glauque, parfois, un lundi matin d’octobre, et qui plus est quand c’est un lendemain d’hier!

Il pleut, le ciel est plombé de gris et les rues sont quasi désertes. Quoi de plus normal, au fond. Les relâches scolaires ont vidé la République…

Les passants détrempés ont désormais pour seule compagnie les visages souriants des candidats aux élections fédérales, qui s’affichent encore sur la voie publique. Les visages de ceux qui n’ont donc pas été recouverts de graffitis plus ou moins obscènes ou déchirés au passage d’une main qui fait rarement dans la dentelle.

Les portraits de candidats qui prennent l’eau en ce matin de grisaille automnale affichent tous une mine radieuse, confiante, pleine de promesses de jours meilleurs. Or la plupart d’entre eux ont aujourd’hui la gueule de bois après le verdict des urnes.

Le décalage est saisissant.

Si l’on se met une seconde dans la peau d’une politicienne ou d’un politicien, ça doit être tout de même assez dur, en ce lundi humide, de voir passer sa bobine en grand format sur un bus des TPG ou reproduite à des milliers d’exemplaires un peu partout quand les électeurs, ces ingrats, n’ont pas voulu de vous. L’ego doit en prendre un sacré coup…

Ça fait partie du jeu, me direz-vous. Normalement, personne n’a forcé les candidats à s’exposer de la sorte et à risquer de se prendre une veste en remettant leur destin entre les mains des citoyens. Il faut décidément avoir le cuir épais pour surmonter tout ça.

Notez que s’il y a beaucoup de perdants, il y a aussi quelques heureux gagnants à ce jeu. Et pour ces élus, quelle que soit la météo, il fait sans doute grand beau après la déferlante verte de ce dimanche.

Une publicité épatante

21 octobre 2019

On la regarde distraitement en passant, on continue son chemin, et puis on revient sur ses pas pour regarder l’affiche de plus près et vérifier l’impression première.

C’est bien ça!

La fameuse campagne publicitaire du fromage «Appenzeller» que nous connaissons tous, avec ses armaillis taiseux, aux cheveux blancs et au visage buriné par le soleil, amorce ces jours un grand changement dans la continuité.

Les trois vieux sages qui détiennent depuis longtemps le secret le plus corsé de Suisse ont laissé place à de nouveaux venus.

La mise en scène n’a pas bougé: il y a toujours les Alpes en toile de fond, la tenue folklorique avec le gilet rouge brodé d’edelweiss, le chapeau à fleurs, la cuillère à l’oreille et le geste qui invite à tenir sa langue. Mais ce sont des personnes en situation de handicap qui tiennent ici la vedette.

Ces trois jeunes messieurs affichent leur différence avec superbe et vous regardent droit dans les yeux. Et juste dans un coin de l’affiche, un message est délivré: «Un handicap. Aucune limite», surmonté du logo de Pro Infirmis.

Ça fait réfléchir, et c’est bien le but de la campagne de sensibilisation menée actuellement par Pro Infirmis.

Cette organisation se bat depuis des années pour une société inclusive. Elle a donc décidé de frapper les esprits en reprenant des spots publicitaires très connus d’entreprises suisses (cinq pour l’instant, dont Coop et Migros) et en y plaçant en vedette des personnes handicapées.

«Les gens doivent voir que nous aussi, nous pouvons faire des choses, faire bouger des choses», témoigne dans le petit film réalisé sur la fabrication de du spot «Appenzeller» l’homme pour qui faire le signe de garder le silence n’est pas forcément chose aisée.

Bien sûr, ça reste une publicité. Mais pour une fois, elle reflète de manière plus complète notre société. Et c'est bien!

Macaron et indigestion

19 octobre 2019

Il est des macarons plus digestes que d’autres, me confie Nicolas.

On ne parle donc pas des petits gâteaux à l’amande qui croquent délicieusement sous la dent, mais de ces vignettes pour résidents qui les autorisent à garer leur véhicule dans la zone bleue de leur quartier.

Comme il y a bien plus de macarons que de places disponibles et que des petits malins ont abusé du système, le Canton a serré la vis pour l’attribution de ces sésames.

C’est ainsi que depuis septembre 2017, les locataires doivent fournir à la Fondation des parkings une attestation de la régie ou du propriétaire de leur logement prouvant qu’ils ne disposent pas d’une autre place de stationnement dans le secteur.

Et c’est là où Nicolas s’émeut. Car cette année, sa régie lui a facturé 15 francs le papier. Est-ce bien normal?

Estimez-vous heureux, lui a-t-on dit, certains locataires ont déboursé jusqu’à cinq fois plus pour l’obtenir! (Je n’ai pas pu vérifier l’info, j’avoue). Mais ce qui est sûr, c’est que cette facture est à rajouter aux 200 francs que coûte déjà le macaron, ce qui le rend plus lourd à la digestion…

Est-ce bien légal? Par une troublante coïncidence, un avocat répond à cette question dans la page du courrier des lecteurs.

Est-ce bien moral? Les régies sont libres de ponctionner les charges administratives qui leur conviennent, en fonction du boulot supplémentaire que ça leur demande, ai-je pu lire. Toutes d’ailleurs n’ont pas la même politique: certaines gérances délivrent encore gratuitement ces attestations. Pas celle de Nicolas, à l’évidence.

Enfin, est-ce bien utile? Oui, si l’on en croit la Fondation des parkings. En moyenne, et sur un an, le taux d’occupation des zones bleues de la ville de Genève a dévissé de 135% à 110%.

Le macaron a donc renchéri, mais il offrirait plus de chances de trouver une place. Je vous laisse digérer l’info…

Eteindre en sortant

18 octobre 2019

«Il n’y a pas de petites économies», disait-on volontiers au temps où un sou était un sou.

Faut-il utiliser l’imparfait? Pas sûr! Une partie de la population genevoise doit toujours compter au plus près pour essayer de tenir son budget et éviter la spirale de l’endettement.

Mais tandis que certains peinent à boucler leurs fins de mois, quantité de gens dépensent follement. Des dépenses en tous genres que je ne vais pas m’amuser à détailler ici, la liste étant infinie.

Certaines sont toutefois plus visibles que d’autres: les dépenses en lumière, par exemple, quand elles ne servent à rien. Et en cette période de haute sensibilité à la cause environnementale, ces déperditions d’énergie passent mal.

De nombreux lecteurs n’ont ainsi pas attendu la nuit du 26 septembre dernier pour s’agacer contre le fait que trop de bâtiments, publics ou non, restent allumés le soir et la nuit, sans qu’il n’y ait le moindre chat à l’intérieur des locaux.

D’ailleurs, à quoi ça pourrait bien leur servir? Ces animaux sont nyctalopes!

Le dernier «râleur» en date me signale ainsi que dans un bâtiment de l’ECG de Plan-les-Ouates, une lumière est allumée non-stop depuis dix-huit?mois. Elle brûle toujours (ça ferait une bonne pub pour la marque de l’ampoule), été comme hiver, que ce soit en période scolaire ou de relâche. Les téléphones pour signaler la chose n’y ont rien changé. Dommage!

Car éteindre la lumière en quittant une pièce fait partie de ces gestes à apprendre, ou réapprendre, pour éviter de gaspiller l’électricité.

Sauf que je suis mal placée pour émettre un jugement sur le sujet, les locaux de la Julie restant eux aussi allumés, tel un phare dans la nuit…

Serait-ce pour veiller sur la République?

Des bancs en éventail

17 octobre 2019

Il n’est jamais trop tard pour bien faire!

Alors que se profilent les derniers beaux jours de la saison, une flopée de bancs publics viennent de pousser comme des champignons sur la Rive droite.

À la gare Cornavin, me direz-vous? Faut pas rêver! L’attente reste rigoureusement verticale en ce lieu: on n’est pas là pour se reposer d’un voyage ou contempler la foule en mouvement. Rien à voir, circulez!

Où alors? Eh bien il faut se déplacer jusqu’au bord du lac, plus précisément à l’entrée des Bains des Pâquis, pour découvrir ce nouveau mobilier urbain déjà pris d’assaut par des êtres sachant prendre le temps de vivre.

Ces bancs élégants se déploient en éventail dans cet espace formant un bel arrondi. Installés par paires, dos à dos et de chaque côté de l’accès à l’eau, ils épousent presque la courbe des barrières ouvragées à l’ancienne qui étaient jusque-là prises d’assaut pour cadenasser les vélos.

Les petites reines sont désormais invitées à gagner la forêt de poteaux recourbés, conçus pour sécuriser le repos des deux roues, qui se trouvent à l’arrière de l’esplanade. Et comme il y a vraiment beaucoup de points d’attache comme de vélos, cela forme un écran bienvenu entre la route et le quai où cheminent les passants.

Le résultat? Il fait plaisir à voir, et à vivre! Les gens s’installent sur ces bancs pour profiter d’une vue dégagée sur la rade ou le quai et font causette d’un banc à l’autre en léchant des glaces, en cette mi-octobre ensoleillée.

Mieux encore. Deux sièges en bois confortables et sans dossier ont trouvé place à proximité du lac, invitant les promeneurs à la position allongée, ou partageuse. On est loin ici de ces bancs un peu mesquins condamnant au repos recroquevillé en solitaire.

Il n’est décidément jamais trop tard pour bien faire!

Sous les ailes, les trottoirs

16 octobre 2019

Le ballet étourdissant des étourneaux dans le ciel de ce lundi, à l’heure où le soleil déclinait doucement, avait tout pour alimenter le billet de ce jour, tant le spectacle, extraordinaire, bruissait soudain de vie sur le cimetière des Rois. Et devant mes fenêtres grandes ouvertes, qui plus est…

Sauf que le sujet est déjà traité par un mien collègue en page locale de ce journal. Bien vu! Je m’incline donc devant sa prose et devant l’image du photographe, qui traduisent toutes deux si bien ce moment de grâce.

À défaut de pouvoir prendre l’air sur les ailes des étourneaux, revenons à des préoccupations plus terre à terre. Plus douloureuses parfois aussi.

Un monsieur marchait ainsi paisiblement sur un trottoir de la ville, en toute sécurité, par un beau jour d’octobre. Arrivent alors de face sur le même accotement et droit sur lui deux adolescents en trottinette.

Sans prêter garde au promeneur solitaire, l’un des garçons le bouscule au passage. Et vlan, le passant tombe lourdement et sa tête vient cogner le sol. Ça fait mal, et ça irrite.

D’autant que l’accident ne semble pas trop émouvoir les deux trottineurs, à qui le blessé demande, sans trop y croire, leurs pièces d’identité.

Les jeunes ont juste le temps de répondre qu’ils n’en ont pas, et filent à toute allure sur leur léger bolide, en laissant derrière eux un homme secoué et en plein doute.

C’est vrai, au fond. Comment se sentir encore en confiance sur un trottoir si tous les engins à roulettes ou à roues peuvent surgir n’importe quand et où, à plus grande vitesse que celle d’un piéton, risquant ainsi de le renverser.

Pourquoi ne pas instaurer un permis de circulation pour les trottinettes et les vélos, se demande l’homme à terre. Et même. Cela ne rendrait pas certains usagers de la route plus prévoyants pour autant...

Le train ou la soupe?

15 octobre 2019

Avant l’heure, c’est pas l’heure; après l’heure, c’est souvent trop tard…

Pour ne pas rater l’événement, je vous le signale donc juste à temps: si vous voulez déguster à l’œil une bonne soupe de saison, rendez-vous mercredi dans le hall de la gare Cornavin!

Ce ne sont pas les CFF qui régalent (ça se saurait), mais Partage, la banque alimentaire genevoise, sur un stand qui réunit aussi la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et l’OFAG (Office fédéral de l’Agriculture).

Pourquoi offrir des bols de soupe aux gens pressés de prendre leur train ou de se rendre au boulot? C’est pour marquer, de manière chaleureuse, la Journée mondiale de l’alimentation fixée au 16 octobre. Et pour sensibiliser le grand public aux actions menées sur le terrain par ces trois entités.

Au niveau local, on connaît ce que fait la Fondation Partage pour éviter le gaspillage alimentaire et pour redistribuer ensuite les invendus des commerces aux personnes vivant chez nous dans la précarité. Au niveau national et international, les intéressés en sauront peut-être un peu plus en assistant à la table ronde qui aura lieu sur place à 14?h?30 sur le thème «Agir pour l’avenir?–?une alimentation saine et durable pour un monde #FAIMZERO» et qui réunira six intervenants.

La soupe aux légumes? Elle sera distribuée par des personnalités qui passeront le tablier blanc et qui tailleront volontiers le bout de gras avec les amateurs de potage ou de bons mots. On pourra ainsi avoir le bol de se faire servir par Sandrine Salerno, maire de Genève, ou par Philippe Roch, figure historique de l’écologie. Alain Geiger, entraîneur du Servette FC, Philippe Revaz, nouveau présentateur du TJ sur la RTS ou l’humoriste Jean-Michel Matteï seront aussi de la partie.

Par ici, la bonne soupe!

Plainpalais fête ses marchés

28 septembre 2019

La plaine de Plainpalais se réjouit. Oh oui! Une fois de plus, elle va se trouver au cœur de la vie genevoise, trois jours durant, et il y a fort à parier que ça va déménager…

Un chapiteau de 30 mètres de diamètre sera ainsi monté la semaine prochaine au bout de la plaine, du côté de l’avenue du Mail. Un nouveau cirque? Non! Enfin, pas tout à fait. Ce sera plutôt un espace couvert pour abriter en partie une manifestation organisée par la Ville de Genève: «Plainpalais fête ses marchés». Une première.

Je vous vois venir. Pourquoi faire un bastringue en faveur du marché aux puces et du marché alimentaire, alors qu’ils sont déjà à jours fixes sur la plaine, me direz-vous?

Eh bien parce que, justement, ils ne peuvent pas toujours avoir lieu comme prévu. Pas seulement à cause de la météo. On se souvient que des marchés ont été annulés ou déplacés, par mesure de sécurité, lors de la fameuse venue de la Saga des Géants.

Pour compenser ces désagréments, la Municipalité a promis aux intéressés de mettre la plaine à leur disposition trois jours de suite. Elle profite de l’occasion pour les remercier d’avoir supporté les travaux de réfection de la plaine, qui ont duré des années, et pour reconnaître publiquement tout ce que ces marchands apportent à la vie de la cité.

Cette grande fête aura donc lieu les 4, 5 et 6 octobre, sous le chapiteau et à proximité, de 7 h à 20 h. Il y en aura pour tous les goûts: marché alimentaire vendredi et dimanche, puces tous les jours, buvette et restauration, conférence, exposition de tableaux et carrousel pour petites puces.

Pourquoi je vous parle de tout ça maintenant? Parce que je file prendre l’air du temps deux semaines durant, et que ça sera trop tard de l’annoncer à mon retour.D’ici là, fêtez les marchés de Plainpalais, ils le valent bien.

Prendre la vie du bon côté

27 septembre 2019

C’est une question d’état d’esprit.

Il y a des êtres qui voient toujours le verre de vin à moitié vide, d’autres qui le considèrent plutôt à moitié plein et se réjouissent de déguster son contenu. Christiane fait manifestement partie de la deuxième catégorie. Celle qui prend la vie du bon côté.

Elle me téléphone l’autre jour pour me signaler que le service technique de la Migros, c’est vraiment bien. Très bien même, et qu’il faut le relever. Pourquoi donc? C’est simple. En février 2017, elle a acheté une télévision chez le géant orange qui lui a donné entière satisfaction. Jusqu’à ce jour de janvier 2019.

Alors que la garantie de sa boîte à images arrive bientôt à échéance, c’est soudain l’écran noir. Ou les chaînes qui ne crochent plus. Ou un autre problème qui l’empêche de voir ses émissions préférées. Bref, sa télévision ne fonctionne plus du tout, et c’est bien embêtant.

Christiane l’apporte donc au service technique du magasin, qui va s’efforcer de le réparer. Mais le verdict finit par tomber, après plusieurs tentatives de réanimation. On ne peut plus rien faire, c’est mort, estiment les réparateurs au mois de juillet. Mince alors! La garantie n’étant plus valable, elle devra s’offrir une nouvelle télé. Que nenni!

Car Christiane a eu la surprise d’être entièrement remboursée. Ce qui lui a permis de se procurer un écran tout beau, tout neuf. Dans un autre magasin? Pensez donc! Elle l’a racheté à la Migros où elle a été si bien servie, et avec beaucoup de gentillesse. Voilà qui fait plaisir à entendre.

Quelques minutes plus tard, la dame me rappelle. Car elle veut aussi relever l’extrême bienveillance du personnel du service d’oncologie de l’Hôpital cantonal de Genève, où elle a été soignée il y a trois ans déjà. Avec une mention spéciale pour les employés de la radio oncologie, où tout le monde est adorable et à l’écoute des malades. Et ça compte, pour la guérison.

Comme l’état d’esprit, d’ailleurs…

Ils se régalent de pain sec

26 septembre 2019

La campagne de la rive gauche n’est pas à proprement parler une zone défavorisée, à voir ses villages cossus, ses villas pimpantes, ses écoles privées et ses routes sillonnées par de grosses voitures rutilantes.

Cette belle campagne genevoise abrite encore bon nombre d’exploitations agricoles et viticoles, ce qui est plutôt rassurant. Plus la Ferme Foraine Bonaventure.

Cette ferme pédagogique, unique en son genre, permet aux enfants de faire des séjours «nature» dans un environnement bucolique, de vivre toute la journée en plein air en compagnie d’une ribambelle d’animaux et de dormir dans des roulottes aménagées pour eux. Trop bien!

C’est devant le vieux portail de la route de Covéry, à Meinier, que le maître des lieux a installé il y a peu un coffre en fer, peint de belle manière, pour recueillir le pain sec destiné à ses ânes, alpagas, lapins, poules et autres bêtes à poils, à plume ou en laine.

Il en avait assez de voir Oz (pas le magicien, mais le Terre-Neuve de la maison), s’amuser avec les sacs de pain accrochés aux barrières de la ferme. Or étrangement, depuis l’installation de son coffre, Bonaventure récoltait moins de croûtons qu’avant. À n’y rien comprendre.

Avec sa complice Marie-Alice, ils ont discrètement observé ce qui se passait devant chez eux, et ont enfin découvert les petits êtres à l’origine de ces fuites: contre toute attente, ce sont les enfants de la région!

Lors de balade à vélo, ils s’arrêtent pour venir puiser dans la caisse et repartir en grignotant un quignon dur de chez dur. Tout contents, les gosses!

Est-ce le besoin de se faire les dents? Le goût de l’interdit? Ce n’est en tout cas pas la faim qui leur fait ronger ces bouts de pain tout sec, eux dont le palais est sans doute habitué à plus raffiné. Pourtant, ils se régalent et semblent joyeux. Comme quoi...

L'attestation de vie...

25 septembre 2019

Les plus jeunes générations ne sont peut-être pas au courant de cette étrange pratique: pour toucher son assurance retraite ou toute autre forme de rente, il faut régulièrement prouver que l’on est encore de ce monde…

Sans cette attestation de vie, délivrée par le Service d’état civil moyennant une thune et la présentation d’une pièce d’identité, couic, plus de sous!

C’est pourquoi l’on peut souvent voir des personnes, âgées à très âgées, gravir péniblement les escaliers de la mairie des Eaux-Vives (il n’y a pas d’ascenseur) pour aller chercher à l’étage ce document vital.

Jean-Marie, qui a aujourd’hui 91 ans, a souvent accompagné sa femme dans ces démarches. Mais voilà, sa douce moitié réside depuis peu dans un EMS en ville de Genève. Âgée de 94 ans, elle n’a plus la force de faire le déplacement, et on la comprend!

Le mari a demandé au secrétariat de son médecin traitant un certificat stipulant que sa femme n’était plus en mesure d’effectuer elle-même cette formalité. On lui a alors affirmé qu’une attestation fournie en ce sens par l’EMS suffirait.

C’est donc muni d’une procuration signée par son épouse, de leurs pièces d’identité respectives et de l’attestation signée par le directeur de l’EMS que Jean-Marie a péniblement gravi les escaliers de la mairie des Eaux-Vives.

Au guichet, on lui a refusé le document attendu, sous prétexte que le certificat médical demandé manquait au dossier!

Mais ce qui manque au fonctionnaire qui a renvoyé le vieil homme à ses affaires, c’est de la compréhension et de l’humanité. Il s’imagine peut-être qu’une dame de cet âge se déplace comme une gazelle? Une attestation de l’EMS prouvant que la résidente est en vie ne suffit-elle pas?

On marche vraiment sur la tête!

Il est temps que les autorités agissent pour que cessent ces tracasseries administratives inutiles et humiliantes pour nos aînés.

Chiens aux petits soins

24 septembre 2019

Le chien est le meilleur ami de l’homme, le plus fidèle aussi, à ce qu’on dit. Sa présence réconforte celui ou celle avec qui il partage le quotidien et lui fait du bien, ne serait-ce que pour l’obliger à sortir par tous les temps pour faire des promenades de santé…

Pour une personne sans abri, c’est une autre histoire. Pas besoin de sortir le chien, ils sont de toute façon tous deux dehors, jour et nuit! Et ce compagnon à quatre pattes ne lui réchauffe pas seulement le cœur. Il lui assure aussi une garde rapprochée, ce qui n’est pas rien quand on sait les mauvaises rencontres que l’on peut faire en vivant dans de telles conditions.

omme les personnes sans domicile fixe ont déjà de la peine à se soigner, faute de moyens, elles ne parviennent souvent pas à s’occuper de leur chien quand il est malade.

C’est pourquoi une association à but non lucratif a été créée pour veiller à la santé de ces animaux-là. Les membres de MyStetho for Pets of the Homeless les connaissent bien pour leur avoir apporté de quoi manger ou donné des conseils de soins à leur maître. Portant un habit affichant le logo de leur association (le dessous d’une patte de toutou avec un cœur au milieu), ils se baladent volontiers dans les rues de Genève pour sensibiliser la population à ce problème et lever des fonds pour leur venir en aide.

Ces amis des bêtes estiment ainsi qu’une cinquantaine de chiens (mais aussi quelques chats et des rats) est concernée par ce problème sanitaire. Ils ont donc tenté une campagne de financement participatif pour leur offrir des soins gratuits dans un cabinet vétérinaire. Avec un succès relatif…

Les premières consultations ont lieu ce jeudi au Bestiaire du Rhône. Seuls 20 chiens seront aux petits soins du toubib des animaux, mais c’est déjà un bon début. Pas vrai?

Par ici les bénévoles!

23 septembre 2019

La mission peut sembler impossible, mais rien ne fait peur à Partage, la banque alimentaire genevoise.

Pour assurer l’organisation du prochain Samedi du partage, qui aura lieu les 22 et 23 novembre, la fondation recherche pas moins de 1000 bénévoles!

Ça fait du monde…

Mais il faut bien compter 2000 bras pour prendre tous les cabas que les clients de 106 supermarchés genevois leur tendront ces jours-là, remplis de denrées et de produits d’hygiène, et pour les ranger ensuite sur des palettes.

Il faut dire que cette collecte, qui a lieu deux fois l’an, est précieuse pour la banque alimentaire et constitue une réserve indispensable à son bon fonctionnement. En mai dernier, 148 tonnes et 425 kilos de biens ont été rassemblés, et il en faudrait autant, si ce n’est plus, en novembre prochain. Car ces deux récoltes représentent près d’un tiers des 1000 tonnes distribuées chaque année par Partage aux 54 associations caritatives du canton.

Oui je sais, ça fait un peu beaucoup de chiffres à assimiler, mais c’est pour rappeler l’importance de ce Samedi du partage, et aussi celle de trouver des bras pour mener à bien cette opération.

Le Centre genevois du volontariat s’occupait jusqu’à présent de rechercher ces volontaires. C’est la fondation qui s’en charge désormais, en apportant quelques nouveautés.

Le bénévole «isolé» peut s’inscrire en ligne, en choisissant le lieu et la tranche horaire à sa convenance (www.partage.ch/engagement). Il peut aussi s’annoncer sur la helpline (078 692 90 80), la coordination des appels revenant à Espace Entreprise, le centre de formation pour les apprentis de commerce. La collecte du vendredi est souvent assumée par des classes, des clubs, des scouts ou des églises.

Il faut donc 1000 bénévoles pour que ça joue. Et on compte sur nous!

Place Neuve: quelle pagaille!

21-22 septembre 2019

Qu’elle porte ou non une particule, la place Neuve est l’une des plus belles de la ville. Mais c’est aussi la place de tous les dangers. En termes de circulation, bien sûr.

Pour décrire ce qui s’y passe aux heures de pointe, un habitué des lieux m’a parlé d’un vrai coupe-gorge, d’une zone de non-droit, voire d’une jungle urbaine. N’y va-t-il pas un peu fort?

Hélas point! Sur ses bons conseils, j’ai tourniqué à pied une demi-heure jeudi, avant et après midi, pour tenter la traversée sur des passages piétons, avant de me poster un bon moment sur un petit îlot au milieu du trafic, pour observer. Ça dépasse l’entendement!

Le point le plus critique étant cette zone comprise entre le Musée Rath, les rues de la Corraterie et de la Croix-Rouge et la place où se dresse la statue du général Dufour. Entre les usagers de la place, toutes catégories roulantes confondues, c’est à qui passera en premier, coûte que coûte, au mépris de la prudence la plus élémentaire et du Code de la route. Bonjour l’ambiance!

L’automobiliste qui a planté les freins pour éviter le taxi qui lui a forcé le passage fait un doigt d’honneur, un scootériste insulte la cycliste qui remontait la Corraterie à contresens et lui arrive dans les roues, les sonneries stridentes des trams qui se suivent annoncent à qui veut bien les entendre qu’ils aimeraient passer. Mais un grand bus touristique, parti pour rejoindre le Grand Théâtre, est coincé par un convoi articulé des TPG, ce qui permet à une trottinette et des motos de se faufiler au milieu de tout ça et des coups de klaxon. Une pagaille indescriptible!

Autre point critique: le stop quasi jamais respecté par les usagers de la rue Bartholoni quand elle débouche sur la place. Le chantier du Conservatoire leur bloque la vue? Qu’importe, ils filent droit sans demander leur reste. Tant pis pour les piétons.

Et au milieu de ce manège de dingues, des voitures timides circulent avec le «L». Les pauvres! Comment se fait-il qu’il n’y ait pas plus de casse à la place Neuve?

Patrouilleuses à la fête

20 septembre 2019

Elles portent le gilet jaune chaque fois que sonne l’heure de la rentrée ou de la sortie des classes, et passent ensuite à l’action, au milieu de la circulation.

On les voit alors demander aux écoliers qui ne tiennent pas en place de patienter sur le trottoir, le temps pour elles d’emprunter le passage piéton et de demander aux voitures et aux deux-roues de bien vouloir s’arrêter.

Puis, quand les conditions s’y prêtent, elles invitent les enfants à traverser la route, les saluent au passage en échangeant quelques mots et veillent à ce qu’ils arrivent à bon port en toute sécurité.

De vrais anges gardiens!

Bon, il y a aussi quelques messieurs dans le groupe. Mais ce sont principalement des femmes, des mamans bien souvent, qui œuvrent au sein de la Patrouille scolaire de la Ville de Genève. Patrouille qui fête cette année ses 25 ans de bons et loyaux services.

Et en ce vendredi 20 septembre, où l’on célèbre un peu partout la journée internationale «à pied à l’école», il est grand temps de leur souhaiter bon anniversaire!

Alors à défaut d’un gros gâteau avec plein de bougies dessus, ce sera en fanfare que la Municipalité entend fêter ses patrouilleuses scolaires!

Des musiciens se rendront ce matin dans le préau de l’école de Montchoisy et feront un parcours en musique jusqu’au préau de l’école des Vollandes, en compagnie de quelques anges gardiens. Tous ne pourront être présents aux Eaux-Vives, puisqu’il s’agit d’assurer la sécurité des élèves en même temps et partout ailleurs, soit sur une septantaine d’emplacements près des écoles.

Alors profitons de cet anniversaire pour remercier ces 115 personnes qui portent le gilet jaune quand sonne l’heure de la rentrée ou de la sortie des classes. Et offrons un grand sourire, ou des fleurs, ou des bisous, ou que sais-je encore, à ces femmes de l’ombre qui illuminent notre quotidien.

L'absurdité du système

19 septembre 2019

Il existe toujours, dans notre société hyperconnectée, des personnes totalement réfractaires aux nouvelles technologies.

Ainsi cette dame de plus de 70 ans. Jamais, au grand jamais, elle n’a utilisé un ordinateur. Et elle compte bien ne pas être obligée à rentrer dans le rang avant longtemps.

Elle continue donc à recevoir ses factures par la poste et elle les règle avec de l’argent frais et liquide à l’office postal de son quartier. Ce qui peut contribuer à maintenir quelques emplois chez le géant jaune, mais c’est encore une autre histoire.

La septuagénaire décide un jour de résilier sa carte de crédit, ce bout de plastique inventé, semble-t-il, pour faciliter la vie des acheteurs, ou du moins faciliter diverses transactions. L’obtenir est chose on ne peut plus facile. Mais s’en débarrasser peut vite devenir très compliqué. À la limite de l’absurde.

Comment procéder quand on n’est pas connecté? La dame fait les démarches par téléphone auprès de sa banque. Un coup de fil, c’est si facile.

Lorsqu’elle reçoit son dernier décompte, elle le règle tout naturellement à la poste au moyen d’un bulletin de versement. À la fin du mois suivant, ô surprise, elle reçoit une facture de 0,90 franc pour son paiement postal.

La dame s’acquitte donc à nouveau des nonante centimes qui lui sont réclamés, et elle le fait comme elle en a l’habitude. Bien entendu, une facture supplémentaire lui revient pour qu’elle règle ces frais postaux insupportables pour l’entreprise.

La plaisanterie aurait pu durer encore des siècles. Mais de guerre lasse, la septuagénaire a finalement demandé à une amie de lui régler cette facture à rallonge à travers son e-banking.

On n’arrête pas le progrès!

Le pic du mardi matin

18 septembre 2019

L’affaire commence hier à la pause-café. Un collègue peste: si vous saviez le temps que j’ai mis ce matin pour venir au boulot… Et dire que c’est comme ça chaque mardi!

La discussion démarre sur les chapeaux de roues et tous les témoignages abondent dans ce sens: oui, le trafic routier est toujours plus dense ce matin-là pour parvenir au centre-ville. Automobilistes, scootéristes, cyclistes et usagers des transports en commun sont tous d’accord sur ce point. Miracle!

Et alors? Alors cette constatation empirique se vérifie dans les chiffres. Ceux-ci proviennent du site TomTom, un fabricant de GPS qui analyse les données de ses utilisateurs pour calculer le taux d’allongement des trajets, lorsqu’il y a congestion routière. À Genève, il est en moyenne de 60% le mardi matin, suivi par le jeudi (58%).

Même constat du côté des TPG. Les deux jours déjà cités sont les plus chargés de la semaine! Contactés pour éclairer ma lanterne, les TPG m’ont transmis les données basées sur un horaire normal (hors vacances et fin de semaine) et cela depuis le début de cette année.

Les jours qui décrochent la palme en termes de fréquentation sont le jeudi (795 814 montées par jour) et le mardi (773 127), sans distinction de matin ou après-midi. Au niveau des gros retards (supérieurs à cinq minutes) enregistrés sur certaines courses, qui résultent a priori d’une circulation dense, le mardi, le jeudi et le vendredi forment le trio de tête, devant le lundi et le mercredi.

Comment expliquer pareille situation? À vue de nez, on pourrait avancer le travail à temps partiel: les jours préférés pour prendre congé étant le lundi et le vendredi, ainsi que le mercredi, jour des enfants. Le lundi, des commerces sont également fermés. À moins qu’il y ait encore d’autres explications? À vous de les trouver, pour alimenter la discussion à la pause-café!

C'est pour ma pomme!

17 septembre 2019

La pomme n’est pas un fruit comme un autre. Ronde, rouge et charnue, elle a tenté Adam et Ève, ce qui n’est pas rien, même si des spécialistes disent que le fruit défendu du Jardin d’Eden pourrait tout aussi bien avoir été une poire, une figue ou une grenade…

Elle alimente de jolie façon nos expressions de la langue française. Les amoureux se sucent ainsi la pomme! Elle peut être à l’origine d’une discorde ou servir de mesure: haut comme trois pommes. On peut également tomber dedans de pâmoison. Ou autre…

À l’évidence, le fruit inspire: «Car pour être heureux comme ma pomme, ma pomme», chantait Maurice Chevalier, «il suffit d’être en somme aussi peinard que moi…» Et comme si cela ne suffisait pas, la pomme sert de logo à Apple ou joue la star dans une campagne politique qui n’est pas du meilleur goût, la belle étant truffée de vers…

La pomme n’est donc pas un fruit comme un autre. La preuve, s’il en fallait encore une? Elle bénéficie en Suisse d’une journée qui lui est entièrement dédiée. Et cette journée a lieu le vendredi 20 septembre.

Pourquoi lui faire pareil honneur? C’est que la pomme est la championne toutes catégories des fruits croqués en Helvétie! Chaque habitant en consomme en moyenne 16 kilos par année, si l’on en croit l’organisation Fruit-Union suisse, qui orchestre l’événement.

Comme la belle se cueille dès le mois de septembre, c’est le moment idéal, pour les arboriculteurs et leurs aides, pour faire leur opération séduction auprès de la population. Histoire de rappeler aux consommateurs la qualité des produits du terroir.

Ces professionnels distribueront ces fruits dans une trentaine de lieux. À Genève, ces bombes vitaminées seront offertes à la gare Cornavin de 7 h à 18 h. J’en prendrai une pour ma pomme!

Les arbres fatiguent aussi

16 septembre 2019

Il y a des sujets qui fâchent. Le plus sensible étant ces jours celui des massacres à la tronçonneuse dont sont victimes de grands arbres majestueux, ou même de plus discrets. Ces vieux complices sont ratiboisés çà et là dans le canton pour faire place au béton. Et ça passe mal, crise du logement ou pas.

Mais les végétaux ne meurent pas seulement sous les coups des bûcherons. Il leur arrive aussi de mourir de vieillesse ou de maladie, comme nous autres, ou des conséquences du changement climatique.

À ce propos, un lecteur demande des nouvelles des 300 séquoias géants qui dominent nos espaces publics, comme au parc Barton, où ces vénérables forment une forêt magnifique.

Si ce lecteur s’inquiète, c’est bien parce qu’il garde en mémoire l’information, parue en nos pages en 2012 déjà, selon laquelle ces arbres se meurent. La faute à un champignon qui touche 90% des spécimens genevois. Le chancre de l’écorce blesse l’arbre et empêche la sève de circuler dans les branches, qui finissent par sécher.

Il y a plus d’un lustre, un spécialiste affirmait que les séquoias pouvaient résister aux méfaits de ce champignon pendant de longues années. Pour autant que l’on ne connaisse pas trop de sécheresses répétées.

Eh bien, c’est raté!

Les nouvelles du jour ne sont donc pas bonnes: les séquoias continuent malheureusement à dépérir. Ils ne sont pas au bout du rouleau pour autant. Le Service des espaces verts veille à leur chevet pour les conserver le plus longtemps possible. Le temps, peut-être, de trouver un remède miracle…

En attendant, les jardiniers épandent du compost au pied de ces arbres pour améliorer la qualité de la terre, et arrosent certains spécimens qui ont soif, ce qui est exceptionnel pour un arbre adulte. Normal: un séquoia géant n’est-il pas justement un arbre exceptionnel?

Repos haut en couleur

14-15 septembre 2019

Et vous voudriez que l’on s’ennuie, avec tout ça?

Certains Genevois un peu snobs prétendent ne pas savoir comment occuper leur temps libre au bout du lac. Que l’offre de loisirs y est digne d’une petite ville de province, ce qui leur fait prendre l’avion en fin de semaine pour une escapade dans une capitale tellement plus excitante. Ils ont tort!

Car en cette fin de semaine, les propositions de sorties au bout du lac ont de quoi nous faire tourner la tête. Et encore, on ne parle ici que des manifestations ouvertes au grand public et d’accès libre.

Par où commencer, pour faire la démonstration de mes dires?

Par les portes ouvertes au CERN, par exemple. Ce gigantesque laboratoire de physique des particules, à des années-lumière de notre quotidien, nous invite à visiter ses installations en compagnie de chercheurs de tous les pays, histoire de prendre la température de la science d’aujourd’hui et de demain. L’expérience est grisante!

Autre transport, plus terre à terre, à quelques encablures de là: la Fête des vendanges de Russin draine dans les rues du village tous les amoureux du terroir genevois pour déguster les produits locaux, assister au cortège des vendanges. Et être ensemble.

Nature toujours, mais au parc des Bastions, avec le Festival Alternatiba qui réunit 150 organisations pour déclarer l’urgence climatique et trouver des solutions locales. Ceci pendant que Thônex et Gaillard célèbrent samedi et en fanfare une «fête sans frontière», que Le Petit-Saconnex fait de même sur sa place du village, que des bénévoles poutzent le lac, côté Pâquis, et d’autres la plaine de Plainpalais.

Quoi d’autre encore? Les fameuses Journées du patrimoine et leurs 21 propositions de sortie! Elles déclinent sur tous les lieux et les tons la couleur. Celle qui met du piment à la vie.

Et vous voudriez qu’on s’ennuie cette fin de semaine à Genève?

Le son qui fait fuir

13 septembre 2019

Il s’est installé un jour, sans crier gare. Un son aigu, fort et persistant.

Un son, surgi d’on ne sait où, qui lui vrille la tête dès qu’elle la glisse dehors. Un son qui la hante. Et à force de le subir sans avoir aucune prise sur lui, il finit par lui plomber le moral.

L’indésirable s’est invité en août 2018 chez cette jeune femme vivant dans la campagne genevoise. Depuis, plus question pour elle de profiter du jardin qui lui tend les bras. Elle ne peut y rester plus d’une heure sans être incommodée par ce bruit lancinant.

Vous me direz qu’il y a pire, quand on vit sous les avions. Mais là au moins, on sait d’où provient la gêne.

Dans le cas présent, c’est le mystère le plus total. L’habitante mène donc sa petite enquête. Elle se dit que cela vient sans doute des travaux qui ont lieu dans un chantier voisin. Fausse piste: le chantier se termine, mais le son reste. Un truc pour faire fuir les chats? Des soucis électriques dans les installations? Rien de tout ça. De guerre lasse, elle songe à quitter les lieux.

Cet été, le bruit disparaît comme par enchantement. Miracle! Mais un jour, alors que sa voisine revient parquer sa voiture devant chez elle et qu’elles commencent à babiller près du portail, le son revient. Au secours!

C’est quoi ce cauchemar? Mais oui, ça vient de la voiture! Sa propriétaire s’en explique volontiers: elle y a fait installer un dispositif anti fouine… Et pour cause: le moteur de sa précédente voiture a été détruit par ce petit mammifère, on ne l’y prendra plus! D’ailleurs, étant plus âgée, elle n’entend rien…

Ainsi donc, pendant une année, la vie de la jeune femme a été pourrie par un dispositif répulsif venant d’une voiture stationnée près de chez elle! Les bras lui en tombent. Elle n’est pas une fouine, tout de même!

Pour la paix du voisinage, le dispositif a été déclenché. Le calme est revenu dans la campagne genevoise…

Et les fouines rigolent!

Le vol lui coupe les ailes

12 septembre 2019

Le dimanche soir d’avant la rentrée, Armand s’en va acheter un paquet de clopes au kiosque de Châtelaine. Il aperçoit une connaissance sur la terrasse du bistrot voisin. Il fait encore bon, il a un peu de temps devant lui. Alors il le rejoint pour prendre un café.

Au moment de s’asseoir, il exécute machinalement «ce geste comme nous les hommes, on fait volontiers: on retire le porte-monnaie de la poche arrière, et on le pose sur la table».

Après avoir terminé sa consommation il s’absente, le temps d’aller aux toilettes, en laissant son bien en bonne compagnie. Mais à son retour, pfuiit, il s’est envolé! Le porte-monnaie, donc. Son voisin de table lui annonce alors qu’un type l’a piqué et qu’il a filé à toute vitesse. Lui n’a rien pu faire…

À cette nouvelle, le ciel tombe sur la tête d’Armand. Car en plus de ses documents officiels, son porte-monnaie contient l’équivalent de 2000 francs. C’est peut-être de l’argent de poche pour certains nantis de la place, mais pour ce travailleur, c’est tout ce qu’il possède avant sa prochaine paie.

Alors il panique. Appelle la police plutôt deux fois qu’une, revient vers sa connaissance pour lui demander si ce n’est pas une blague. Hélas non.

Vont suivre le dépôt de plainte, les questions, les remarques désobligeantes sur son attitude peu prudente. Le lésé se sent perdu, trahi, dépassé par les événements. Il n’en dort plus.

Comment le tirer de ce pétrin? En lui retournant son porte-monnaie, si vous le dénichez dans un bosquet. L’objet en question est un carré en cuir longtemps vendu à la poste, avec une croix suisse sur le côté. Armand n’espère plus revoir son argent, plutôt son permis de conduire et autres papiers qu’il n’a pas les moyens de refaire.

Si le voleur lit ces lignes, qu’il fasse au moins ce geste pour Armand, qui se désole: «Les gens ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire!»

Joindre l'utile à l'agréable

11 septembre 2019

«Celui qui joint l’utile à l’agréable recueille tous les suffrages.»

L’antique citation du poète Horace pourrait être mise au goût du jour sous le nouveau terme de plogging, soit une combinaison de jogging et de ramassage des déchets. Pour autant, bien sûr, que le sport soit considéré comme une pratique agréable!

Or donc, le plogging est un sport utile: le coureur se fait du bien tout en donnant un coup de pouce à l’environnement en ramassant tous les détritus qui se trouvent sur son chemin.

Évidemment, il faut pour cela courir avec un sac-poubelle à la main, ce qui n’est pas toujours aisé. Mais une fois la chose maîtrisée, paraît que ce type d’entraînement est efficace pour perdre du gras tout en renforçant le cœur. Je sens que je vais m’y mettre sous peu…

Et pourquoi cette discipline est-elle à ce point efficace? Parce que les mouvements du corps sont variés, avec flexions, accroupissements et étirements à répétition, avec alternance de course rapide et plus lente. Enfin, plus le sac-poubelle est chargé, plus l’effort est intense. Et la ville propre!

Que demander de plus? Un entraînement, peut-être.

Quatre sessions de plogging ont ainsi lieu ces vendredi et samedi sur la plaine de Plainpalais, dans le cadre de la 3e journée d’action nationale Clean-Up. On pourrait le dire en français que ce serait pas plus mal.

Bref. C’est l’association Ma ville jardin qui donne rendez-vous à tous les intéressés vendredi à 15 h 30 ou à 17 h et samedi à 10 h ou à 15 h sur le ghorr. Compter deux heures d’efforts.

Et si cela ne suffit pas, les adeptes du plogging pourront se rendre encore ce week-end devant les Bains des Pâquis pour participer à l’action de nettoyage du Léman qui démarre dès 12 h le samedi et 9 h le dimanche. Pas besoin pour autant de venir avec des palmes, des plongeurs sont de la partie.

Ça poutze décidément ferme dans la République, en cette fin de semaine!

A côté de la plaque

10 septembre 2019

Pourquoi tant de haine? Petite chronique d’une scène de la vie quotidienne qui laisse un goût un peu amer.

Il fait pourtant beau, en cette après-midi de fin août. Les enfants viennent de reprendre le chemin de l’école et la vie reprend gentiment son cours habituel d’après les vacances. Christiane rend visite à sa maman, qui loge au Grand-Lancy depuis des lustres.

La Lancéenne de 92?ans a préparé un sac contenant tous les journaux et toutes les réclames arrivés dernièrement dans sa boîte aux lettres. Mais voilà, si elle trie volontiers ses déchets, elle n’a plus la force de trimballer ces kilos d’imprimés à l’espace de récupération.

Sa fille va s’en charger en partant. Elle prend donc le sac dans sa voiture, la gare le long des poubelles de tri et se dirige vers la poubelle «carton papier».

C’est alors qu’un automobiliste aux cheveux gris l’invective violemment. Très grossier, le monsieur! Et que vaut à Christiane pareil flot de fiel, alors qu’elle rend service à sa mère et participe à l’effort du recyclage? C’est vite vu: ses plaques de voiture sont françaises. Et les propos xénophobes…

Christiane pique la mouche. Qui est-il, cet homme, pour se permettre de juger les gens en se basant sur leurs plaques d’immatriculation? Que sait-il d’elle? De sa vie et de ses études à Genève, de son passeport suisse et de son mari savoyard? Et même si elle n’était pas d’ici, pourquoi lui hurler ainsi à la face?

Elle essaie de lui parler, mais il se défile et roule jusqu’au carrefour, où il est arrêté. Elle tente de le rattraper à pied, bien décidée à lui dire ses quatre vérités. C’est alors qu’il feinte, contourne un square pour revenir ensuite à la hauteur de la piétonne et l’insulter copieusement par la fenêtre, avant de disparaître.

Christiane reste sidérée par la violence de l’attaque, par les préjugés tenaces contre les étrangers. Pourquoi tant de haine? Il faisait pourtant beau, en cette après-midi de fin août…

Le temps des préparatifs

9 septembre 2019

Nous voici donc confortablement installés dans la rentrée avec, droit devant, la perspective des fêtes de fin d’année. Et avec elles, bien sûr, la collecte de la Thune du Cœur. On ne change pas une équipe qui gagne!

Oui mais voilà, pour qu’elle gagne encore de quoi soutenir trois associations de la place œuvrant en faveur des plus démunis, il faut bien préparer le terrain.

Vous me voyez venir avec mes gros sabots! Car je vous suggère, ni plus ni moins, de trouver des idées pour remplir la cagnotte, à l’heure où toutes les œuvres d’entraide sollicitent leurs donateurs.

Pire! Je vous invite non seulement à concevoir des projets, mais aussi à les mettre en œuvre. Oui, je sais, je pousse un peu loin le bouchon. D’ailleurs, j’y pense: les viticulteurs genevois pourraient peut-être passer à la caisse, sous une forme ou une autre?

Car il faudrait développer les actions groupées. À ce jeu, les pompiers sont les champions. Les clubs d’aînés aussi, tout comme les musiciens. Il faudrait imaginer des ventes de pâtisseries, de bricolages dans les écoles ou des clubs, des collectes au sein des entreprises, voire des multinationales, histoire de faire du lien avec la société locale. Prévoir des concerts au bénéfice de la Thune, des jeux, des courses. Tout cela ne s’improvise pas.

Un lecteur m’a ainsi contacté pour savoir comment vendre des centaines de disques d’opéra au profit de Jules. À organiser, je vous tiendrai au courant. Et puis la date de la mise à l’honneur de la Thune aux Vernets est déjà connue: ce sera le 17 décembre, lors du match du GSHC contre le HC Davos. Chouette!

Autre chose? Un homme prévoyant et généreux m’a déjà remis le bocal qu’il a rempli de grosses pièces depuis le début de l’année. Un chaleureux merci à lui et à tous ceux qui vont s’impliquer pour faire grossir la Thune.

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