«Vous ne l'emporterez pas au paradis!» lance Dominique Ducret au procureur général

Procès BCGeLe promoteur Carlo Lavizzari et l'ancien président de la Banque cantonale de Genève Dominique Durcret se retrouvent sur le banc des accusés, prévenus de gestion déloyale aggravée.

Dessin d'archive Dominique Ducret à la barre le 23 mai dernier lors du procès de la BCGe

Dessin d'archive Dominique Ducret à la barre le 23 mai dernier lors du procès de la BCGe Image: Patrick Tondeux

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«Vous de ne l'emporterez pas au paradis!» a dit ce matin, l'ex-président de la Banque cantonale (BCGe) au procureur général Daniel Zappelli. Au troisième jour du procès dans lequel il comparaît aux côtés de l'ex-directeur de l'établissement Marc Fues et du promoteur Carlo Lavizzari, Dominique Ducret se dit particulièrement blessé par les propos du procureur général à son égard. Propos prononcés dans le cadre de son réquisitoire cet été dans le procès principal. Le chef du Ministère public avait notamment qualifié les ex-dirigeants de la banque de «roitelets».

Dominique Ducret a répété qu'il avait peut-être commis des «erreurs de diagnostic» qui ont mené à la débâcle de l'établissement mais qu'il n'a eu à aucun moment l'intention de s'enrichir de manière illégitime. En ce qui concerne sa relation avec le promoteur Carlo Lavizzari, il explique «Je le tutoie comme bien des gens dans cette République, ça ne crée pas pour autant des liens particuliers. Nous ne sommes pas des amis d'enfance, ni des amis d'études. Nous ne faisons pas partie d'une même secte. Je l'ai croisé comme tout un chacun lorsqu'il était président du Servette FC. J'ai été invité une fois chez lui avec d'autres personnes. Il n'y a pas entre nous de relations qui fasse de lui ou de moi l'obligé l'un de l'autre.» Il a ajoute qu'il avait de la sympathie pour Carlo Lavizzari, qu'il était sensible à «sa chaleur humaine». Mais qu'il n'avait aucune raison de le favoriser financièrement, ce que justement la justice lui reproche.

Il se souvient d'une mise en garde de Marc Fues au sujet de Carlo Lavizzari. «Il m'avait dit que c'était un Florentin, qu'il pratiquait l'art de l'esquive, qu'il s'agissait d'un homme habile, d'un joueur d'échec comme François Mitterand avec un côté Laurent le Magnifique, mais ça n'en fait pas encore un homme malhonnête.» A ses yeux, le promoteur était «un grand professionnel de l'immobilier avec toujours un coup d'avance sur les autres», ce qui suscitait des jalousies.

On apprenait par ailleurs en cours d'audience que juste avant le début du procès, la BCGE a envoyé un commandement de payer de 60 millions à Carlo Lavizzari. «120 millions avec les intérêts», précise Me Dominique Warluzel, avocat du promoteur, qui s'est demandé s'il ne s'agissait pas là d'une manoeuvre d'intimidation.

L'interrogatoire des prévenus se poursuit devant le Tribunal de police. (TDG)

Créé: 25.01.2012, 13h39

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