L'emploi décline dans la finance et le négoce

Monde du travailDes secteurs-clé maigrissent. En revanche, l’effectif s’étoffe dans la santé, l'enseignement et la restauration.

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En cinq ans, deux importants viviers d’emplois, la finance mais aussi le négoce, ont régressé, selon des données publiées par l’Office fédéral de la statistique. C’est aussi le cas du commerce de détail. En revanche, davantage de postes de travail existent dans la santé, l’enseignement ou la restauration.

Côté pile, les nouvelles sociétés liées à ces emplois pourraient profiter d’une détente sur le front de l’immobilier, les locaux commerciaux vacants ayant enregistré un véritable bond (notre édition du 25 août).

«La finance et le trading ne forment plus le gros de la demande. La santé, le digital, les fintech (ndlr: technologies financières), etc., sont les branches de demain, mais avec des besoins très différents et des capacités à payer des loyers différentes également», plaide Hervé Froidevaux, associé du consultant Wüest & Partner.

Côté face, les secteurs qui progressent sont parfois aussi ceux qui sont à peine rentables et dégagent peu de bénéfices. En 2014, selon des données récoltées par l’Administration fiscale cantonale et l’Ocstat, l’apport fiscal des quelque 1800 entreprises genevoises du commerce de détail ont rapporté à l’État de Genève près de 60 millions de francs, et celui des 1368 entreprises genevoises de la branche restauration et hébergement a alimenté les caisses cantonales à hauteur de 13,6 millions de francs. Soit environ vingt-cinq fois moins que les 3200 sociétés de négoce (345 millions de francs) et encore moins que les 2536 entités répertoriées cette année dans la branche de la finance (près de 382 millions de francs). Sans compter, naturellement, les rentrées fiscales liées aux personnes physiques employées dans ces importantes branches économiques, le trader ou le banquier étant beaucoup mieux rémunérés que la vendeuse ou le garçon de café.

Créé: 28.08.2018, 14h30

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