L'élégant chevreuil est devenu la bête noire du Mandement

FauneDes tirs de régulation sont autorisés. Les gardes de l’environnement abattront 25 bêtes environ.

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Bis repetita. Comme l’an passé à pareille époque, l’État vient d’autoriser des tirs de régulation dans le Mandement, et ce jusqu’au 31 janvier 2019. La cible visée est toujours la même: le chevreuil, qui cause trop de dommages malgré les mesures préventives mises en place (clôtures, effaroucheurs sonores, etc.).

On le rappelle, la chasse est interdite à Genève depuis 1974. Dès lors, seuls les gardes de l’environnement sont habilités à tirer des animaux. Combien de cervidés seront abattus? «Nous projetons d’en tirer 25, sur les 180 à 200 qui vivent dans le Mandement, indique Alain Rauss, chef du secteur des gardes de l’environnement. Il s’agit d’une régulation modérée.»

Vignes, vergers et forêts visés

Malgré les tirs de l’an dernier, le nombre de chevreuils n’a pas diminué à Genève. Les dégâts générés peuvent être localement importants. C’est le cas cette année dans le vallon de l’Allondon. «Ces animaux s’attaquent aux cultures, principalement aux vignes et aux vergers, précise Alain Rauss. Dans le Mandement, deux ou trois exploitants ont été particulièrement touchés. Le Canton verse des indemnités (ndlr: en 2016, elles ont atteint 30 000 francs pour les seuls dommages causés par les chevreuils) mais je vous assure que les agriculteurs préfèrent avoir une bonne récolte.»

Les chevreuils ne s’attaquent pas qu’aux cultures, «ils infligent également des dommages aux forêts», indique Alain Rauss. Grands amateurs de jeunes pousses et de bourgeons, les cervidés nuisent ainsi, par endroits, au rajeunissement des zones boisées.

Un arrêté du Conseil d'État

Les tirs de régulation, autorisés hors de la période de reproduction des cervidés, font l’objet d’un arrêté du Conseil d’État. «Cette mesure a été prise avec les préavis favorables de la Sous-Commission de la faune, de la Commission consultative de la diversité biologique et de la Commission consultative de la régulation de la faune», rappelle le gouvernement dans un communiqué.

À noter que les sangliers font toujours l’objet d’un arrêté autorisant les tirs de régulation. «Mais les problèmes qu’ils causent à Genève sont bien moins importants que dans le reste de la Suisse romande», constate Alain Rauss. (TDG)

Créé: 22.08.2018, 17h53

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