Cette édition atteint, dès le matin, des sommets de ferveur populaire

Course de l'EscaladeOn n'a sans doute jamais vu autant de monde dans les premières heures de la course. A mi-journée, que du bonheur à relayer.

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A croire que la moitié du canton a mis son réveil à l’aube. Une déferlante humaine converge vers les Bastions à 9 h déjà. La place Neuve est noire de monde, les passerelles d’accès sont prises d’assaut, des flux continus de spectateurs surplombant le site et les Bastions qui n’en finissent pas de se remplir. On n’a jamais vu une telle foule, compacte et fervente, à l’entame de l’Escalade.

L’épicentre se situe comme à chaque fois aux abords de la rue de la Croix-Rouge. Les courses s’enchaînent à un rythme soutenu, les bénévoles sont partout aux affaires. Ils dominent par la taille les poussines au départ. Meneurs d’allure, escorte rassurante et consolatrice.

Les larmes de Pedro

Pedro, 8 ans, pleure seul dans son coin. Le numéro de téléphone familial inscrit derrière son dossard le ramène dans les bras de ses parents. Gros coup de doute. «Pourquoi tu ne veux pas courir?» lui demande la dame en chasuble jaune. Réponse entre deux sanglots: «Parce qu’il y a trop de monde…» On le comprend, Pedro. Les mots de sa mère lui arrachent un sourire: le voici au départ, à lever les mains au milieu de ses camarades sur la musique de Stromae.

Ambiance de feu, les mines endormies se réveillent d’un coup. La voix du speaker fédère les énergies enfantines, tout en distillant ses ultimes consignes: «Est-ce que vous avez tous vos lacets bien attachés?» Acquiescement collectif: «Ouiiiii!» La suite, martelée en boucle, sert à prévenir les chutes: «Courez droit devant vous, ne vous bousculez pas.»

Les meilleurs loin devant

Les filles ont le départ plus discipliné que les garçons, pressés d’en découdre, piétinant d’impatience au pied des footballeurs américains formant la classique, mais drôlement nécessaire, ligne de protection. A l’arrivée, les rivalités se sont décantées. Les meilleurs sont loin devant. Les perdants retrouvent les larmes de Pedro. Gros coup de blues pour certains. Les bénévoles, une fois encore, jouent les accompagnants sensibles jusqu’à la distribution des cadeaux (un petit sac à dos plié dans une pochette flanquée du logo de la course) et des inévitables bananes, fermes dans leur mûrissement, jaunes et belles comme cet adolescent aux cheveux couleur pop qui a rejoint cette armée de volontaires.

Ils sont plus de 1000 aux affaires, déployés sur tous les fronts, chaque année l’Escalade raffine dans l’anticipation. On a l’impression qu’aucun poste n’a été oublié. Organisation vraiment remarquable. A mi-journée, que du bonheur à relayer. On y retourne. (TDG)

Créé: 03.12.2016, 12h59

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