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Quand des écoles servaient de camps pour trier les réfugiés

La Ville a inauguré hier une plaque commémorative à l’école des Cropettes. En 1943, l’armée y décidait du sort des réfugiés.

Une plaque commémorative a été inaugurée hier en présence de Claire Luchetta-Rentchnik, initiatrice du projet, Edmond Richemond, ancien réfugié juif, Rémy Pagani, conseiller administratif, et Esther Alder, maire de Genève.
Une plaque commémorative a été inaugurée hier en présence de Claire Luchetta-Rentchnik, initiatrice du projet, Edmond Richemond, ancien réfugié juif, Rémy Pagani, conseiller administratif, et Esther Alder, maire de Genève.
Patrik Gilliéron Lopreno

Aujourd’hui, l’école rénovée des Cropettes résonne de rires d’enfants et scintille sous ses façades dorées. Mais le tableau idyllique masque un sombre passé. A cet emplacement se tenait une ancienne école primaire réquisitionnée en 1943 pour faire office de centre de triage des réfugiés passés clandestinement en Suisse. Vingt-cinq mille personnes ont été enregistrées à la frontière franco-genevoise durant la Seconde Guerre mondiale et l’école des Cropettes a vu transiter 2526 réfugiés (lire le Témoignage ci-dessous et ci-contre); 1622 étaient juifs, près de 80 ont été refoulés et 17 ont été déportés vers les camps de la mort.

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