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Echanges linguistiques: un enseignant riposte

Regrettant la fermeture du Centre des échanges et séjours linguistiques de l’Etat, Pierre Bickel a créé une association privée.

Pierre Bickel devant le mur des Réformateurs.
Pierre Bickel devant le mur des Réformateurs.
DR

L’affaire avait fait du bruit. En juin 2014, évoquant des raisons économiques, la patronne du Département de l’instruction publique (DIP) supprimait le Centre des échanges et séjours linguistiques de l’Etat (Cesel). «En période de crise, est-ce vraiment le rôle du DIP que de fournir des prestations en dehors du temps scolaire?» soulevait Anne Emery-Torracinta. Le responsable du Cesel, Pierre Bickel, regrettait, lui, cette «décision absurde»: «En 2012, le DIP a fêté le centenaire des échanges linguistiques sous son égide; en 2014, il les supprime. Et cela sans la moindre consultation ou prise d’information sur le terrain. Quel signal d’ouverture au monde donne notre cité internationale!» Retourné depuis lors à l’enseignement, Pierre Bickel n’a pas capitulé pour autant: «Offrir des possibilités d’échange à toutes et tous nous paraît indispensable. L’immersion totale (famille et école), c’est ce qu’il y a de mieux! On apprend une langue en la vivant.» Résultat: à peine le Cesel passait-il à la trappe que cet ancien doyen du Collège de Staël créait l’Association romande pour les échanges linguistiques (Arpel). «Je souhaite préserver quelque chose d’essentiel dans l’apprentissage des langues, plus que jamais nécessaire aujourd’hui. A compétences égales, les personnes en quête d’emploi sont aussi choisies en fonction de leur maîtrise des langues et de leur expérience humaine à l’étranger.»

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