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Les ébauches de pont sur le lac font réagir

De l’enthousiasme au rejet, les réactions fusent sur les projets de Santiago Calatrava.

© 2017 Calatrava Valls SA
© 2017 Calatrava Valls SA
© 2017 Calatrava Valls SA
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Ce ne sont que des maquettes, mais elles suscitent déjà des réactions. Présentées à un conseil consultatif planchant sur la traversée du lac et publiées jeudi par la Tribune de Genève, ces quatre visions d’un pont sont l’œuvre de l’architecte et ingénieur Santiago Calatrava. Si elles constituent pour l'heure un simple exemple de ce que pourrait donner un tel ouvrage, elles ne laissent pas indifférent. Petit tour d’horizon.

Conseiller municipal PLR en Ville de Genève, Vincent Subilia éprouve une surprise positive: «Attaché au paysage de la rade et donc plutôt favorable à un tunnel qui ne l’obstruerait pas, j’ai vu là le geste architectural très fort d’un homme qui a cumulé les réussites, témoigne-t-il. Les variantes hybrides où le lac apparaît comme un écrin autour du pont me séduisent, même si leur faisabilité reste à vérifier. Cela offrirait à Genève une carte postale comme Sydney en a une avec son Opéra.»

Président de Patrimoine Suisse Genève, Robert Cramer prend le parti opposé. «Ce projet, dont on ne peut pas dire qu’il soit très discret, n’enthousiasmera sans doute pas notre association, réagit-il. Un site naturel comme celui-ci, qui a été le premier à être représenté de façon réaliste dans la peinture européenne, mérite davantage d’être préservé que de recevoir un grand geste architectural. Il faut le laisser comme il est.»

Père de l’initiative pour une traversée du lac, Daniel Zaugg est mitigé. «Les variantes hybrides de pont et de tunnel cumulent les défauts des deux: on marquerait le paysage sans s’épargner les coûts et les difficultés qu’implique un tunnel, note l’ancien député PLR. On se mettrait tout le monde à dos. La variante allant d’une rive à l’autre renonce à l’île artificielle projetée au large de la Pointe-à-la-Bise afin de préserver cette réserve: il y aura des oppositions.»

Pro Natura, qui gère ce site, confirme. «Nous participons au groupe de travail et, comme on est loin d’un projet définitif, il n’y a pas lieu de polémiquer, répond Sébastien Miazza, président. Mais le projet doit avoir le moins d’impact possible sur l’environnement. Une accroche sur cette réserve d’importance fédérale serait inacceptable.»

Et qu’en dit un porte-voix des usagers? Président de la section genevoise de l’Automobile Club Suisse, René Desbaillet est sceptique. «C’est joli, mais sans plus, lâche-t-il. Plusieurs variantes prévoient un pont court émergeant de souterrains, ce qui est dangereux: tout le monde freinerait pour regarder la vue, augmentant le risque de collisions.»

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