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Divonne menace le débit de la Versoix, mais Berne se tait

Interpellé sur le projet d’usine d’eau minérale en France voisine, le Conseil fédéral ne semble pas pressé de faire entendre sa voix.

Un forage pourrait avoir un impact négatif sur le débit de la Versoix, rivière transfrontalière nommée la Divonne côté français.
Un forage pourrait avoir un impact négatif sur le débit de la Versoix, rivière transfrontalière nommée la Divonne côté français.
Laurent Guiraud

Face au projet d’usine d’eau minérale à Divonne-les-Bains, en France voisine, la Confédération est jugée trop peu réactive. Le conseiller national genevois Carlo Sommaruga, qui a récemment interpellé le Conseil fédéral à ce propos, trouve sa réponse un peu légère alors que l’usine pourrait avoir un impact négatif sur le débit de la Versoix, rivière transfrontalière nommée la Divonne du côté français de la frontière. En effet, le forage où serait pompée l’eau à mettre en bouteille se trouve non loin des sources du cours d’eau et certains craignent, entre autres, qu’il ne finisse par les assécher. La grogne monte des deux côtés de la frontière, tant dans le Pays de Gex que dans les cantons de Genève et de Vaud. En mai, dix communes vaudoises et genevoises, voisines de Divonne-les-Bains, ont déposé un recours contre ce projet.

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