Dominique Warluzel glisse du tribunal à la scène avec «Fratricide»

ThéâtreLa première pièce de l’avocat genevois est donnée ce soir au Bâtiment des Forces Motrices.

Dominique Warluzel

Dominique Warluzel Image: RTS / Jay Louvion

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Jusqu’ici, ses mots frappaient fort tant au barreau que sur les ondes de la télévision. A ses cordes d’avocat et d’animateur, Dominique Warluzel ajoute désormais celle d’auteur dramatique. Quelques mois après avoir subi son AVC, l’homme renaît sur les planches à travers ce sombre huis clos ourdi par ses soins, Fratricide, avec Jean-Pierre Kalfon et Pierre Santini dans le rôle des frères ennemis. A la veille de la première, on l’assaille de questions.

Quel bilan tirez-vous de cette année en dents de scie?

L’AVC a été la conséquence inévitable d’une vie trop remplie, y compris d’exigences. Fratricide constitue en revanche un nouveau volet que je voulais depuis longtemps ajouter à mon cursus. Ce sont ainsi deux événements que le hasard a juxtaposés mais qui n’ont aucun lien entre eux. L’heure du bilan viendra lorsque je serai fixé sur le degré de récupération que j’atteindrai, ainsi que sur le succès – ou l’insuccès – de la pièce.

Pourquoi passer à l’écriture théâtrale en particulier?

J’ai toujours exercé diverses activités en parallèle. Ma profession d’avocat, la télévision, la radio et j’en passe. J’ai éprouvé le besoin d’en ajouter une supplémentaire. Je me suis ainsi lancé dans l’écriture, il y a quelques années, sans savoir quelle serait mon aptitude. Si j’ai choisi l’écriture théâtrale plutôt qu’une autre forme de littérature, c’est parce que le théâtre est à mes yeux l’art qui combine le mieux l’éloquence et l’esthétique visuelle.

Que raconte Fratricide?

C’est l’histoire de deux frères, issus du même univers mais que tout divise, et dont le ressentiment conduit à un combat sans merci dans le cabinet d’un notaire.

Avez-vous joué un rôle actif dans la mise en scène?

Non, je n’ai du reste découvert la scénographie que samedi passé lors de la générale à Paris. A l’origine, la pièce avait été écrite pour Jean Piat et Alain Delon, mais ma relation avec ce dernier étant faite de hauts de bas, le hasard de ces variations a voulu que deux autres excellents acteurs aient finalement été choisis.

Quelle est la part autobiographique de la pièce?

Pratiquement aucune dans la mesure où je n’ai pas de frère. Seuls quelques échanges sont issus de mon propre vécu.

L’absence de père durant votre enfance a-t-elle influencé le choix de votre métier?

Si c’est le cas, je n’en ai pas conscience. Mais le fait d’avoir été enfant unique et d’avoir perdu mon père a eu pour conséquence que j’ai bâti ma propre famille avec les personnes dont je souhaitais m’entourer.

Etes-vous en train de vous reconvertir en écrivain?

Une reconversion, peut-être pas, mais une autre pièce est en gestation. Il est cependant trop tôt pour en parler même si mes producteurs parisiens me pressent de la mettre en œuvre.

Fratricide BFM, pl. des Volontaires 2, le 1er oct. à 20h30. La pièce sera en tournée dès le 2 à Gland, à Yverdon, et à Savièse. (TDG)

Créé: 30.09.2013, 17h40

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