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Après dix ou trente ans dans leur métier, ils changent tout

La tendance de fond, celle de se diriger vers des professions donnant davantage de sens à sa vie, pourrait se renforcer après la crise sanitaire.

Dans son ancienne vie, Bernadette Würsten était négoce de pétrole. Aujourd'hui, elle est sonothérapeute.
Dans son ancienne vie, Bernadette Würsten était négoce de pétrole. Aujourd'hui, elle est sonothérapeute.
Steeve Iuncker- Gomez

Un saut dans l’inconnu sans élastique. C’est généralement ce qui attend ceux qui décident de changer de métier. Après dix, vingt ou trente ans, ils ont le sentiment d’avoir fait le tour de leur profession. Leur décision mûrit généralement durant de longues années. Mais la crise sanitaire pourrait accélérer leur réflexion. Et les plus jeunes savent qu’une carrière dans la même activité, et parfois dans une seule entreprise, appartient au passé. Les gens se tournent aussi vers des métiers qui ont à leurs yeux davantage de sens. Et c’est ainsi qu’un banquier tourne le dos à la finance après avoir fait travailler l’argent pendant trente ans. Une spécialiste traçant les cargos pétroliers se mue en thérapeute. Une journaliste retourne sur les bancs de l’université pour épouser le métier de psychologue. Un vendeur de tapis devient, à 50 ans, sexothérapeute. Une infirmière en psychiatrie oblique pour être enseignante. Un gérant de fortune découvre le monde concret d’une fonderie.

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