Une dispute entre deux individus tourne au drame à Malagnou

GenèveUn homme est mort par balle ce vendredi à l'aube à la rue Le-Corbusier. Le tireur présumé est en urgence vitale après avoir reçu plusieurs coups de couteau. Dans ce quartier de Malagnou, l'incompréhension domine.

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Une barre d’immeubles de neuf étages, construite à la perpendiculaire de la rue Le-Corbusier, dans le secteur de Malagnou. Avant 7 h, ce vendredi matin, rien d’anormal. Les locataires partent travailler; d’autres commencent leur journée dans les locaux commerciaux du rez-de-chaussée, des bureaux et des ateliers échelonnés sur les quatre allées que compte le bâtiment.

«Je suis arrivé à 6 h 45 et tout était calme alentour», raconte un horloger. Quinze minutes plus tard, il voit passer devant ses fenêtres des policiers lourdement armés, puis une ambulance. Le quartier est rapidement bouclé par les forces de l’ordre. Des patrouilles en nombre, convergeant vers la même adresse, répondant à une réquisition parvenue quelques instants plus tôt à la centrale 117.

L’appel annonce le drame qui vient de se jouer. «Selon les premiers éléments recueillis sur place, un homme est décédé par arme à feu en tout début de matinée, indique dans son communiqué le Ministère public. L’auteur présumé de l’homicide, lui-même grièvement blessé en recevant des coups de couteau, a été interpellé et conduit aux HUG.»

Son pronostic vital est engagé, précise le communiqué du pouvoir judiciaire. La première équipe sanitaire a rapidement quitté les lieux. Sur le brancard, le visage d’un homme jeune, une vingtaine d’années, guère plus, selon ce voisin qui l’a reconnu. Il habitait au 7e étage, depuis environ deux ans, dans un appartement donnant sur la rue Bizot. «Je l’ai croisé la veille, il rentrait chez lui après avoir garé sa moto. Il m’a salué, on a échangé nos vœux de bonne année, il était détendu et souriant», poursuit notre interlocuteur, troublé par la vision de ce corps sur la civière, en urgence vitale.

Sur le seuil de la porte, à l’étage où les faits se sont produits, une autre vision violente: des projections de sang éparpillées sur le sol, prolongeant celles recouvrant le couloir d’entrée du logement. Les inspecteurs de la Brigade de police technique et scientifique (BPTS) sont aux affaires. Peu avant midi, ils ressortent du bâtiment avec une arme de guerre, sans que l’on sache si elle a été utilisée dans la commission du crime.

Le déroulé de ce qui semble être une dispute entre deux individus reste à déterminer. Les voisins rencontrés n’ont pas entendu de coup de feu, mais ils ont vu, peu de temps après l’arrivée des secours, une jeune femme quittant l’immeuble, accompagnée par deux ambulanciers. Son témoignage pourrait être utile aux enquêteurs.

Car l’incompréhension est le sentiment le plus partagé ce vendredi à la mi-journée, dans ce quartier sans histoires. De mémoire de concierge, un vol d’usage dans le parking souterrain, rapidement résolu. Et quand les ambulances se garent sous les balcons, c’est pour prendre en charge des personnes âgées qui ont chuté dans leur logement. La proche école du groupe scolaire Le Corbusier rajoute de la vie dans ce voisinage agréable, brutalement rattrapé par le fait divers. On retiendra que le premier meurtre de l’année à Genève s'est déroulé ici, à l’aube du 11 janvier 2019. (TDG)

Créé: 11.01.2019, 15h14

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