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Disparition du professeur Lelio Orci

Ce médecin arrivé à Genève en 1966 a largement contribué aux progrès de la biologie cellulaire, notamment par l'utilisation du microscope électronique.

Docteur honoris causa de l'Université de Genève en 2008, Lelio Orci est décédé mardi à l'âge de 82 ans.
Docteur honoris causa de l'Université de Genève en 2008, Lelio Orci est décédé mardi à l'âge de 82 ans.
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Le professeur honoraire Lelio Orci est décédé, le 22 octobre dernier, à l’âge de 82 ans. Lelio Orci «restera le chercheur infatigable et inventif qui a porté l’art de la microscopie électronique à son apogée pour étudier la relation entre la structure et la fonction cellulaires», écrit l'Université de Genève qui lui a décerné un doctorat honoris causa en 2008.

De son Latium natal, Lelio Orci, médecin fraîchement diplômé, arrive à Genève en 1966 au volant d’une Fiat cinquecento blanche. Il y rejoint le professeur Charles Rouiller, alors titulaire de la chaire d’histologie et d’embryologie à la Faculté de médecine de l’Université de Genève. Dès son installation, Lelio Orci dynamise la discrète recherche genevoise en histologie et biologie cellulaire. Il tire profit de la récente installation dans les locaux de l’ancienne École de médecine d’un instrument révolutionnaire, le microscope électronique à transmission, dont le développement initial devait beaucoup aux physiciens de la Faculté des Sciences voisine.

Il devine les possibilités inconnues jusqu’alors de cet instrument, qui permet d’observer avec cent fois plus de détail qu’avec un microscope optique classique la construction interne de la cellule. Lelio Orci va consacrer toute sa vie – jour et nuit souvent – à la mise en évidence et à l’analyse quantitative des composants de la cellule et des tissus. Il aborde avec le même enthousiasme les innombrables domaines de l’histologie et de la biologie cellulaire, de la sécrétion de l’insuline par les cellules du pancréas à la structure interne des membranes. Lelio Orci enseigne avec la même passion l’histologie et la biologie cellulaire aux étudiants en médecine.

Lauréat de dix-huit prix

Les publications esthétiquement et scientifiquement exemplaires de Lelio Orci lui assurent très tôt un renom dépassant nos frontières et le voici engagé dans de nombreuses et fructueuses collaborations. Deux en particulier, tissées aux USA avec des chercheurs américains, permettent l’association unique de la morphologie, de la biochimie et de la génétique pour identifier de nouveaux véhicules de transport intracellulaire qui assurent notamment la sécrétion de l’insuline. Cette découverte majeure résultera dans un Prix Nobel de physiologie ou médecine attribué en 2013 aux chercheurs américains.

Pour qui voudrait se convaincre de la contribution de Lelio Orci à la biologie cellulaire, il lui suffira de parcourir la liste de plus de cinq cents travaux et de dix-huit prix ou distinctions scientifiques majeurs, nationaux et internationaux, qui illustrent son curriculum vitae, sans omettre le statut convoité de membre étranger de l’Académie nationale américaine des sciences.

«Par son enseignement et son exigence scientifique sans failles, Lelio Orci a formé de nombreux élèves, devenus collègues, de par le monde. Ils sont désormais orphelins mais n’oublieront jamais ce qu’ils doivent à leur maître», conclut l'hommage sur le site de l'UNIGE.

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