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Le directeur de l’OMPI se fait taper sur les doigts

Deux rapporteurs spéciaux de l'ONU demandent à Francis Gurry de réintégrer le responsable syndical limogé en septembre.

Les tensions au sein de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) ont pris une dimension inédite. Deux rapporteurs spéciaux de l’ONU viennent d’adresser un courrier au directeur Francis Gurry pour lui rappeler les règles de droit et le presser de réintégrer Moncef Kateb, le représentant du personnel, limogé sans solde le 5 septembre dernier. Du jamais vu!

«Nous tenons à exprimer notre préoccupation après les allégations de harcèlement et de licenciement arbitraire. Nous demandons instamment à votre organisation de protéger les droits (…) de monsieur Kateb et de reconsidérer votre décision de le licencier», écrivent Maina Kiai, rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et d’association, et Michel Forst, rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits humains. Cette lettre datée du 22 octobre dernier embarrasse les chefs de missions qui ont pu prendre connaissance de son contenu. «On a l’impression que ça ne finira jamais, toutes ces histoires qui agitent l’OMPI», soupire un diplomate. L’année avait pourtant bien commencé pour l’homme qui règne sur l’agence chargée de gérer les brevets et les droits d’auteurs. En mars dernier, Francis Gurry était réélu par acclamation dès le premier tour. Un camouflet pour ses détracteurs, parmi lesquels figurait Moncef Kateb, auteur de rapports très critiques sur la gestion du directeur de l’OMPI. Peut-être la cause de ses ennuis.

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