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«Il n’y a pas d’ingérence de la Chine à l’UNIGE»

L’Université de Genève resserre ses liens avec la Chine. Yves Flückiger, qui prône le courage et l’engagement, s’explique sur cette relation avec un pays peu démocratique.

Yves Flückiger, le recteur de l’Université, s’explique ouvertement sur les liens avec la Chine.
Yves Flückiger, le recteur de l’Université, s’explique ouvertement sur les liens avec la Chine.
LUCIEN FORTUNATI

La Chine serait-elle devenue la meilleure amie de l’Université de Genève (UNIGE)? L’alma mater n’économise en tout cas pas ses efforts pour resserrer ses liens avec l’Empire du Milieu. Outre les échanges d’étudiants, elle conclut de nombreuses collaborations scientifiques en droit, en économie, en traduction et en interprétation. En 2017, un pas supplémentaire a été franchi avec le lancement d’un master conjoint en développement durable avec l’Université de Tsinghua. Cet automne, l’UNIGE a annoncé qu’elle délivrerait dorénavant un doctorat professionnel en finance à des managers chinois. Une première suisse. L’institution abrite par ailleurs un Institut Confucius, qui reçoit des fonds de la Chine. Est-ce heureux ou problématique? Le recteur Yves Flückiger s’explique, à l’heure où des universités expriment davantage de réserves (lire ci-dessous).

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