Didier Bonny: «Je pense pouvoir capter la voix des indécis»

Elections en Ville de GenèveUn an après avoir quitté le PDC, l’enseignant militant se lance dans la  course à la succession de Pierre Maudet… Sans parti.

De tendance centre gauche, Didier Bonny fait cavalier seul.

De tendance centre gauche, Didier Bonny fait cavalier seul. Image: Laurent Guiraud

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Candidat de dernière minute, Didier Bonny crée la surprise en se présentant au Conseil administratif de la Ville de Genève le 4 novembre… sans être soutenu par un parti. Un an après avoir quitté les démocrates-chrétiens, le directeur d’école très engagé dans les milieux associatifs revient défendre sa vision de la société sur sa liste «Responsabilité individuelle et solidarité collective».

Didier Bonny, vous avez quitté le PDC il y a un an et vous voilà déjà de retour en politique. Le manque était trop important?

Vous savez, quand on attrape le virus politique, on le garde toute une vie. Il peut y avoir des choses qui le réveillent. Aujourd’hui, c’est un concours de circonstances. Pierre Maudet a été élu au Conseil d’Etat, ce qui a libéré un siège à l’Exécutif de la Ville. Ensuite, en voyant les candidats à sa succession (ndlr: Salika Wenger pour le Parti du travail; Guillaume Barazzone pour l’Entente et Eric Bertinat pour l’UDC et le MCG), j’ai réalisé que j’ai une force de frappe entre l’extrême gauche et la droite. Cela m’a fait réfléchir. Je pense pouvoir capter la voix des gens qui n’auraient pas voté lors des élections du 4 novembre ou auraient voté blanc.

Vous faites aussi de l’ombre au candidat de votre ancien parti, Guillaume Barazzone…

Je ne me présente pas contre lui ni contre le PDC, je dirais plutôt que j’ouvre le jeu en proposant un choix plus large aux électeurs.

De quelle couleur politique est votre candidature?

Elle est comme je l’ai toujours été, de mouvance centre gauche. Le nom de ma liste «Responsabilité individuelle, solidarité collective» traduit ma vision d’une société dans laquelle l’Etat soutient les gens dans le besoin, mais où chaque individu doit se positionner pour lui-même.

Pourquoi faites-vous cavalier seul dans cette élection?

Suite à un autre concours de circonstances. Pierre Maudet est parti en juin. A ce moment-là, je n’avais pas encore pris de décision pour la suite de mon parcours politique et il était trop tard pour décider si je me lançais avec un parti ou un autre.

N’est-ce pas kamikaze?

Non, j’ai l’ambition d’être élu sinon je ne me lancerais pas. Il faut garder en tête que lors d’une élection au Conseil administratif, les gens votent pour une personne, pas pour un parti. De plus, il s’agit d’une élection complémentaire, un candidat individuel a la chance d’être élu car le vote est à un contre un.

Avez-vous des soutiens, ne serait-ce que financiers…

Non, je n’ai aucun appui financier. Mais depuis quatre semaines que je suis en campagne, j’ai reçu l’aide et les conseils d’un petit groupe d’amis. J’ai également récolté 81 signatures de soutien, dont beaucoup dans le milieu associatif.

Les Verts et les socialistes doivent encore annoncer quel candidat ils soutiennent. Espérez-vous être choisi?

S’ils estiment que j’ai la compétence et la personnalité pour reprendre la tête de la sécurité en Ville de Genève, leur soutien sera le bienvenu. Mais le choix leur appartient.

Si vous étiez élu, quelle direction donneriez-vous à la politique de sécurité municipale?

Mon idée de départ est qu’à chaque fois que l’on dépense un franc pour la sécurité, il faut dépenser un franc pour la prévention. Par exemple, l’engagement d’agents de police municipale doit aller de pair avec celui de travailleurs sociaux. Je suis également un homme de réseau. J’aime asseoir tous les acteurs autour d’une même table.

Lors des dernières élections à l’Exécutif, le PDC avait préféré la candidature de Michel Chevrolet à la vôtre…

Est-ce une revanche? Cela pourrait apparaître comme tel si je me présentais sans aucune chance d’être élu. Mais je suis persuadé d’en avoir une. La question ne se pose donc pas.

Créé: 15.09.2012, 11h51

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