Deux vignerons genevois pincés par la police fédérale du vin

GenèveLa législation cantonale relative au coupage de vin est toutefois moins sévère qu'ailleurs en Suisse

Image d'illustrations. Vignobles dans la campagne genevoise.

Image d'illustrations. Vignobles dans la campagne genevoise. Image: Pascal Frautschi

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Il y a eu l’affaire Giroud. Puis les affaires Testuz et Germanier. Trois vignerons-encaveurs suisses — deux Valaisans et un Vaudois — ont été accusés de coupage illicite, soit d’avoir mélangé des vins différents au-delà des limites autorisées. Si ces affaires ont fait grand bruit, ces pratiques ne seraient toutefois pas isolées. Selon le rapport 2013 du Contrôle suisse du commerce des vins (CSCV), «dix-huit entreprises ont dû être dénoncées aux autorités cantonales compétentes pour fautes graves et/ou répétitives». Parmi elles, deux sont genevoises.

Le chimiste cantonal, Patrick Edder, n’a pas souhaité s’exprimer sur ces cas ni sur les éventuelles sanctions prises à l’encontre des encaveurs. Philippe Hunziker, directeur du CSCV, précise de son côté que «les reproches principaux étaient dans un cas des rendements excessifs et dans l’autre des assemblages non conformes».

Genève n’aurait-il donc pas échappé aux scandales des vins coupés? Philippe Hunziker tempère la gravité des fautes commises: «Les petits dépassements des limites légales d’assemblages ne sont pas graves en soi. Il s’agit d’une infraction comparable à l’excès de vitesse mineur en circulation routière. Leur répétition sur plusieurs années n’est cependant pas acceptable.»

Fait étonnant, la législation genevoise en matière de coupage de vin se montre moins restrictive que celle d’autres cantons. Jean-Jacques Favre, responsable des contrôles de caves à l’Organisme intercantonal de certification (OIC) – organe qui surveille les petits vignerons-encaveurs – explique qu’«à Genève, les vignerons ont par exemple le droit de couper un vin AOC – appellation d’origine contrôlée – avec un autre vin suisse de même couleur, alors qu’en Valais ils sont obligés de le couper avec un autre vin AOC». Ces différences résultent de la volonté de certains cantons d’ajouter des restrictions supplémentaires à la loi fédérale.

Peut-on conclure que le risque de tricherie diminue avec une législation moins sévère? «C’est possible», répond le responsable de l’OIC, qui dit en effet ne pas se souvenir de gros scandales liés à des coupages illicites au bout du lac.

Si Genève s’avère plus permissif sur le type de breuvage utilisé pour couper le vin, les volumes autorisés sont en revanche les même que dans les autres cantons suisses, soit 10% pour les vins AOC – à l’exception de certains cépages, tels que le fendant et le chasselas valaisans – et 15% pour les vins de pays.

Créé: 20.10.2014, 18h51

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