Deux quartz rares présentés en première mondiale au Muséum

AnniversaireLa Société genevoise de minéralogie fête son demi-siècle au travers d’une exposition temporaire. Le public y découvrira notamment des pierres et fossiles découverts par des amateurs genevois.

Ce groupe de quartz fumés pèse près de 200 kilos.

Ce groupe de quartz fumés pèse près de 200 kilos. Image: DR

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Ils ont pris place depuis mardi au Muséum d’histoire naturelle et pèsent l’un près de 200 kilos, l’autre 90 kilos. De nouveaux squelettes? Des animaux empaillés? Vous n’y êtes pas. Il s’agit simplement de gros «cailloux». Mais pour les membres de la Société genevoise de minéralogie (SGAM), qui fête son 50e anniversaire, ce sont de vraies pépites, présentées en première mondiale.

«Le plus lourd est un groupe de quartz fumés «morion», d’une couleur très foncée, rarissime. Des particules radioactives de la roche dans laquelle il se trouvait lui ont donné cette teinte. Mais la pierre n’est pas radioactive», rassure Cédric Schnyder, géologue et président de la SGAM. Le second est un cristal de quartz fumé, qui vous dévoile son cœur de pierre grâce à sa belle transparence.

«Notre truc, c’est chercher la perle rare, mais il faut de la patience et des connaissances»

«Ces deux quartz, découverts par des cristalliers suisses, proviennent des Alpes valaisannes, poursuit le spécialiste. Mais je ne vous dirai pas l’endroit précis d’où ils ont été extraits.» Car, tels les cueilleurs de champignons, les amateurs de minéraux cultivent volontiers le mystère…

Ces passionnés sont avant tout des amoureux de nature qui multiplient les sorties dans des endroits superbes, parfois difficiles d’accès. «Notre truc, c’est chercher la perle rare, mais il faut de la patience et des connaissances, relève Cédric Schnyder. On peut parfois passer une journée à marteler une paroi ou sonder une rivière sans rien trouver.» Une rivière, oui, où l’on peut dénicher de l’or, en paillettes ou en pépites. Notamment, à Genève, dans l’Allondon. Car «parmi nos près de 120 membres de tous âges et conditions sociales, chacun à sa spécialité, son violon d’Ingres, note le géologue, collaborateur technique au Muséum. Certains se passionnent pour les quartz, d’autres pour l’or, les fossiles ou différents minéraux, des plus grandes aux plus petites tailles.»

Outre l’exposition permanente au Muséum, une exposition temporaire (à voir jusqu’au 7 janvier 2018) et un cycle de conférences mettent en lumière les activités et quelques jolies découvertes de la SGAM, en Suisse ou dans le reste du monde. Car question minéraux, le territoire genevois est assez pauvre. «On peut trouver un peu d’or dans certaines rivières, mais très peu de fossiles et pas de quartz», indique Cédric Schnyder. Les amateurs n’hésitent donc pas à faire de longs voyages pour assouvir leur passion. On découvrira ainsi quelques pépites d’or, mais aussi des fossiles de poissons ou encore un rarissime groupe de fluorites vertes d’une teinte sombre très soutenue, et un quartz fumé «vrillé».

(TDG)

Créé: 13.09.2017, 17h49

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