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Deux mois de travaux pour régénérer la réserve naturelle de la Pointe à la Bise

L’accumulation de sédiments réduit de plus en plus l’espace vital des amphibiens qui vivent là.

Depuis le mois de janvier, des bulldozers s'activent à la réserve naturelle de la Pointe à la Bise.
Depuis le mois de janvier, des bulldozers s'activent à la réserve naturelle de la Pointe à la Bise.
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Des bulldozers s’activent depuis le mois de janvier à la Pointe à la Bise. La réserve naturelle située à Collonge-Bellerive a en effet besoin d’être… renaturée. Oui, vous avez bien lu! La roselière lacustre se remplit de sédiments et l’eau s’y fait de plus rare, ce qui réduit l’espace vital des amphibiens vivant là.

L’organisation Pro Natura, qui gère la réserve, a donc entrepris de creuser la lagune pour ôter ces dépôts sédimentaires. Autrefois, les crues, inondations et autres événements météorologiques les évacuaient naturellement, mais ce n’est plus le cas depuis que l’homme a dompté la nature en régulant le niveau du lac, en canalisant les cours d’eau ou en drainant et imperméabilisant les sols. Du coup, ce genre de travaux doivent être réalisés tous les vingt ans environ, faute de quoi l’unique roselière du Petit Lac finirait par s’assécher et disparaître. «Il s’agit d’une des dernières roselières du Léman, souligne Isaline Probst-Schär, coordinatrice des écosystèmes à Pro Natura Genève. Ces milieux sont devenus rares.»

L’enjeu est de taille, car les roselières constituent un habitat de choix pour les grenouilles, crapauds, tritons et autres amphibiens, qui sont eux-mêmes en voie de disparition à cause de la raréfaction des milieux humides. Or, la réserve de la Pointe à la Bise est reconnue comme site d’importance nationale pour la reproduction des batraciens (OBAT). De plus, les étangs doivent être vidés de leurs poissons, car ceux-ci mangent les œufs des amphibiens et compromettent ainsi leur reproduction. «Les poissons ont probablement été introduits artificiellement dans ces étangs à un moment donné, suppose Isaline Probst-Schär. Nous avons dû capturer les poissons avant de les relâcher dans le lac.»

Afin d’éviter de trop déranger la faune, les travaux ont été programmés juste avant la période de reproduction. Ils se poursuivront jusqu’à la mi-février et ne concernent qu’une moitié de la réserve, l’autre étant préservée pour garantir une continuité biologique. Cette partie-là sera renaturée ultérieurement.

La réserve et son centre nature rouvriront au public dès le 3 mars.

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