Deux mille personnes réunies pour la dignité et contre Trump

«Marche des femmes»Genève aussi s’est mobilisée pour dénoncer la montée de la xénophobie, du sexisme et de l’intolérance dans le monde.

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Des «pussy hats» partout dans les rues. Les bonnets roses ont défilé samedi pour dénoncer notamment le mépris envers les femmes du nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump. Au lendemain de son investiture, la «Marche des femmes» a réuni 2 millions de personnes dans une cinquantaine de pays. Seule ville suisse mobilisée, Genève a rassemblé plus de 2000 manifestants, malgré la température glaciale.

«I’m devastated!» Encore anéantie par l’élection de Trump, Faith McLellan, une Américaine de 56 ans travaillant dans une organisation internationale à Genève, rejoint le point de départ de la manifestation au Jardin anglais. «Je ne suis pas seulement là pour dénoncer la manière dont il traite les femmes, les migrants, les personnes handicapées, les musulmans, je suis venue parce qu’une vague d’intolérance et de populisme grandit dans le monde.»

Venues de Zurich

Pendant que Karen Olson, organisatrice de l’événement et membre des Democrats Abroad, chauffe la foule par moins 3 degrés, les pancartes s’agitent, pour le droit des femmes, les droits humains, l’égalité des sexes, le climat. Des thèmes torpillés par Donald Trump. Pourtant, la «Marche des femmes» version genevoise se refuse à cibler le mal Trump. Le problème est plus vaste.

«Il y a des moments dans l’histoire où parler n’est plus suffisant», déclare au micro, très solennel, le politologue américano-suisse Daniel Warner. Pour lui, cette mobilisation n’est que le début. «La montée des populismes dans beaucoup de pays est inquiétante. Nous savons que les droits humains, les valeurs qui sont à la base de la démocratie sont en danger.»

Venus spécialement de Zurich, les expatriés Alison Langley, 58 ans, Andrea Mills, 47 ans, et trois enfants, sont ravis de retrouver des compatriotes aussi nombreux. «Je suis là pour défendre les femmes, l’avenir des enfants, le climat, les personnes lesbiennes et gay, bref, les droits humains», décline Andrea. Elle a déjà transmis la tolérance à son fils, fier d’afficher ce slogan: «Men of quality don’t fear equality» (Les hommes de qualité ne craignent pas l’égalité).

Génération Mai 68

Installée depuis quelques mois seulement en Suisse, Alison défile ici pour mettre en avant la problématique du changement climatique.

Le cortège démarre au pas pour rejoindre la rotonde du Mont-Blanc. D’une rive à l’autre, on espère voir le monde revenir à plus de tolérance. La Genevoise Charlotte Wydra, 70 ans, parle des revirements de l’histoire. «Je suis de la génération Mai 68. C’est drôle de voir ce qu’on est devenu… Les femmes ont baissé la garde.» Les bonnets roses sont désormais en marche. (TDG)

Créé: 21.01.2017, 16h21

Ambiance lors de la «Marche des femmes» à Genève

(Video: DR)

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