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Deux hommes passés à tabac à Saint-Jean

Hospitalisés, ces trentenaires sont dans un état critique. Le quartier est sous le choc.

Ici, devant le temple de Saint-Jean à la rue de Saint-Jean 24.Photos Guiraud Laurent
Ici, devant le temple de Saint-Jean à la rue de Saint-Jean 24.Photos Guiraud Laurent
Ici, devant le temple de Saint-Jean à la rue de Saint-Jean 24.Photos Guiraud Laurent
Ici, devant le temple de Saint-Jean à la rue de Saint-Jean 24.Photos Guiraud Laurent
L'agression a eu lieu au niveau des voies CFF couvertes de St-Jean, ainsi qu'à la rue de Saint-Jean, devant le temple de Saint-Jean. Image: Google Maps
L'agression a eu lieu au niveau des voies CFF couvertes de St-Jean, ainsi qu'à la rue de Saint-Jean, devant le temple de Saint-Jean. Image: Google Maps
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Dans la nuit glaciale de vendredi à samedi, vers 01 h 10 du matin, deux hommes âgés de 36 et 37 ans ont été violemment agressés sur la voie publique par plusieurs personnes, rapporte le Ministère public.

La scène du crime, délimitée par la police juste devant le temple de Saint-Jean, atteste de l’intensité de ce drame: traces de sang, emballages de cathéters, gants médicaux et bris de verre étaient ainsi encore visibles sur la chaussée hier après-midi. Transportées à l’hôpital, les victimes restent pour l’heure dans un état critique, précise le communiqué du pouvoir judiciaire; l’une d’elles serait dans le coma.

Dans le quartier de Saint-Jean, c’est la désolation. «On ne se sent plus en sécurité nulle part, estime Zara, une jeune mère de famille en promenade avec son bambin. Les gens sont de plus en plus agressifs, n’ont plus de patience. L’humain se perd.» Madeleine (80 ans), domiciliée à Saint-Jean depuis 1958, ne pense pas différemment: «Il y a de plus en plus de laisser-aller. C’était mieux autrefois.» Concernant plus précisément l’agression, l’octogénaire n’a rien vu: «J’ai appris cette bien triste nouvelle samedi, en voyant des policiers faire des photos.» Personne n’a d’ailleurs rien vu, ni entendu. Pas même les habitants du 17, rue de Saint-Jean, qui fait face au temple. «J’étais pourtant bien chez moi vendredi soir», informe une locataire dans la vingtaine, qui précise que son appartement dispose d’un triple vitrage. Une adolescente, elle aussi domiciliée à cette adresse, n’a pas davantage été réveillée dans son sommeil, cette nuit-là, «mais on habite tout en haut».

«Quel malheur», s’exclame, pour sa part, le cordonnier, dont le commerce jouxte ledit temple. Il a eu connaissance de l’agression sur le site Internet de la Tribune de Genève lundi… et non pas par le bouche à oreille. Et pourtant il en connaît du monde dans ce quartier qualifié de «très tranquille».

Madeleine nous encourage à aller chercher du côté des voies CFF couvertes de Saint-Jean, «là où les jeunes se rassemblent». L’agression a, semble-t-il, démarré à cet endroit pour se terminer rue de Saint-Jean, face au temple du même nom.

Puis, les auteurs auraient pris la fuite en direction de la rue De-Miléant. Trafic de drogue, règlement de comptes, volonté de piller les malheureuses victimes ou tabassage gratuit: le voisinage s’interroge sur les motifs de l’agression. Mais ceux-ci n’ont pour le moment pas pu être déterminés, selon les maigres indications transmises par le Ministère public; tout renseignement susceptible d’aider l’enquête peut donc être communiqué à la brigade criminelle au 022 427 72 40.

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