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Deux ex-conseillers de la Fondation Interpol de Genève aux prises avec la justice

Le financier Naqvi a été condamné aux Émirats. Et Carole Ghosn a prié Macron d’évoquer le cas de son mari.

Carole Ghosn a prié Emmanuel Macron d’évoquer avec Shinzo Abe, premier ministre du Japon, le cas de son mari.
Carole Ghosn a prié Emmanuel Macron d’évoquer avec Shinzo Abe, premier ministre du Japon, le cas de son mari.
Issei Kato

Deux ex-membres du conseil de la Fondation Interpol, basée à Genève, sont toujours dans les filets de la justice. Embourbé dans la faillite du fonds Abraaj, le financier pakistanais Arif Naqvi a récemment été condamné par contumace à trois ans de prison pour malversations dont a été victime la compagnie aérienne à bas coûts Air Arabia. Cette décision a été prise par une cour de Sharjah, l’un des sept émirats formant les Emirats arabes unis (EAU). Arif Naqvi était un des administrateurs du transporteur et, rapporte l’agence Bloomberg, il doit expliquer pourquoi Air Arabia a prêté plus de 300 millions de dollars (environ 300 millions de francs) à la société Abraaj. Ce fonds situé aux îles Caïman a pesé jusqu’à 14 milliards de dollars. Jusqu’à sa déconfiture, Abraaj était l’une des entités les plus en vue de Dubaï. Mais une enquête notamment menée par Bill Gates, un de ses anciens actionnaires, a conduit à l’arrestation d’Arif Naqvi. Le Pakistanais, qui clame son innocence, doit désormais porter un bracelet électronique. Il est également poursuivi aux États-Unis.

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