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La démocratie directe nous arme face aux «fake news»

Ce vendredi, à l’Uni Dufour, le conseiller fédéral Alain Berset a vanté les vertus de notre système politique face aux rumeurs et à la désinformation.

Genève, le 9 mars 2018. Uni Dufour: «La démocratie à l'épreuve du fake», conférence par Alain Berset. © Frank Mentha.
Genève, le 9 mars 2018. Uni Dufour: «La démocratie à l'épreuve du fake», conférence par Alain Berset. © Frank Mentha.
Genève, le 9 mars 2018. Uni Dufour: «La démocratie à l'épreuve du fake», conférence par Alain Berset. © Frank Mentha.
Genève, le 9 mars 2018. Uni Dufour: «La démocratie à l'épreuve du fake», conférence par Alain Berset. © Frank Mentha.
Genève, le 9 mars 2018.Uni Dufour : «La démocratie à l'épreuve du fake», conférence par Alain Berset suivie d'une discussion. Depuis la gauche : Alain Berset, Jean-Marc Ayrault et Sandro Cattacin.© Frank Mentha.
Genève, le 9 mars 2018.Uni Dufour : «La démocratie à l'épreuve du fake», conférence par Alain Berset suivie d'une discussion. Depuis la gauche : Alain Berset, Jean-Marc Ayrault et Sandro Cattacin.© Frank Mentha.
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La démocratie directe à la mode suisse est le meilleur rempart contre la désinformation et les «fake news». C’est la thèse qu’a défendue le socialiste Alain Berset ce vendredi, à l’Uni Dufour, devant un auditoire comble. Lors d’une conférence intitulée «La démocratie à l’épreuve du fake», le président de la Confédération a vanté les mérites de la culture helvétique du débat et regretté la pression économique actuelle sur la presse, qui affaiblit la qualité de l’information. Son discours était suivi d’une table ronde avec l’ancien premier ministre français PS Jean-Marc Ayrault et le sociologue genevois Sandro Cattacin.

Alain Berset rappelle que la désinformation, les rumeurs et les demi-vérités ont toujours existé, mais il constate qu’elles sont véhiculées beaucoup plus facilement avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. En préambule, le recteur de l’Université de Genève, Yves Flückiger, a en effet cité une étude selon laquelle les «fake news» circulent six fois plus vite que les vraies informations.

«Cette évolution a mis les médias traditionnels sous pression, déplore Alain Berset. Aujourd’hui, n’importe qui peut produire de l’information et la diffuser. Mais nous avons besoin d’une presse forte, diversifiée et indépendante, qui ait une réflexion sur l’éthique et la déontologie.» Toutefois, le conseiller fédéral estime que ce n’est pas avec des lois qu’on pourra contrer la menace que représentent les «fake news» pour la démocratie et pour nos institutions: «Il est dangereux de vouloir fixer administrativement ce qui est vrai ou faux. Il faut plutôt former les citoyens et leur donner des outils pour aiguiser leur sens critique et savoir faire la part des choses.» Pour Alain Berset, notre système politique y contribue grandement, en poussant la culture du débat à fond.

Jean-Marc Ayrault est lui aussi sceptique face à l’idée de légiférer contre les «fake news». L’ancien premier ministre français est notamment critique sur le projet de loi qui se prépare en France: «La loi sur la liberté de la presse donne déjà des droits aux citoyens contre la désinformation. Il faut se protéger par le bon fonctionnement des institutions.» Pour lui, le succès des «fake news» est peut-être le symptôme d’une crise de confiance démocratique. À l’instar d’Alain Berset, il juge cependant que les géants du web tels que Facebook, Google et consorts devraient être davantage responsabilisés.

Le sociologue Sandro Cattacin croit pour sa part en un sursaut citoyen, comme celui de ces groupes d’internautes qui combattent systématiquement la désinformation sur les réseaux sociaux. «Les fake news ne résistent pas longtemps à l’épreuve de la vérité», assure l’universitaire.

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